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Good Morning England

The Boat That Rocked
2009
★★★★★

The Boat That Rocked - Poster On connaît Richard Curtis pour avoir rendu les comédies romantiques un peu plus profondes et extrêmement drôles (4 Mariages et 1 Enterrement, Notting Hill…), pour savoir manier les films chorales et les personnages secondaires (Love Actually), pour aborder des sujets sensibles de manière humoristique (The Vicar of Dibley, La Vipère noire, excellentes séries au demeurant), pour avoir écrit pour la crème des comédiens anglais (French & Saunders, Rowan Atkinson…) ou internationaux (Robin Williams…).

Les initiés (dont moi) attendaient avec impatience ce nouveau film. Il traite des radios pirates en Angleterre dans les années 60. Amené comme ça, c’est vrai que ça ne fait pas envie ! Mais ne vous y trompez pas, tout y est : l’humour, les personnages consistants (principaux, ainsi que secondaires) et la bande original d’enfer… Tout se trouve sur ce bateau (fictif), émetteur de «Radio Rock», station pirate qui défie le pouvoir. Sex, Drugs & Rock n’ Roll. Surtout du Rock n’ Roll en fait ! C’est l’histoire de cet équipage contre les marées du gouvernement qui cherche à faire taire ces trublions du pouvoir.

The Boat that Rocked - It Rocks!

Le casting est impressionnant : Philip Seymour Hoffman, Bill Nighy (le vieux rockeur de Love Actually), Chris O’Dowd et Katherine Parkinson (respectivement Roy et Jen de The IT Crowd), Rhys Darby (le manager de Flight Of The Conchords), Nick Frost (sans son acolyte Simon Pegg, retenu par le tournage de Star Trek), Jack DavenPort (de Coupling et de Pirates des Caraïbes), Emma Thompson (en courte apparition) et surtout Kenneth Branagh (en ministre coincé et autoritaire, superbe !).

The Boat That Rocked - Cast

Un vrai régal de suivre leur vie au jour le jour, au gré des attaques politiciennes et des aléas de la vie. On se prend d’amitié pour ces personnages et on se dit qu’on aurait beaucoup aimé être sur ce bateau. Courrez-y.

PS : la BO est fantastique.

PPS : notez la créativité des mecs qui pondent «Good Morning» dans tous les titres de films traitant de radio, et ce depuis Good Morning Vietnam, naturellement, alors que le titre original était bien mieux… Ça devient une habitude maintenant.

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Good Morning England en DVD

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X-Men Origins: Wolverine

2008
☆☆☆☆

X-Men Origins: Wolverine Depuis que ce n’est plus Bryan Singer qui s’occupe de la franchise, il faut bien avouer que les X-Men tournent au daubesque. Le troisième était plat et sans intérêt, ne se reposant que sur le capital acquis par les deux premiers opus. Ce premier spin-off est du même acabit, voire même pire.

La vie de Wolverine pré-X-Men a donc été écrite à partir des bouts de vie disséminées dans les comics. Là-dessus, j’ai pas grand chose à redire, ça se tient assez (même le lien de parenté avec Sabertooth). Mais la réalisation est pauvre, le montage est catastrophique et la génération d’un «super» super-héros est une calamité. Ils se seraient mis à pouvoir isoler les gênes mutants ? Le truc qu’ils n’arrivaient pas à faire avant X-Men III ? Ça tient débout, mais avec des béquilles prêtes à péter…

Mais je dois avouer que me plus grand déception, ce sont bien les effets spéciaux. Les griffes en savonnettes, les incrustations faites avec Paint… on se retrouve dix ans en arrière tellement c’est moche (la scène où Logan regarde pour la première fois ses griffes devant le miroir est un exemple flagrant de CG complètement ratée).

Dire qu’à l’époque, Wolverine (ou plutôt «Serval» !) était mon personnage préféré avec Iron Man.

