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De la saturation du virtuel

Ça y est, je crois que je suis presque arrivé à saturation. Pourtant, je ne suis pas un grand utilisateur, mais j’ai de plus en plus de mal avec Facebook, Twitter et consors, qui me font ingérer des tonnes d’informations plus ou moins vitales et me dévient des choses importantes de la vraie vie vraie !

Je crois que ça me transforme en animal sédentaire moins social. Je vois de moins en moins mes amis et lorsque je les vois, j’ai l’impression de ne pas vraiment avoir de choses à partager parce que j’ai déjà tout lu de leur actualités, à droite ou à gauche. Et eux pensent que je suis au courant de tout parce que c’était écrit ça ou là, alors qu’il est finalement très aisé de louper une info.

C’est dommage. Dommage que de tels outils en arrivent à polluer les communications et provoquer l’effet inverse, au final.

Pour commencer ma désintoxication, j’ai vidé mon Facebook, je tweete peu, j’ai nettoyé mon Google Reader, etc. Et surtout, j’examine mon carnet d’adresses et tente d’écrire ou d’appeler mes vrais amis. J’ai un téléphone et une boîte mail, je pense que c’est suffisant, non ?

Du renouvellement et de l’envie…

«A blog is a broadcast, not a publication. If it stops moving, it dies.»
— Andrew Sullivan

Et après ?…

Ça faisait longtemps que je n’avais pas parlé de moi. Entamons donc ce moment narcissique d’auto-flagelation sur la place publique.

Je suis actuellement graphiste freelance. Après une année 2009 de merde, 2010 reprend du poil de la bite. Quelques nouveaux clients cette année me redonnent un peu confiance en mon business. Quelques autres contacts aussi permettent de garnir un peu mon carnet d’adresses.

Je suis graphiste, ni chef d’entreprise, ni commercial, ni même comptable ; J’ai un peu de mal à me vendre, à relancer les clients, etc. Ce n’est pas ma formation et je n’en tire aucune satisfaction, je suis nul. Le seul problème, c’est qu’en temps que freelance, l’adminstratif et le commercial représentent quasiment la moitié du temps passé. En gros, je ne prends pas mon pied. Enfin, pas la moitié du temps.

Il y a quelques temps, un ancien collègue ma contacté parce que lui aussi n’aime pas sa situation actuelle. Il en a marre de faire le chef de studio, il aimerait se reconvertir en commercial et m’a proposé ses services. Ce serait idéal un commercial comme lui, connaissant les métiers de création et ne vendant pas n’importe quoi au client. En plus, ça me trotte dans la tête depuis quelques temps de voir plus grand. Surtout que j’ai des amis et contacts avec qui je veux bosser depuis des années. Et je trouve qu’on crée mieux à plusieurs (je suis verni en freelance…). Des envies d’atelier créatif qui devrait résonner chez certaines personnes…

Mais qu’en faire ? Monter un boîte ? En étant associés ? Pas sûr que ça me plaise. Toutes les associations que j’ai vu jusqu’à maintenant se barre en peau de couille tôt ou tard. Il faut un boss, forcément. Mais qui ? Comment ? Quelle serait l’évolution possible ? À court ou à moyen terme ? Quel financement ? Quelle point de départ ?

Tant de questions…

Taquiner le geek qui est en moi…

iMise en abîme Putain, c’est dur ! C’est dur de ne pas retomber dans des travers de nerd lorsque, en l’espace de quelques jours, on aquiert son premier téléphone pommé et qu’une souris magique, un tout-en-un de «ouf» et un mignon petit laptop pointent le bout de leurs nez chez notre fabricant de joujoux pour adultes.

Du coup, le sens des priorités part à vau-l’eau, on oublie qu’on vit avec la plus formidable des personnes et on met pour le coup toutes les chances de notre côté pour que notre relation parte en eau de boudin !

