Classé dans Trucs que j’aime

Kokoya !

Kokoya - Un excellent «vrai» petit japonais familial. Merci à Alex qui m’a fait découvrir un excellent petit (très petit) resto japonais. Il s’appelle Kokoya, il est tenu par de vrais japonais (ils sont super gentils en plus), il y a 10 places assises (mais on peut emporter) et c’est tellement meilleur que tous les resto japonais pas tenus par des japonais.

C’est une cuisine simple et familiale. D’ailleurs Kokoya veut dire «ici» en japonais. Je recommande le bento pour midi : un plat du jour qui change constamment, accompagné de quelques sashimi et légumes. Jamais le chirashi n’a été si bon (c’est même un barachirashi, où les morceaux de poisson ont été marinés dans une petite sauce au préalable). En plus ce n’est pas plus cher que les faux-japonais.

Et le soir, ils prennent les meilleurs morceaux des poissons pour leurs plats (d’où un prix un peu plus élevé).

[mise à jour juillet 2010] Suite à la revente du restaurant (qui malheureusement n’arrive pas à la cheville des anciens propriétaires…), ils ont rouvert une adresse, plus grande et complètement pas dans le même quartier. C’est du côté de Montparnasse (15e) et cela s’appelle Kitokito. Et c’est toujours aussi bon !

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The IT Crowd

2006/2008 | 3 saisons, 18 épisodes (en production)
★★★★★

The IT Crowd Il y a des trucs ressemble tellement à notre quotidien. La BD Dilbert nous rappelait la vie de bureau. The IT Crowd me le rappelle encore plus… en version sitcom (tourné réellement en public, donc avec les rires qui vont avec).

Moss, Jen et Roy - Les protagonistes de The IT Crowd

C’est l’histoire d’un département informatique dans une compagnie anglaise. Roy et Moss sont deux informaticiens, geek de surcroît, qui à eux deux recouvrent tous les clichés qu’on peut avoir : le geek crado (Roy) et le nerd hyper-technique binoclard (Moss). Du jour au lendemain, ils se voient affublés d’une directrice de l’informatique (Jen, femme de surcroît) qui s’y connaît super bien en ordinateur («Je sais écrire un e-mail, envoyer un e-mail, recevoir un e-mail, effacer un e-mail,…»).

De là vont naître des situations ubuesques, farfelues et absurdes, avec quiproquos en pagaille, leur patron excentrique et déjanté, leur société qui n’en a que faire du service informatique et pléthore de personnages bizarres et décalés.

On rit. Beaucoup. Tout le temps. C’est débile, mais ça fait rire. Je crois que c’est devenu mon sitcom préféré. Les droits ont été achetés par Canal+, mais je ne crois pas qu’ils aient tout diffusé.

Histoire que je ne sois pas le seul à le fredonner, le générique est assez entêtant et finalement très addictif…


Roy (chantant) : We don’t need no education…
Moss : Yes you do: you’ve just used a double negative.

Et n’oubliez pas qu’en cas d’urgence, vous pouvez appeler le 0118-999-881-999-119-725… 3

Autres regardages

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Saint-Valentin (avec une semaine de retard)

J’ai trouvé et rapporté de mon escapade anglaise une édition limitée de ma crème de goudron préférée : le Marmite ! Après avoir sorti une version à la Guinness l’année dernière, voilà qu’ils sortent un exemplaire tout doré pour la Saint-Valentin avec une touche de champagne dedans. Trop la classe !

Marmite Saint-Valentin au champagne

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London, baby!

Une semaine d’abandon de tchizbeurgueur pour des petites vacances bien méritées de l’autre côté de la Manche (la main, pas l’aisselle) et me voilà revenu en grande forme, plein comme une outre, mais en grande forme qu’en même (à marcher toutes les journées, on dépense ce qu’on accumule à table !).

Alex Drake, la nouvelle flic débarquée dans un monde misogyne : les années 80 ! Quelques jours à Sheffield (la ville où se passe The Full Monty) histoire de faire mon plein de télé britannique. J’ai vu un des premiers épisodes de Ashes to Ashes, le spin-off de Life On Mars qui se passe au début des années 80, avec un joli minois qui débarque dans un monde où la femme n’a pas sa place, encore moins en tant que flic (photo de la demoiselle ci-contre), série prometteuse. J’ai aussi vu le début de La troisième saison de Hotel Babylon, l’histoire d’un hôtel cinq étoiles avec toutes les dérives possibles et imaginables ; j’adore ! J’ai aussi découvert une vieille émission d’improvisation avec des comédiens appelée Whose line is it anyway? ; à mourir de rire. On s’est qu’en même fait quelques restos à Sheffield (Blue Moon Café, WasabiSabi et surtout Jaflong !).