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Couillon de la lune

Mais quel couillon ! J’ai pris une place pour Rock en Seine le samedi 29 août 2009, pour ne pas rater Faith No More (groupe mythique de mon adolescence qui s’est reformé), mais je viens seulement de me rendre compte en voulant rentrer la date dans mon agenda que je serai à un mariage ce jour-là. Pas n’importe lequel non plus, puisque j’y serai témoin… La grosse loose.

J’ai donc une place à vendre, acheté 42€ à la Fnac, pour qui veut…

PS : Désolé Mr. Malinois, je ne t’accompagnerai donc pas.

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Humble Pie

Gordon Ramsay - Humble Pie par Gordon Ramsay
2006
♚♚♚♚

Ça y est, j’ai fini l’autobiographie de Gordon Ramsay.

Je n’aime pas trop les biographies. Lire la vie des autres m’intéresse moyennement. En film, c’est pareil, à moins de ce concentrer sur des événements précis, sinon je trouve ça vite indigeste. Mais forcément, si c’est l’autobiographie d’une de mes idoles, je vais être un peu plus curieux (surtout si c’est un cadeau qu’on m’a fait).

Gordon Ramsay, chef écossais, autant connu pour son talent que pour sa verve fleurie, presque autant télévisé que Sarkozy (qu’en même pas) écrit sa biographie pour le Sunday Times puis le publie en 2006. Le propos non édulcoré, c’est presque avec plaisir qu’on le lit jurer comme dans la vraie vie (voir le florilège vidéo ci-dessous).

Le livre passe en revue toutes les époques de sa vie. De son enfance difficile dû à un père maltraitant, à sa pluie d’Étoiles au Michelin, en passant par ses débuts de footballeur brisés à cause d’un accident (du coup, il s’est concentré sur la Cuisine et tant mieux). On suit ce parcours hors norme qui l’a amené à se forger une force de caractère et une volonté à toute épreuve.

Il a été un des pionniers du renouveau de la Cuisine à la télé. Loin d’un Joël Robuchon (pour qui Gordon a travaillé dans ses jeunes années), il est passé du simple documentaire (Boiling Point) à la télé-réalité (Hell’s Kitchen, pas le meilleur de ce qu’il a fait) à du sauvetage de restaurants (Kitchen Nightmares, un régal, surtout lorsqu’il se prend le bec avec quelqu’un). Mais mon émission préférée reste The F Word (F pour Food, bien entendu…) ou il coache quatre candidats, qui n’ont rien de chefs, pendant un service dans un restaurant un peu spécial créé pour l’occasion, où les convives ne payent que s’ils ont aimé. Le tout est entrecoupé de recettes, de visite chez les producteurs (il est très à cheval sur la qualité et pour promouvoir le local et le terroir, mais mâtinés de modernité, cuisine du monde et de gastronomie) avec un ton novateur, ne serait-ce que la manière dont c’est filmé (voir vidéo ci-dessous).

Tout pour dire que son histoire m’a grandement intéressé, mais m’a tout de même rappelé que j’ai la volonté d’une huître et l’ambition d’un employé du mois chez McDo… de quoi déprimer franchement.

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Achetez Humble Pie (en anglais).

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L’homme le plus classe au monde

Comme je l’ai déjà dit, nous étions à Londres ce weekend, mais voici la principale raison de notre escapade…

Ça y est, je sais tout sur la confiture, l’évolution, les croyances, l’iPhone, Aesus, Besus, Cesus, Desus et les autres frères de Jesus, la genèse du langage, le Mac (et le PC), les dinosaures, Star Wars, l’âge de pierre, Einstein et la relativité, l’iPhone, Noé et les problèmes dus à son arche, les girafes qui jouent aux charades, les civilisations, l’iPhone, les écureuils rescapés, Top Gear (ou plutôt “Top Bovin”), l’iPhone, Sharky le gentil requin, la conquête de l’espace, l’iPhone…

Et oui, grâce à Sieur Izzard, je sais tout et en plus j’ai encore mal aux zygomatiques. Il faut avoué qu’il était en très grande forme (contrairement à moi qui rêvait secrètement des bras de Morphée…). Son «debout» (bâ quoi, c’est pas la traduction de stand up !?…) était des plus efficaces et on y a retrouvé du grand, du puissant et de l’extravagant Eddie, comme on l’aime. Sous prétexte de parler de Wikipedia, on y retrouve tout depuis l’origine du monde, à brasser culture pop et sujets pointus. Personne d’autre que lui ne sait mélanger aussi bien savoir et absurdités.