Je souhaite faire des excuses publiques à toutes les femmes délaissées par des accros aux PlayStations, par des obsédés du composant électronique, par des fanatiques de l’écran ou par des malades de l’ultra-communicabilité. À vous toutes, je demande votre pardon. On est malades, mais on se soigne (en tout cas, moi oui). Et parfois le traitement n’agit pas tout de suite…

Décalage horaire

Là où j’habite, c’est déjà Noël…

Prise de marques

Ça y est, l’emménagement avance et je vois enfin la fin approcher. La télé et l’iMac sont rebranchés, je prends mes marques dans la cuisine et ai tenté un curry de chou-fleur (pas mal au demeurant, mais déjà surpassé par celui de ma douce). Je vais pouvoir reprendre le blog au fur et à mesure, surtout les brouillons qui traînent depuis quelques temps déjà.

Je n’oublie pas le blog ; je ne vous oublie pas !

Un toit sur la tête

Ça y est, on a trouvé un appartement. On a eu les clefs assez vite. Du coup, on est assez débordé entre la préparation et les divers allers-retours. Pour faire vite, je vais faire un Top 5 de ce que j’aime dans mon nouvel appart.

  • J’aime comme le parquet grince sous mes pas.
  • J’aime avoir trop de soleil et devoir tirer les rideaux ou les volets.
  • J’aime observer depuis mon balcon les usagers du RER qui attendent leur train.
  • J’aime flâner dans IKEA pour aménager petit à petit notre nid.
  • J’aime l’impression de me faire du bien en montant les quatre étages.

À petit feu

Bien loin de moi l’idée de vous péter le moral et de rendre ce blog politique, chiant ou de faire de la propagande, mais il y a un truc qui me sidère absolument et me met en colère et j’ai du mal à ne pas en parler.

Industrialisation et poils

De plus en plus, on découvre que des substances utilisées dans nos produits de tous les jours se révèlent toxiques ou cancérigènes (amiante, paraben, graisses hydrogénées, sels d’aluminium…). Le point commun entre tous ces composants est qu’ils ne sont pas nécessaires et sont utilisés pour réduire les coûts de fabrication ou d’exploitation d’un produit et par conséquent augmenter les marges et bénéfices des industriels. Mais à quel prix ?
Head n' Shoulders Extreme
On m’a fait découvrir hier l’existence d’un petit nouveau, le laurylsulfate de sodium (indiqué sodium laureth sulfate ou SLS dans nos shampooings et gels douche) qui sert à faire mousser. Ce produit-là peut, chez certaines personnes, créer des réactions allergiques (entre autres) au niveau de la peau et détruire les follicules pileux. En d’autres termes, le shampooing que vous utilisez pour avoir le poil soyeux peut vous rendre chauve. Un comble, non ?

Après on s’étonne qu’il y ait de plus en plus de personnes allergiques… vu la dose de trucs dégueux qu’on côtoie au quotidien, c’est plutôt surprenant qu’il reste des gens sans allergies.

Le coût de la vie

Lorsque ces industriels pillaient les ressources mondiales, détruisaient les écosystèmes et bousillaient les vies des autochtones, on envoyait des ONG pour «réparer» tout ça, mais là, ce n’est plus le tiers-monde qu’ils anéantissent, mais bien leurs consommateurs (et employés…). Quelle est la logique dans tout ça ?
Radio chère payée
Ça me rappelle une vidéo que j’ai vu au sujet de notre chaîne de fabrication/consommation/élimination (très bien faite, avec des petits dessins et tout le tintouin) et qui démontre simplement que notre modèle d’industrialisation marche sur la tête et que rien n’est gratuit (ni à bas prix). En effet, si on met en perspective, en achetant une petite radio pas chère, ça implique qu’elle ait été fabriquée dans un pays où la main d’œuvre ne coûte rien et que, sans doute, les soins des employés ne sont qu’un détail dans cette partie du monde et que finalement [attention raisonnement poussé à l'extrême], cette petite radio ne nous aura pas coûté bien cher puisque la différence de prix avec une radio fabriquée localement est sans doute la mort de l’employé (et de sa famille tant qu’à faire…) qui l’a fabriquée.