Petites vacances entre Sheffield et Londres Après ça, un long weekend en amoureux à Londres à jouer les touristes. Petits restos sympa : Wagamama, Just Falafs, Leon (rien a voir avec celui de Bruxelles), Bertorelli’s café, Hamburger Union, Le Pain Quotidien (bien meilleur que le français rue Montorgueuil), etc. Je vous ai fait un petit patchwork «à la Sasa» pour la peine !

J’ai aussi vu une autre invention géniale de monsieur Dyson : un sèche main/tornade, en 10 secondes les mains sont sèches. Un vrai concentré de technologie ultra agréable à utiliser (de quoi se sentir geek même dans les chiottes !).

Et sinon, un petit cadeau pour MiLK : un magasin pour lui sur Hanbury Street.

Je referai un pavé sur l’Angleterre un de ces quatre. Surtout ce que j’aimerais importer de là-bas en France.

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Top Gear #3

Top Gear #3 Pour le plaisir, un grand classique de Top Gear : Que faut-il pour détruire un pickup Toyota ? Une masse ? De l’eau de mer ? Du feu ?… La seule condition est de n’intervenir qu’avec des outils de base, pas de pièces de rechange.
» 1ère partie
» 2e partie
» 3e partie

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Top Gear #2

Richard Hammond, le beau gosse de l’émission, surnommé le hamster par ses collègues. Je voulais revenir sur Top Gear et l’accident de Richard Hammond. Parce que ça n’avait pas l’air trop grave puisqu’il n’a eu que très peu de mois de convalescence.

En gros, il a eu un traumatisme crânien et le cerveau a été touché. Il est resté dans le coma, puis à l’état de légume. Il s’est finalement réveillé, mais se comportait comme s’il avait 5 ans (émotionnellement et comportementalement). Et il raconte que les Lego® l’on aidé à se reconstruire. Du coup, pour son grand retour (lors de la cérémonie des 7 d’or anglais où Top gear était récompensé), Lego avait préparé une édition spéciale.

L’équipe de Top Gear en Lego : le Stig, James May, Richard Hammond et Jeremy ClarksonLa réplique du Vampire Dragster, la voiture à réacteur qui a failli coûter la vie à Richard.

J’aime les Lego.

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Top Gear

Top Gear - Jeremy Clarkson, Richard Hammond et James May Dans les trucs anglais que j’aime, il y a la BBC (j’en reparlerai sans doute un jour) et parmi les programmes phares et forts, il y a Top Gear. Top Gear est une véritable institution en Angleterre, comme la Reine ou les pubs le vendredi soir ; cette émission automobile existe depuis la fin des années 70. Vous allez me dire «des bagnoles, qu’est-ce que je m’en fous…» et c’est normal, puisque qu’on a été abreuvé par des émissions chiantes comme Auto-moto ou Turbo. Mais Top Gear n’a rien à voir avec ça, laissez-moi vous expliquer.

Top Gear est une émission de divertissement d’une heure, passant le dimanche soir en prime time sur BBC2 et qui plaît aussi bien aux hommes qu’aux femmes (plus de 8 millions de téléspectateurs chaque semaine). Elle est présentée par Jeremy Clarkson (le plus ancien de l’équipe actuelle, amateur de voitures classiques), et depuis la nouvelle formule en 2002, Richard Hammond (le petit jeune de l’équipe qui aime les voitures récentes qui vont vite, voir la vidéo du crash plus bas) et James May (sans aucun sens de l’orientation (on le surnomme Captain Sense-of-direction), ne conduit pas vite (on le surnomme aussi Captain Slow) qui sont confortables et généralement moches !), mais ils ont une passion commune pour les voitures en tout genre et ont une verve qui fait plus penser à un trio comique qu’à une émission automobile.

Le Stig - le pilote masqué qui teste les voitures Durant cette heure au ton léger et à la vanne riche (les trois présentateurs se chambrent allègrement), il y a effectivement des essais de voitures (des petites, jusqu’au super cars type Ferrari, etc.) avec un test de vitesse sur circuit par un pilote professionel masqué (connu sous le nom du Stig, voir ci-contre), mais aussi, et c’est pour cela que j’en parle, des défis à la con.

