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Crazy Night

Date Night
2010
★★★☆☆

La trame de l’histoire n’a rien de nouveau. Un couple, marié, deux enfants, décide de sortir de leur routine. Ils obtiennent une table dans un restaurant trendy en se faisant passer pour d’autres et se retrouvent dans une embrouille mafieuse malgré eux.

C’est le genre de film dont on se doute complètement de la tournure que tout va prendre… Et puis on en ressort complètement surpris de s’être aussi bien pris au jeu.

On ne doute plus du talent comique de Steve Carell (The Office US, Max la Menace…) et de Tina Fey (30 Rock, SNL…) et les deux s’accordent parfaitement et forment un couple complètement crédible. Mais je dois avouer que c’est le film qui m’a fait rire, plus qu’eux.

Entre la scène de poursuite, déjà mythique, en plein Manhattan (rappelant avec plaisir The Blues Brothers, en encore plus déjanté) et la scène de danse au Club Hippo, je dois avouer que je n’avais pas autant ri (aussi longtemps) depuis des lustres.

Et le réalisateur s’en sort plutôt bien, car il aurait pu nous gratifier de bon sentimentalisme comme seuls les américains (et John Woo) savent en faire. Vous savez, celui qui fait remonter un peu de vomit dans la bouche. Mais non, on ne s’épanche pas trop sur la lassitude du quotidien de notre couple et tant mieux.

Ce film est à l’image de la scène de baiser finale : du grand n’importe quoi qui vous promet un très bon moment de détente.

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Les Chèvres du Pentagone

The Men Who Stare At Goats
2009
★★★☆☆

Décalé, c’est comme cela que je définirais ce film. Si vous n’aimez pas ce qui est décalé, passez votre chemin. Si vous êtes curieux, bienvenue.

Les Chèvres… n’ont rien à voir avec Pierre Richard, mais font tout aussi bien rire. Cette histoire relatant une soit-disante élite paranormale du Pentagone est folle et pourtant peut-être pas si loin de la réalité (enfin c’est ce qui est dit en préambule).

Le duo Ewan McGregor/George Clooney fonctionne superbement, Jeff Bridges y est magistral (malgré son “petit” rôle) et Kevin Spacey y joue parfaitement son rôle de gros connard.

Le rythme du film est assez lent, mais ça laisse le temps de se délecter des absurdités.

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L’Arnacœur

2010
★★★☆☆

Je ne suis certainement pas un fan de Romain Duris (je trouve qu’on le surestime beaucoup) ni de Vanessa Paradis (je n’ai plus douze ans…). Et pourtant ce film ne m’a pas déplu. J’avais entendu que le côté Rom-Com était largement compensé par l’autre couple «burlesque» du film : Julie Ferrier et François Damiens. C’est tout à fait vrai. À en tirer des éclats de rires assez conséquents (l’intervention sur la copine nympho entre autres…). Je n’en dis pas plus.

En sortant de là, on se dit que ce n’était vraiment pas mauvais, même si ça en fait un film qui ne restera pas dans les annales. Une bonne comédie (et je n’y apposerai pas l’adjectif «française», parce qu’il ne mérite pas d’avoir une si mauvaise image !) qui se laisse regarder avec plaisir.

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[Addendum] En revanche, j’en ai marre qu’on laisse passer des erreurs comme celle-là. Le film s’appelle bien l’Arnacœur, pas l’Arnacoeur… on a un «Œ» en français, autant l’utiliser, bordel ! Surtout que sur l’affiche le «Œ» est respecté, alors que sur le générique du film, non. Je sais bien que je ne suis pas un as en orthographe et en accords, mais conservons tant qu’on le peut notre héritage linguistique (tant que l’Académie française ne décide pas de tout réformer !). Enfin, tant que je ne suis pas allé voir l’Arnakeur, tout va bien…

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Avatar

2009
★★★☆☆

Ça y est, j’ai vu Avatar. J’ai fait moins bien que pour Titanic que j’avais vu six mois après la sortie.

D’après les divers avis que j’avais collectés, je m’attendais à un film sans grand scénario, bourré d’effets visuels, aux gimmicks clichés, à voir sur grand écran et à ne pas louper en 3D. Je n’avais pas tort. Je ne pouvais pas être déçu.

