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Coup de Foudre à Rhode Island

Dan in Real Life
2008
★★★★★

Tout d’abord, qui a donné ce titre ? C’est le titre le plus niais et le plus con qui ait pu été donné à ce film ! On nous sert ça comme un ersatz de Notting Hill (attention, je n’ai pas dit que j’aimais pas, mais ça fausse l’image du film) ou de film cucul à la Meg Ryan (jeune). Tout ça pour dire que le titre original (littéralement «Dan dans la Vraie Vie» est beaucoup plus pertinent et défocalise le «coup de foudre» pour axer sur le vrai sujet du film : la vraie vie.

C’est l’histroire de Dan Burns, père de trois filles et veuf depuis 4 ans, journaliste dans un journal local qui a sa colonne sur les conseils de vie (nommée «Dan in real life», tu comprends !?). Comme chaque année, ils se rendent chez les grand-parents (à Rhode Island, tu comprends !?) pour passer les vacances en famille. Alors que les rapports sont de plus en plus tendus avec ses filles et qu’il a du mal à lacher prise, il va faire une rencontre (le «coup de foudre», tu comprends !?) qui risque de changer sa vie.

On voit alors un Steve Carell (encore lui !) parfait, tout en subtilité et ne surjouant jamais. Un peu le même genre que son rôle dans Little Miss Sunshine (en moins dépressif !), d’ailleurs l’écriture du film y ressemble beaucoup. À la différence qu’on le passe le sourire aux lèvres. Pas un seul instant le film ne faiblit. L’humour y est omniprésent. On se surprend même à éclater de rire à plusieurs moments. Et on est embarqué dans cette histoire où l’on se demande comment il va s’en sortir.

Ce film est magique, émouvant ; courrez-y !

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Wall•E

2008
★★★★★

Wall•E - Waste Allocation Load Lifter Earth-Class (Compacteur terrien de déchets) On savait que Pixar savait raconter des histoires. Mais là, je dois avouer qu’ils m’ont encore plus épaté. Sous couvert d’une histoire d’amour électronique, on assiste à un pamphlet sur la connerie humaine, le capitalisme et le consumérisme. Je n’en dit pas plus sur le sujet. À vous de le découvrir.

Pour parler de Wall•E (le personnage, pas le film), il incarne ce dont j’ai toujours rêvé d’avoir étant môme : un robot sympa. Abreuvés de R2D2, Nono et de Johnny 5, nous voulions tous notre robot pour qu’il fasse tous les trucs chiant que nous demandait de faire nos mères, faire tous nos devoirs, etc. Mais il fallait qu’il soit fun aussi !

Eve - la copine au gros flingue ! Pour reparler du film, il regorge de références geek et de clins d’œil. Ne serait-ce que les allusions à 2001, l’Odyssée de l’Espace (l’auto-pilote ressemble étrangement à HAL 9000…) ou à Apple (le carillon de démarrage d’un Mac, un iPod,…). Il paraît même de Eve (la petite «robote» ci-contre) a été dessinée par Jonathan Ive, le designer en chef d’Apple.

En tout cas, une fois encore Pixar nous prouve son savoir-faire, aussi bien technique qu’affectif ; jamais un robot n’aura plus eu l’air humain que Wall•E. J’étais encore une fois amusé de voir la salle captivée par l’histoire et il y régnait un silence attentif et respectueux assez étonnant.

Allez-y sans hésiter, sans enfant (ou avec, si vous ne pouvez pas les faire garder !), c’est un vrai plaisir. Mention spécial pour le petit résumé sur l’histoire de l’art dans le générique de fin.

Encore du grand Pixar.

[édition du 17 août 2008] Je viens de le voir pour la deuxième fois. En fait, je sais ce qui fait la différence avec la concurrence : Pixar sait s’attarder sur les détails ; ce film est magnifique à tout point de vue.

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The IT Crowd

2006/2008 | 3 saisons, 18 épisodes (en production)
★★★★★

The IT Crowd Il y a des trucs ressemble tellement à notre quotidien. La BD Dilbert nous rappelait la vie de bureau. The IT Crowd me le rappelle encore plus… en version sitcom (tourné réellement en public, donc avec les rires qui vont avec).