Dans le genre : construire une voiture amphibie et tenter de rallier la côte française, traverser l’Arkansas avec des voitures tagués “la Country Music, c’est de la merde” ou “Hillary Présidente” (épisode qui fait peur à voir plus bas), tester la résistance de vieilles voitures (en faisant une course, remplies d’eau par exemple, voir plus bas), courses de lenteur en tracteurs,…

Il y a aussi une interview assez décalée d’une célébrité locale (comme des présentateurs d’autres émissions) ou internationale (comme les Rolling Stones, Hugh Grant ou Kristin Scott Thomas) suivi du fameux «une Star dans une voiture à prix raisonnable» : un tour de circuit chronométré dans une voiture coréenne pas très chère, où on est surpris de voir Jennifer Saunders (Absolutely Fabulous) arrivée seconde du classement, bien avant toutes la flopée de mâles testostéronés.

Il y a aussi parfois des émissions spéciales, comme une course vers le Pôle Nord — voiture contre traîneau —, ou traverser l’Afrique avec de veilles voiture qui ne sont pas 4×4 !

Voici pleins des morceaux choisis des émissions, c’est un peu long, mais ça vaut son pesant en cacahouète :

En parlant de petites urbaines…

On retrouve ici la voiture qui fait passer la Mini ou la Fiat 500 pour des mastodontes ! Surtout que Jeremy Clarkson, qui la teste, est loin d’être le plus petit de l’équipe.

Et si on jouait aux fléchettes avec une catapulte et des voitures !?

Le crash…

Ça aurait pu être tragique, mais dans cette longue séquence, on voit ce qui s’est passé en 2006 : Richard Hammond, le «petit jeune» de l’équipe, a eu un accident assez spectaculaire dans une «voiture» équipée d’un réacteur d’avion de chasse. Après quelques mois de convalescence, il est revenu dans le show pour parler de cette «aventure». Avec la promesse de ses collègues de ne jamais en reparler.

(Vraies) voitures téléguidées !

Au pays des Rednecks

Le fameux épisode qui fait peur. On y voit toute la connerie de certains américains. Au bout de 5 minutes, ça se complique grandement…

Londres d’Ouest en Est

Le défi était de savoir qu’elle était le meilleur moyen de transport pour parcourir Londres de la banlieue Ouest à celle de l’Est. James en 4×4, Richard en vélo, Jeremy en bateau sur la Tamise et le Stig en transport en commun. C’est long, mais le résultat est étonnant. C’est en trois parties.
1ère partie
2e partie
3e partie

Il y a plein d’autres vidéos sur Youtube et Dailymotion et certaines valent vraiment le coup.

» Top Gear sur le site de la BBC (en anglais)
» Les vidéos Top Gear sur Youtube (officielles par la BBC)

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Fiona Apple

Fiona Apple Puisque le moral est au plus bas, puisque tout n’est que tristesse et que le gris froid de nos journées ne nous aide pas vraiment à contracter les zygomatiques nécessaires à former un sourire sur nos lèvres sans faire craquer nos gerçures, je continue dans ma série «Il y a des choses qui sont comme des rayons de soleil dans mon cœur et qui réchauffent mes hivers mieux que des pantoufles fourrés en laine de lézards musqués des Galápagos», plus communément appelés «Trucs que j’aime» !

J’aime Fiona Apple et ce, depuis le début. Je ne l’aime pas d’amuûur, ni parce que je lui ferais bien des trucs qu’on s’abstient de dire en présence des enfants (ou seulement par code, mais je m’égare…), mais j’aime sa créativité et son langage : J’aime sa musique.

Fiona Apple - Tidal - 1996 J’ai acheté son premier album après avoir lu une colonne qui lui était consacrée dans le Le Monde de mon père (on est en hiver 1996). L’article me séduit et me donne envie de découvrir cette jeune artiste (18 ans à l’époque) qui marqua le rédacteur de l’article par sa maturité musicale. J’achète donc le-dit album à sa sortie, quelques semaines après, je me souviens, à la Sonothèque de Brest, en vacances chez ma mère (Il faut préciser qu’en ce temps-là, je ne m’abreuvais de Dream Theater (déjà !), Suicidal Tendencies et de Megadeth, donc plutôt du côté obscur de la Force). Tidal, c’est le nom de ce premier album, reste un de mes disques préférés encore aujourd’hui.
Elle y a écrit et composé des titres magnifiques que son grain de voix et son jeu de piano jazzy subliment à chaque mesures. elle est douée la bougresse et on ne peut aucunement savoir qu’elle n’a que 18 ans en l’écoutant.