Effectivement le scénario est cousu de fil blanc. On sait même comment les choses vont se passer, il n’y a quasiment pas de surprises. Mais effectivement, ce n’est ni le propos, ni l’intention du film.

Est-ce beau ? Oui, sans aucun doute. Cameron a su créer un bestiaire et une faune, qui n’est pas sans rappeler les êtres lumineux d’Abyss. Il a construit un monde, un univers qui sera sans doute la source de multiples spins-off et produits dérivés (jeux de rôles, etc…).

Certains critiquent le manichéisme du film. Je vois où ils veulent en venir, mais je dois tout de même apporter mon avis. Ça faisait trop longtemps qu’on n’avait pas vu un gros Bill comme ça ! Enfin le renouveau du méchant vraiment méchant, tel qu’on n’en fait plus dans les James Bond. Un bon gros bourrin qui refuse de mourir. C’est juste jouissif (et c’est sans doute la seule surprise de ce film !).

Certains taxent le film de raciste. Ah ? C’est plutôt un pamphlet contre la colonisation et «les gros cons de blancs». Bon un pamphlet, j’enjolive, je suppose que ce n’était même pas l’intention première. Mais en même temps, l’histoire de fond est la même que Tarzan, Pocahontas ou Danse avec les Loups, donc taxer Avatar de raciste, c’est remettre en question un historique de grands classiques de la littérature.

À mon avis, la vraie intention de James Cameron, c’était de faire son «Al Gore» ou son «Yann Arthus-Bertrand» et de faire un film sur le «terrien» qui détruit même sa propre planète alors qu’il faudrait vivre comme un «na’vi», en harmonie avec elle. C’est son intention, mais elle est complètement ratée ! Je vous mets au défi de trouver une majorité de gens qui pensent que c’est le thème principal du film. C’est tellement grossièrement amené (la queue de cheval à micro-tentacules…) que ça en devient risible. Ce serait limite mieux passé si ça avait été symbolique plutôt que physique. En même temps, on parle à des Américains moyens (qui pleurent devant Armageddon…), on ne peut pas se permettre d’être trop symbolique…

Mais mes plus grosses critiques sont vraiment annexes et dérisoires :

  • Qui a choisi cette typographie de merde pour écrire «Avatar» à la fin ? Et avec une couleur aussi hideuse !? Vu le coût du film, ils auraient pu faire appel à un typographe ou même a un mec avec un minimum de bon sens…
  • Et qui a eu l’idée de faire une chanson de fin aussi mièvre et hors-sujet (de la country ???) ? Ils pensaient réitérer l’exploit de “My Heart Will Go On” de Titanic ? C’est raté ! En comparaison, j’ai préféré le Tarzan de Disney, la chanson de fin de Phil Collins était nettement plus sympa !

PS : et je l’avais déjà signalé pour Là-Haut, Je veux bien payer la locations des lunettes, mais 3€ cette fois-ci !? On paye à l’heure finalement ? Faut pas abuser non plus… J’ai dû mal à croire qu’ils veulent démocratiser la 3D à ce tarif-là.

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Pas si simple

It’s Complicated
2009
★★★☆☆

Une petite comédie romantique en ce début d’année. La seule chose vraiment ratée dans ce film, c’est le lifting de Steve Martin. Qu’est-ce qu’il lui a pris, on dirait un Ken fondu au chalumeau… un beau désastre.

Sinon le film est tout à fait plaisant, avec l’histoire de ce couple divorcé qui retombe dans une aventure qu’ils doivent cacher à leurs proches. Pas un grand film, mais très nettement au dessus de ce à quoi je m’attendais.

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Sunshine Cleaning

2009
★★★☆☆

Sunshine Cleaning Au même titre que les titres de films salement transcrits (Le ‘superlatif’ Destin de Bidule, Good Morning Machin, etc.), les mentions «des producteurs/scénaristes/réalisateurs* de tel succès» m’agacent. Pourquoi pas : «avec le même balayeur de plateau que pour tel navet qui a dépassé le million d’entrées» ?