Moss, Jen et Roy - Les protagonistes de The IT Crowd

C’est l’histoire d’un département informatique dans une compagnie anglaise. Roy et Moss sont deux informaticiens, geek de surcroît, qui à eux deux recouvrent tous les clichés qu’on peut avoir : le geek crado (Roy) et le nerd hyper-technique binoclard (Moss). Du jour au lendemain, ils se voient affublés d’une directrice de l’informatique (Jen, femme de surcroît) qui s’y connaît super bien en ordinateur («Je sais écrire un e-mail, envoyer un e-mail, recevoir un e-mail, effacer un e-mail,…»).

De là vont naître des situations ubuesques, farfelues et absurdes, avec quiproquos en pagaille, leur patron excentrique et déjanté, leur société qui n’en a que faire du service informatique et pléthore de personnages bizarres et décalés.

On rit. Beaucoup. Tout le temps. C’est débile, mais ça fait rire. Je crois que c’est devenu mon sitcom préféré. Les droits ont été achetés par Canal+, mais je ne crois pas qu’ils aient tout diffusé.

Histoire que je ne sois pas le seul à le fredonner, le générique est assez entêtant et finalement très addictif…


Roy (chantant) : We don’t need no education…
Moss : Yes you do: you’ve just used a double negative.

Et n’oubliez pas qu’en cas d’urgence, vous pouvez appeler le 0118-999-881-999-119-725… 3

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Soyez sympas, rembobinez

Be Kind Rewind
2008
★★★★★

Ce film figure en bonne place pour mon film préféré de 2008.

Be Kind Rewind Après un incident qui a effacé toutes les VHS d’un petit vidéo-club, deux acolytes décide de tout retourner à leur manière : ils les «suédent». De Ghostbusters à Miss Daisy et son Chauffeur, de King-Kong à Men in Black, ils retournent tout avec les moyens du bord.

Melonie Diaz, Jack Black et Mos Def - Une équipe de ciné maison à petit budget.

Sans rire (et pourtant j’ai ri pendant tout le film !), ce simple film m’a plu de bout en bout. Et pourtant, je n’étais pas franchement acquis à sa cause.

  • Je ne connais pas les films de Michel Gondri, le réalisateur de Eternal Sunshine of A Spotless Mind et La Science des Rêves. Non pas que je n’étais pas curieux, mais mauvais timing. Je savais juste qu’il était un peu barré.
  • Autant j’apprécie Jack Black en tant que musicien/chanteur (dans Tenacious D), autant je ne suis pas plus fan que ça de son jeu d’acteur. Souvent excessif, voire poussif (le film Tenacious D par exemple…).
  • En voyant la bande-annonce, le pitch du film avait l’air plaisant, mais qu’en était-il du résultat ?…
  • Le film avait l’air bourré de références cinématographiques, n’allait-ce pas réduire le public qui pourrait le savourer ?

Mes craintes n’étaient en aucun cas justifiées :

  • Le film n’est pas (trop) barré et l’histoire se tient de bout en bout (pas de happy-end américain, juste une fin sobre, mais juste).
  • Jack Black est bien canalisé et Gondri a su adapté son jeu à son personnage (excessif et barré !).
  • Le résultat est excellent et tout fonctionne ; on rentre très vite dans cette histoire improbable.
  • Pas besoin de connaître les films «suédés», ce n’est pas le but de ce film.

On rit énormément ; on s’attache aux personnages, aussi retardés qu’ils semblent être, avec leur abilité à se mettre dans des situations pas possibles. Courrez voir ce film et si vous ne pouvez pas, allez-y en marchant.

Miss Daisy et son Chauffeur «suédé»Robocop «suédé»Ghostbusters «suédé»Boyz N The Hood «suédé»King Kong «suédé»

Petit bonus : même le site internet est un Internet «suédé» !

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Dexter

2006/2009

Saison 1, 12 épisodes ★★★★★
Saison 2, 12 épisodes ★★★★★
Saison 3, 12 épisodes ★★★★

Dexter - ça va saigner
Ça y est. J’ai enfin fini la saison 2 de Dexter. Une des meilleures série de ces dernières années. Par le sujet, le traité et son acteur.