Le plus dur a été le jour où j’ai appris qu’elle était en concert à Paris… 2 jours trop tard. Sniff.

Fiona Apple - When The Pawn… - 1999 En 1999 sort son deuxième album, produit par Jon Brion (le compositeur de la musique du film Eternal Sunshine Of A Spotless Mind) : When The Pawn
Le vrai titre étant sans doute le plus long de la musique moderne : When the pawn hits the conflicts he thinks like a king what he knows throws the blows when he goes to the fight and he’ll win the whole thing ‘fore he enters the ring there’s no body to batter when your mind is your might so when you go solo, you hold your own hand and remember that depth is the greatest of heights and if you know where you stand, then you know where to land and if you fall it won’t matter, cuz you’ll know that you’re right.
Beaucoup moins personnel que le premier, cet album n’en est pas moins bien. La production de Brion donne une sonorité jazz-pop néo-rétro. Elle prend beaucoup plus de risque et cet album est moins accessible que le premier (mais ça reste dans le même genre, elle ne s’est pas mise au trash métal, non plus !…).

Je ne crois pas qu’elle soit venue en Europe faire des concerts pour cet album, à mon grand désarroi.

Fiona Apple - Extraordinary Machine - 2005Puis arriva la traversée du désert. J’y vais un peu fort, mais c’est un peu ça qu’en même. En 2002, un troisième album, lui aussi produit par Brion (donnée importante), est prêt. Mais la maison de disque considère qu’il n’y a pas de tube potentiel dessus et bloque la sortie. Et c’est un combat qui va durer 3 ans (pétitions de fans et manifestations devant le siège de Sony, fuite de l’album original sur internet) pour au final changer de producteur (mais pas de morceaux) et le sortir à peine différent de la version de Brion (je hais les maisons de disque). Donc Extraordinary Machine sort. Beaucoup plus fun et léger que ses deux prédécesseurs, il est presque plus expérimental au niveau des arrangements (sans doute ce qui rebutait Sony), mais complètement accessible.

Fiona aux Folies Bergères Et puis, coup de chance, j’apprends qu’elle vient en Europe faire deux concerts exceptionnels : un à Londres et un à Paris, aux Folies Bergères. Je prends ma place et assiste à un fabuleux concert. Elle confirme plein de choses que je pensais d’elle : elle a un indiscutable talent et est surtout folle comme un lapin ! Elle bouge dans tous les sens lorsqu’elle n’est pas derrière son piano, un peu comme un pantin désarticulé (Woody !?). Mais elle chante et joue du piano comme personne et c’est ça que j’aime.
je ne ferai pas de résumé du concert, certains s’en charge bien mieux (comme Seb par exemple). j’ai hâte qu’elle revienne faire un tour par chez nous.

Elle a aussi participé à d’autres projets et à des bandes originales de films, notamment une magnifique reprise de “Across The Universe” des Beatles (sur la BO de Pleasantville) et dernièrement la chanson de Sally dans la version 3D remasterisée de l’Étrange Noël de monsieur Jack.

» Le site officiel de Fiona Apple
» Fiona sur Wikipedia France
» Fiona sur MySpace (avec lecteur audio)
» Le groupe Facebook “My favorite kind of Apple is Fiona”

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Marmite!

Marmite!Dans la série «les trucs que m’a fait découvrir mon anglaise de girlfriend et que j’aime», il y a le Marmite. Sorte de pâte à tartiner anglaise, plus proche du bitume que du Nutella, le Marmite se distingue par son goût prononcé et salé (c’est en fait de l’extrait de levure fermenté). C’est une bonne source de vitamine B, sans graisse ni sucre ; on l’utilisait en période de guerre pour éviter le scorbut. Ça se tartine sur des toasts préalablement beurrées, de préférence au petit-déjeuner, mais pas que.

Son goût est tellement particulier qu’il existe les pro et les anti-Marmite, mais pas d’entre deux. Ce clivage est tellement marqué que même la communication de la marque va dans ce sens, comme cette publicité qui date d’il y a quelques années.

Même la communication du site internet de la marque est basée sur ce fossé (l’habillage change selon qu’on soit pro ou anti) et on peut participer à un forum assez animé. Si l’occasion se présente, goûtez : vous avez 50% de chance d’aimer !

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Eddie Izzard

Que de meilleure chose que d’ouvrir une section sur les trucs que j’aime et dont personne n’en a rien à battre ? (Je m’en fous, ce n’est que pour moi à la base !).