Danse avec les loups

Pour ma part, je suis loin d’être parfait. Je trie mes déchets, mais j’en produit beaucoup trop. J’utilise des ampoules basse consommation, mais je laisse l’ordinateur allumé toute la journée. J’achète bio, mais j’utilise du Destop pour déboucher les chiottes. Que des petites choses qui font de moi un piètre citoyen à forte empreinte carbone. Un homo sapiens sapiens comme tout le monde et rien d’autre. Désormais, j’essaie le plus possible de regarder la composition des choses (c’est beaucoup d’énergie à déployer, mais de me dire que je ne contribue pas à renflouer de déjà trop riches patrons, ça m’encourage un peu). En gros, la chose que je me dis devant les ingrédients d’un produit est «si ça n’a rien à foutre dans la composition, je n’achète pas». C’est vrai que ça restreint le choix, que ça coûte plus, mais si ça me permet d’éviter d’aller chez le docteur, n’y gagne-je pas à long terme ?

Aujourd’hui, l’écologie, le bio et l’éthique sont malheureusement devenus des atouts marketing avant tout. Je me doute bien que la prise de conscience générale n’aura sans doute jamais lieu, faut pas rêver, mais j’espère juste que la prochaine évolution de l’Homme (moi inclus) sera l’homo sapiens sapiens cosmos sapiens, sinon ce sera la disparition de l’humanité (à coup de shampooings dépilatoires et de biscuits hydrogénés).

My tailor isn’t rich anymore

London

Ça y est, je suis fixé sur mon super entretien. Comment tourner ça… en septembre, nous déménagerons sans doute au pays du cricket et des roast dinners, la patrie de Shakespeare et de Maurice Moss. There you have it, I know the results of my job interview. Let’s put it this way: in September, we’ll certainly be moving to the land of cricket and roast dinners,
the country where Shakespeare lived and Maurice Moss still does.
La seule chose, c’est que pour la première fois je vais être baigné dans un environnement qui ne parle qu’anglais. Je pense que ça va me prendre quelques temps pour être confortable et comprendre la plupart de ce qu’on me dit. Je ferais bien de m’entrainer : je vais me mettre Life On Mars et Ashes to Ashes en boucle ! For the first time, I’m going to be surrounded by English speaking people all the time. I know I can cope, but it’s going to take me a while to fully
understand everything. Better get practicing, i’ll start by watching Life On Mars and Ashes to Ashes over and over!


Édition du 17 juin 2009 (bonne fête…) » Les astres ne semblent pas être alignés correctement ou alors Mr. Malinois a fait des incantations vaudous, mais voilà, je suis au regret de vous annoncer que le départ pour Londres est annulé jusqu’à nouvel ordre. C’est une longue histoire, mais pour faire court, ce n’est finalement pas un aussi bon moment qu’on le pensait.

J’ai plus qu’à trouver un nouveau job histoire de renflouer un peu les caisses avant un hypothétique départ, un jour…

Désolé pour la fausse joie. Ça ne m’empêchera pas de regarder Ashes to Ashes cela dit.

Les dès sont (complètement) jetés…

Le choix de Sophie, en plus agréable… Bon, bon, bon…

Suite de la série Londres ou pas. J’ai passé aujourd’hui mon dernier entretien pour le «job idéal» à Paris. Les options se sont simplifiées depuis le début : si je suis pris (à un salaire raisonnable, s’entend), on reste à Paris encore un an minimum (ce serait con de passer à côté de ce boulot) et si je ne suis pas pris, on part à Londres.

Dans les deux cas le résultat me plaît. On ne peut pas faire plus agréable comme choix. «Trifle ou tarte tatin ?» En plus, là, ce n’est plus de mon ressort.

Plus de news dans les semaines à venir…