C’est malheureusement le cas de ce Sunshine Cleaning. Issu des mêmes producteurs que Little Miss Sunshine, ce film n’a pas grand chose à voir. Enfin si. Mais non en fait. Enfin, c’est troublant ! Parce que oui, on fera le rapprochement, alors que s’ils avaient fermé leur gueule, on ne l’aurait sans doute pas faite cette comparaison de ces sunshines. Parce que côte à côte, effectivement ~ Cleaning est moins bon que Little Miss ~. Mais il n’est pas pour autant nul.

Dans l’écriture du scénario, il est même bien moins simpliste et linéaire que Little Miss. Mais le rendu final n’est malheureusement pas à la hauteur, surtout à cause d’une baisse de régime en plein milieu du film (voulue et compréhensible, puisque ça suit l’histoire). Du coup, on regarde, mais sans vraiment prendre part à tout ça (même si on a parfois envie de mettre quelques claques…) contrairement à Little Miss qui n’était qu’un crescendo de situations incongrues.

Tout ça pour dire que cette tranche de vie de sœurs qui se reconvertissent dans le nettoyage de scènes de crimes pour financer les études du fils de l’une d’elle et charmant, touchant et ne laisse pas de marbre. On rit pas mal, on sourit aussi, on ne s’ennuie pas. Mais sans plus.

Sunshine Cleaning

À noter l’excellente performance des «sœurs» : Amy Adams, la princesse d’Il était une fois et Emily Blunt, l’autre assistante du Diable s’habille en Prada. Les autres personnages sont pas mal non plus.

* Rayez la mention inutile

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Terminator Renaissance

Terminator Salvation
2009
★★★☆☆

Terminator Salvation Qu’attendre de la licence Terminator ? Certains diront «pas grand chose» et je les comprends si on se base sur le troisième opus, qui semblait être une sombre merde (je suis très content de ne pas l’avoir vu). Mais que ce passe-t-il alors lorsque la licence arrête de se consacrer au «présent» pour raconter l’après Jugement dernier (j’exclue volontairement la série The Sarah Connor Chronicles) ? Il se passe qu’on a un film assez bon pour prétendre relancer l’intérêt envers les T-800 et consorts.

Il faut bien dire que McG (le réalisateur des Drôles de Dames sur grand écran) a su aller chercher une intrigue plutôt tordue, même si elle est basée sur un détail erroné (pour ne pas spoiler à mort, Skynet n’a jamais su qui était le père de John Connor, or dans ce film, on part du constat que ça se sait) et la présence d’un nouveau personnage, Marcus Wright, a aussi son importance quant à la solidité du scénario de ce quatrième film.

Dans la série des gros bémols, Christain Bale ne brille pas par son talent, il joue exactement comme dans Batman, sauf qu’il n’a ni cape, ni super gadgets… Franchement, son jeu reste poussif et chiant (dire qu’il a signé pour deux autres films…) et je suis désolé, mais les acteurs aux dents détartrées et aux ongles manucurés, ça décrédibilise complètement le contexte post-apocalyptique du film. Peut mieux faire de ce point de vue. Dernier point négatif, il y a quelques incohérences, qu’on mettra sur l’envie de divertir, plutôt que d’être «réaliste».

John Connor (Christian Bale), sa femme (Bryce Dallas Howard) et Bair Williams (Moon Bloodgood)

John Connor (Christian Bale), sa femme (Bryce Dallas Howard) et Bair Williams (Moon Bloodgood)

En revanche, j’ai beaucoup aimé l’apparition du T-800 ; c’est dingue ce que la CG peut générer aujourd’hui. Aussi l’époustouflante beauté de Moon Bloodgood (déjà remarquée dans le palpitant Day Break et l’insipide Journeyman), qui justement fait un peu tache (propre) dans cet univers censé être sans dentifrice, ni lime à ongles…

On sursaute, on se prend au suspense, même si le scénario n’a vraiment rien de cérébral, ça fait du bien de revoir un de nos souvenirs d’adolescence reprendre du poil de la bête, même s’il n’est pas parfait.