Les girafes sont muettes. Un peu dur pour se prévenir d’un danger. En revanche, elles toussent :
— Kof, kof !
— Quoi ?

Noé remplit son arche :
— Alors… 2 tigres, 2 poules, 2 écureuils, 2 castors… heu… Chérie, qu’est-ce qu’on a jusqu’à présent ?
— Seulement 2 tigres.»

Un vrai spectacle rien que pour moi aux vues des thèmes abordés. Ça valait le coup de faire l’aller-retour éclair jusqu’à Londres rien que pour ça ! Vite, vite, le DVD !

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Le retour des geeks

Roy, Jen, Moss et leur patron Douglas, dans The IT Crowd

Roy, Jen, Moss et leur patron Douglas, dans The IT Crowd

Ce soir, les geeks (et moins geek) de chaque côté de la Manche vont être scotchés à leur poste de télé. c’est le grand retour de deux séries prennent de plus en plus d’ampleur, jusqu’à en devenir cultes : The IT Crowd pour les anglais et NerdZ pour les français.

Ne me demandez pas ce que je regarde en ce moment ; je m’en fous des Heroes et consors, les séries à suivre sont européennes. Na !

Dark et ses sous-locataires Caroline, Régis-Robert et Jérôme

Dark et ses sous-locataires Caroline, Régis-Robert et Jérôme, dans Nerdz

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Sœur Marie-Thérèse des Batignolles, tome 6

La Guère Sainte
par Maëster
2008
♚♚♚♔♔

Commençons cette nouvelle série de critiques de livres par une de mes idoles, en tant que pseudo-dessinateur, depuis des années : Maëster. S’il est des bd des plus usées dans ma bibliothèque, ce sont bien les siennes ; je les ai décortiquées dans tous les sens, redessiné des pages entières, fantasmé sur ses gounzesses aux poitrines généreuses, replacé ses calembours dans des conversations de la vie courante,…

Je ne pouvais donc pas rater la sortie du sixième tome de la bonne-sœur la plus impolitiquement correcte de la bd franco-belge. Premier constat, changement d’éditeur (de Fluide Glacial à Drugstore). Changement de format (pinaise ! ça ne rentre plus avec les autres…), mais, premier bémol, les planches semblent perdues au milieu de ces grandes pages. Deuxièmement, la qualité d’impression n’est pas terrible ni régulière. Le fait d’être passé à la couleur (pour la première fois) a dû poser quelques soucis techniques. À ce propos, qu’apporte la couleur ? Pas grand chose, c’est même plutôt troublant car tous les petits détails d’arrière-plan (marque de fabrique de Maëster) ressortent bien trop et nuisent à la lisibilité générale.

Laissons de côté la technique et passons à l’histoire elle-même (enfin aux histoires). Honnêtement, j’ai eu très peur à la lecture de la première histoire. Pourtant tout y est : les jeux de mots et calembours, les conneries cachées dans les cases, les baffes géantes et le franc-parler de Marie-Thé. Mais ça ne prend pas ; je n’ai pas l’impression d’y être ; je ne rigole pas comme un con. Mince… Maëster aurait-il perdu son mojo ? En fait, non ; le reste de l’album est bon (il va crescendo) et on s’y retrouve finalement.

Je pense surtout que le fait qu’il y ait eu 7 ans entre ce tome et le précédent (ainsi qu’entre ce dernier et l’antépénultième), Maëster a perdu de son rythme de travail. Il est connu pour bosser à la bourre, sous pression. Du coup, lorsque les premiers albums sortaient régulièrement au rythme des aux sorties de Fluide, ça bouillonnant, c’était vivant. Maintenant, il faut qu’il fasse chauffer la machine pour retrouver le niveau d’antan.