Dexter et ses trophées : des plaquettes avec une goutte de ses victimes Dexter travaille avec la police de Miami. Il est expert en tache de sang et sait reconstituer une scène de crime selon les projections. Mais avant tout, Dexter n’est pas comme nous. Dénué de sentiments, il a des pulsions meurtrières qu’il a appris à canaliser grâce à son père adoptif. Dexter est un serial-killer. Mais qui ne tue que ceux qui le méritent. Tueurs, pédophiles, violeurs, etc., sont les cibles de Dexter. il pâlie à sa monstruosité en rendant justice, là où la Justice fait défaut.

La saison 1 nous avait bluffée, la 2 nous a retournée. Étonnante, prenante, jusqu’au dernier épisode on ne sait pas ce qui va advenir. Du grand art en matière d’écriture et de réalisation. Cette saison 2 est dix fois mieux, dix fois plus intense, dix fois plus palpitante.

Dexter - Michael C. Hall C’est Michael C. Hall qui tient le rôle de Dexter. Je le connais depuis le rôle de David Fisher, le frère gay, dans 6 Feet Under. Ce mec est épatant. Il sait tout jouer et ce rôle est fait pour lui.

Cette série innove. Ce n’est plus un héros ou un anti-héros, c’est un héros malade, un héros-monstre, un héros à détester.

Tiré d’un roman policier, pas trop mal écrit, de Jeff Lindsay (Ce Cher Dexter), la série se détache peu à peu du livre : les fins du premier opus/de la première saison divergent. Du coup, la saison 2 devient librement inspirée et se détache du deuxième livre.

La saison 3 a été signée, tout comme le troisième livre vient de sortir aux États-Unis. J’espère que ce sera aussi bon. Réponse l’hiver prochain.

[édition du 24 mars 2009] La saison 3 étant moins palpitante que les précédentes, mais reste d’un bon niveau.

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Californication

2007-…

Saison 1, 12 épisodes ★★★★★
Saison 2, 12 épisodes ☆☆☆☆
Saison 3, 12 épisodes – pas vue

J’aime le trash et le politiquement incorrect. J’admire l’auto-dérision et quand on parvient à avoir le recul nécessaire pour se moquer de soi-même. Mais j’apprécie encore plus les américains qui soulignent les travers et lacunes de leurs congénères. C’est pour cela que j’ai aimé Action. C’est pour cela que j’aime Californication.

Le casting de Californication L’idée de base était de faire un Sex & The City, version masculine et à Los Angeles, plutôt qu’à New-York. On retrouve un David Duchovny (Mulder de X-Files) en écrivain ayant perdu sa plume, mais pas sa langue, sa fille et sa femme se sont barrées (cette dernière projetant de se marier avec un mec tout à fait détestable), il reste imbibé d’alcool et fumé de quelques autres stupéfiants et baise à tout va. On pourrait complètement le détester ; on va l’adorer.

Duchovny est crédible et étonnant dans ce rôle, ça lui va comme un gant. Un vrai bonheur. Rien à voir avec l’agent un peu chiant du FBI chercheur d’extra-terrestres. On se prend à aimer ce raté qui, poussé par son agent, tient un blog pour Hell-A Magazine (notez le jeu de mots) sur les mœurs de ses congénères. Mais c’est loin d’être l’axe principal de la série !

C’est trash, assez chaud (on voit tout type de seins : naturels, refaits, râtés,…), très corrosif, ultra second degré. Cette série est déjà culte avant même la fin de sa diffusion.

À noter, la présence de Madeline Zima dans le rôle de l’ambigüe Mia. C’était la petite de la Nounou d’Enfer qui a bien grandi depuis… De partout.

À regarder dès que la série passe en France (pas prévue pour le moment, mais sur un Canal Jimmy, ça le ferait).

[édition du 28 février 2010] Je rétrograde cette série. Autant la première saison était excellente, autant ils auraient dû s’arrêter là. Depuis la série tourne en rond et tombe comme un soufflé raté. Dommage.

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Californication

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