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Star Trek

2009
★★★☆☆

Star Trek On va croire que J. J. Abrams est plus désigné à faire des films que des séries. Le Papa d’Alias, Lost et Fringe prouve avec ce film qu’il est un vrai réalisateur, pas seulement le créateur de séries qu’il délaisse au bout de quelques saisons…

Qu’en est-il du mythe de Star Trek. Et bien je dois avouer que ce film relève quelques défis de taille :

  • Rendre un design futuriste kitsch complètement crédible
  • Nous faire oublier les acteurs de la série (surtout Spock)
  • Avoir un histoire qui tient la route et qui n’aille pas en contradiction avec la mythologie de la série

Abrams parvient à tout ça en proposant surtout une histoire qui reste pertinente et accrocheuse, même pour quelqu’un qui ne connaît, voire n’aime pas la série originale (pour info, je ne suis pas fan).

Pour les amateurs de la série, les nombreux clins d’œil et références (plus ou moins subtils) vous donneront l’impression d’être en terrain connu. Les acteurs incarnent très bien leurs rôles (Sulu, McCoy, Spock…), seul Kirk est un peu faiblard, mais je n’ai jamais vraiment accroché sur ce personnage. Le fait de raconter les prémisses de la série permet de faire quelques entorses au code et d’ajouter des éléments à l’histoire de chacun des protagonistes (surtout Spock et Kirk).

Star Trek - le casting sans Spock

J’ai surtout apprécié le travail sur l’image (avec des effets de lentilles et de lumière, comme dans la série originale, sauf que pour cette dernière, c’était juste mal filmée !).

En résumé, très bon film de SF et un des meilleurs films de la série des Star Trek (qui est bien fournie en belles daubes…).

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Duplicity

2009
★★★☆☆

Duplicity - affiche Tout le monde fait tout un flan sur ce film ; à savoir si c’est le grand retour de Julia Roberts, tout ça… On s’en tape ! Ce qui nous intéresse, c’est de savoir si le film est bon. On s’en fout qu’elle ait moins été payé pour ce film ou qu’elle ait fait changé le script des scènes de nu.

C’est un film d’espionnage (industriel), donc il vaut mieux être un peu en forme pour comprendre divers subtilités et flashbacks. C’est un jeu de chats et de souris, qui dupe qui… On se prend à suspecter tout le monde tout au long du film. Je n’en dis pas plus.

La mise en scène est plutôt bonne. Les répliques fusent. Les acteurs sont justes. Que demander de plus ? Peut-être plus de rythme, plus de dynamisme (je ne parle pas d’action). Il manque un petit truc pour faire passer ce film au niveau supérieur. Mais c’était plutôt plaisant à regarder et le duo Owen/Roberts fonctionne bien (et est moins sordide que dans Closer…).

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Ce que pensent les Hommes

He’s Just Not That Into You
2008
★★★☆☆

He's Just Not That Into You - Affiche Hormis le fait que le titre est encore une fois l’œuvre d’un névropathe qui ne veut pas que les films fassent d’entrées, cette romcom (comédie romantique) est charmante. Ce n’est pas le film du siècle, certes, mais il permettra sans doute à des générations de filles de mieux comprendre les mecs. On rit parce que ça sent le vécu ; on rit parce que c’est drôle. Le film se tient de bout en bout et ne tombe pas dans la mièvrerie habituelle. Il y a juste la voix-off finale qui conclue de manière assez cheesy avec un «ne perdez pas espoir». Heureusement qu’il y a ensuite des vidéos «réalistes» pour recadrer ça.

La force de ce film, c’est que c’est du vrai. Des gens heureux et des gens malheureux. Des personnes fleur bleue et d’autres terre-à-terre. Mais ça reste malgré tout une comédie, donc on rit. C’est le genre de film chorale avec un casting énorme ; des acteurs qu’on aurait pas forcément vu ensemble. Les personnages se croisent sans cesse, comme dans la vraie vie.

He's Just Not That Into You - Conseils

À noter la vidéo promo assez marrante, faite par le casting masculin du film, pour prévenir les hommes susceptibles d’être traînés au ciné par leur copine que ce film évite tous les clichés des romcoms. À voir sur le site officiel (cliquez sur le post-it à droite) ou avec iTunes.

Autre point intéressant, un des couples est constitué de deux acteurs que je considère comme têtes à claques : Jennifer Aniston et Ben Affleck. Mais là, étonnamment, je n’ai pas eu trop envie de les frapper. Je peux même dire que Affleck ressemble à mort à son frère Casey (singeant presque sa manière de jouer…). Est-ce que c’est parce qu’il s’est rendu compte que ce dernier était le seul de la famille à être doué !?

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