Un peu dommage, mais on est tout de même content de retrouver notre nonne préférée et on espère bien ne pas attendre sept ans de plus pour un nouvel opus.

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Tout Sœur Marie-Thérèse des Batignolles

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Up!

Le nouveau Pixar s’appelle UP, sort été 2009 et voici la première bande-annonce :

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Les artistes que je veux voir avant qu’ils ne disparaissent [édité le 5 nov 08]

Faudrait pas qu’ils se barrent trop vite

[Message original : 22 juil. 08]

En fait, cette liste je l’ai commencée il y a quelques années et malheureusement certains sont déjà partis depuis, sans que je puisse les voir sur scène.

Du coup, j’en profite pour mettre tous ceux que je veux voir, même s’ils ont l’air d’être assez loin de l’agonie. Je rajoute aussi les groupes prématurément disparus (pas les Beatles) que je souhaite voir se reformer (puisque c’est la tendance).

  • A Perfect Circle – ils ont splitté
  • AC/DC – ouais, je sais…
  • Aerosmith
  • Fiona Apple – déjà vue, mais je ne m’en lasserai jamais
  • Ray Charles – trop tard…
  • Joe Cocker
  • Deep Purple
  • Extremevu le 4 novembre 08
  • Led Zeppelin (Page/Plant)
  • Midnight Oil – ils ont splitté
  • Mike Oldfield – mais pas un de ses délires techno de ces dernières années
  • P!nk – mais il va n’y avoir que des jeunes…
  • Stevie Wonder
  • Toto – le groupe, pas Cutugno…
  • Pantera – le guitariste s’est fait assassiner
  • Prince
  • Tenacious D
  • Transatlantic – splitté à cause de Neal Morse

C’est une liste non-exhaustive. Je la mettrai régulièrement à jour dès qu’un nom surgit dans mon esprit.

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Quantum Of Solace

2008
★★★☆☆

James Bond est de retour, et ça n’a pas fait plaisir à tout le monde !

Déjà le dernier en date (Casino Royale) avait déçu les aficionados (sauf moi !) par sa noirceur qui l’éloignait tellement des autres opus. Que ceux qui n’ont pas aimé passent leur chemin, ce Quantum Of Solace en est la suite logique, comme un diptyque noir sur l’origine de notre héros. Sans vouloir spoiler, je dis «diptyque» car il y a assez d’indices tout au long du film pour penser que cet aparté sur la genèse du héros est désormais clos.

Du coup, on comprend sans doute mieux le personnage et son évolution. Il faut se souvenir qu’à la fin du précédent film, on le laissait après avoir perdu l’amour de sa vie qui venait de le trahir. Forcément, ça chamboule un peu !

On peut lire un peu partout que ce Bond a le complexe du Jason Bourne. Je ne pense pas. Les Bond ont toujours évolué avec leur temps, donc il était normal que la mise en scène soit un peu plus haché, caméra à l’épaule… (même si j’ai eu un peu la gerbe à un moment).

Mais que manque-t-il pour en faire un vrai James Bond ? Pas grand chose : plus d’humour (parce que 2 vannes dans un film de 1h47, ça fait léger !), plus de gadgets (hormis son pur téléphone/PDA/GPS/traceur/… pas grand chose ; reviens John Cleese !) et l’homme de main du méchant, vraiment méchant (parce que là, en chien-chien à perruque, ambigu… pas top). On y est presque et je pense sincèrement que le prochain répondra à ces détails.

En parlant de méchants, Mathieu Amalric y est flippant ! Son regard donne froid dans le dos. En parlant de gentils, Judy Dench est toujours au top, et on aimerait tous des patrons ou dirigeants de cette trempe.

En somme, ce Bond est un très bon film, mais pas un Bond fidèlement ; pas un des pires, il suit juste la même lancée que celle initiée par Casino Royale.

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