Pour inaugurer ce sujet, je vais parler d’humour. Bercé par les Nuls (surtout), les Inconnus (avant qu’ils ne s’épuisent sur Antenne 2) et les Monty Python, au bon goût de Tonyglandyl, d’explosions de foufounes, de Force jaune devant et marron derrière et de Ministère des marches stupides… J’ai toujours été sensible à l’humour sous toutes ses formes : noir, gras, vachard, subtil, etc. et même parfois, tout en même temps.

Eddie Izzard - L’Homme le plus classe du MondeJe vais donc vous parler d’un comédien debout (stand-up comedian) originaire de l’autre côté de la Manche : Eddie Izzard.

Eddie, c’est un peu la classe internationale. Pratiquement trilingue (anglais, français et allemand), il peut jouer des sketches en français devant un parterre de San-Franciscains éduqués. Il va même jusqu’à jouer un spectacle entièrement en français en France devant un public étonné par ce pitre travesti qui parle de ses premiers cours de français (comme le fera Gad Elmaleh quelques années plus tard avec ses cours d’anglais).

— Le chat est sur la chaise. La souris est sous la table. Et le singe est sur la branche. Pas facile a replacer dans une conversation de tous les jours : en France, il fallait que je me ballade constamment avec un chat, une souris, un singe, une table et une chaise, près d’un bois.

Eddie imitant un écureuil…Travesti ? Oui, Eddie, non content d’être drôle, se travestit pour ses one-man shows. Juste travesti, pas gay : il se considère lui-même comme une «lesbienne mâle» ! Mais même habillé comme une gonzesse, il a la classe ! Mais c’est parce que c’est un «travesti exécutif» (Cf. Dress To Kill en DVD).

Ses spectacles sont du pur bonheur. Il mitraille tout, parodie tout et n’hésite pas à attaquer là où ça fait mal, mais toujours avec humour. Dans Glorious, il dézingue la Bible et ses failles (avec James Mason dans le rôle de Dieu et Sean Connery dans celui de Noé qui doit construire son arche : «Mais là, je bosse sur un hors-bord. C’est bien plus excitant !» ; dans Dress To Kill, il s’en prend à la colonisation et à la NRA (faut le faire face à un public d’Américain…). Ces deux shows, sont les préférés de ma douce qui me l’a fait découvrir (elle est anglaise, mais je vous en reparlerai…). Les DVD (disponibles sur les sites marchants) inclus les sous-titres français (voire canadiens parfois : «Bien plus thrillant !»).

Son style. Le principe du «stand-up» est de ne pas diviser son show en sketch, mais d’en faire un grand tout. Du coup, pendant une à deux heures, il digresse sur divers sujets, en ouvrant des boîtes qu’il referme bien plus tard (quand il les referme), en faisant référence à des vannes précédentes et il a pour habitude de se perdre dans le flot de conneries qu’il raconte ! «So… yeah!»

Les Disco Boys autour de Casanova Frankenstein

Cinéma ! Comme Eddie est avant tout comédien, on le retrouve aussi au cinéma : Ocean’s 13, Ma Super-Ex, Blueberry, Mystery Men (un des mes films cultes, ci-contre), Velvet Goldmine ou encore Chapeau melon et bottes de cuir (le film (raté), pas la série). Il sera aussi à l’affiche de Across The Universe (une comédie musicale autour de la chanson des Beatles) et de Bee Movie (avec Jerry Seinfeld).

The RichesThe Riches. Commençant à se faire une petite notoriété outre-Atlantique, il produit, écrit, joue et dirige la série The Riches dont la première saison a très bien été reçu par le public et la critique. Le ton de la série est bien plus grave que le répertoire habituel d’Eddie, mais l’humour reste présent. Il joue le rôle du père d’une famille d’arnaqueurs qui, suite à un différent avec sa belle-famille, doit fuir. Un concours de circonstance les fait usurper l’identité d’une famille nouvellement arrivée dans un quartier riche, mais prématurément morte dans un accident. On retrouve Minnie Driver dans le rôle de la mère. La première saison commencera en France cet automne sur Canal Jimmy, alors que la seconde commence bientôt aux États-Unis.

J’espère vous avoir donné envie d’en découvrir un peu plus sur ce personnage aux milles visages et si vous avez envie de vous y mettre, je vous conseille vivement le DVD Glorious (sous-titres en français) qui me fait mourir de rire (surtout le passage des girafes méchantes).

» Site officiel d’Eddie Izzard (partiellement français)

» Eddie Izzard sur IMDB (complètement en anglais)

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