Une fois n’est pas coutume, je vais parler d’un film en avance (simplement parce que je l’ai vu en Angleterre et qu’il n’est prévu en France que pour le 10 août.
Ne vous arrêtez pas au titre français (qui encore une fois est une daube…).
On m’avait dit que c’était un Very Bad Trip au féminin. Le problème est que je n’ai pas vraiment aimé Very Bad Trip. Quelques trucs m’avaient fait rire, mais je trouve que ce film ne méritait pas le succès qu’il a rencontré.
En fait, mise à part la scène de l’essayage des robes, rien ne permet de l’assimiler à VBT. L’humour y est plus fin (parfois), la mise en scène moins huilée, donc plus charmante, les acteursrices sont fabuleuses et extrêmement drôles… Cette révision de la préparation d’un mariage est assez fraîche («et ça se voit…»). Le film en est même touchant avec cette histoire entre Chris O’Dowd (Roy dans The IT Crowd), flic sympa et amoureux et Kristen Wiig (actrice, mais aussi co-scénariste), demoiselle d’honneur paumée.
Une bonne comédie pour passer une soirée d’août, s’il fait le même temps pourri qu’en ce moment !…
Décalé, c’est comme cela que je définirais ce film. Si vous n’aimez pas ce qui est décalé, passez votre chemin. Si vous êtes curieux, bienvenue.
Les Chèvres… n’ont rien à voir avec Pierre Richard, mais font tout aussi bien rire. Cette histoire relatant une soit-disante élite paranormale du Pentagone est folle et pourtant peut-être pas si loin de la réalité (enfin c’est ce qui est dit en préambule).
Le duo Ewan McGregor/George Clooney fonctionne superbement, Jeff Bridges y est magistral (malgré son “petit” rôle) et Kevin Spacey y joue parfaitement son rôle de gros connard.
Le rythme du film est assez lent, mais ça laisse le temps de se délecter des absurdités.
Une fois n’est pas coutume, je vais parler d’une vieille série trop peu connue, mais qui fait partie de mes séries fétiches.
On le sait, les Américains ont un peu de mal avec l’auto-dérision. Et c’est un peu ça qui a tué Action. Cette série, créée par Joel Silver (producteur de 48 heures, les Arme fatale, les Die Hard, les Matrix, Kiss Kiss Bang Bang, V pour Vendetta…) retrace la vie d’un producteur à succès, arrogant et détestable à Hollywood qui, suite à l’échec de son dernier blockbuster, tente de remonter un film avec tous les coups tordus que cela puisse comporter.
Peter Dragon et ses “Bitches”
Peter Dragon (joué par le loquace Jay Mohr) dépasse toutes les limites du politiquement correct et excelle dans sa répartie vacharde et les attitudes vicieuses. On ne devrait pas l’aimer, mais c’est tellement un connard de bout en bout qu’on l’envie presque ! Il assume complètement sa «connardise» et en profite pour en mettre une couche par-ci par-là à la société américaine, aux politiques, etc. Une vraie diatribe, cachée sous une tonne de conneries, de dialogues délectants et de jurons !
Entouré d’une bande d’incapable, il tente de monter une suite à son film raté, avec tous les clichés des films d’action hollywoodiens : gros bras, blonde à forte poitrine, explosion à n’en plus finir, violence, etc. Mais avec tous les soucis qui vont autour : premier rôle sortant d’une désintoxication ratée, actrice en surpoids, réalisateur qui clamse, plus de budget…
La série est bourrée d’invités, qui pour la plupart joue leur propre rôle (Salma Hayek, Keanu Reeves, Sandra Bullock…), mais dans des situations un peu extrêmes (voir seconde vidéo).
Ça n’a tellement pas marché au États-unis, que la Fox n’avait pas diffusé l’intégralité des épisodes. En France la série est passé sur Canal Jimmy il y a dix ans, mais on peut heureusement la trouver en intégralité en DVD, non censurée (attention, à ne pas mettre entre toutes les mains, le langage est très vert !)
Voici quelques vidéos de mise en bouche (VO sans sous-titre). Tout d’abord, un procès intenté contre Peter Dragon et la violence dans ses films…
Puis une Guest Star qui vient régler ses comptes avec Dragon…
…ce qui pousse certaines personnes à chercher ces mots dans les moteurs de recherche. Le pire, c’est que parfois je n’arrive pas à comprendre pourquoi ça les redirige vers mon blog.
J’en avais déjà parlé, mais voici un petit florilège (avec fautes originales) de ces derniers temps :
2008/2009 | 2 saisons, 12 épisodes (en production) ★★★★★
Bon, après voir bassiné tout le monde (à raison) avec The IT Crowd, voici une nouvelle série qui déchire sur E4, chaîne de la TNT anglaise (spéciale dédicace à Mr. Malinois et Pois chiche). Elle aussi ne comporte que six épisodes par saison.
Une bande de quatre copains dans un lycée public en Angleterre. Pas les mecs à la cool, ni les losers, ceux qui sont entre-deux (d’où le titre). Will, le nouveau, fraîchement arrivé d’une école privée (qui a tendance à ne pas savoir comment se comporter pour être «cool»), Simon, le plus normal, mais qui est mordu de son amie d’enfance et ça l’amène à faire un peu n’importe quoi, Jay, le plus trash qui ne parle que de cul et de trucs dégueulasses, et Neil, l’idiot du groupe (qui ne comprend rien et fait gaffes sur gaffes).
Tout y passe, les relations amoureuses, les gros connards, l’alcool pour les mineurs, les fantasmes sur les mères des copains, les petites (et grosses) humiliations d’ados… Une sorte d’American Pie ou SuperGrave en beaucoup plus subtil, plus drôle et plus réaliste (enfin, ça dépend pour le dernier…). Et finalement, on se dit qu’on est content d’avoir fait notre scolarité en France !…
Cette série a tout de même été créée par les mecs qui ont lancé Ricky Gervais (The Office, Extras…) et Sacha Baron Cohen (Borat, Ali G…). Ils ont gagné une récompense l’an dernier et un pilote pour une version américaine est déjà en préparation.
En marge des Oscars, il y a leurs pendants dans la médiocrité : les impopulaires Razzie Awards.
Cette année, haut la main, c’est le Love Guru de Mike Myers qui a été le «grand gagnant», avec pire film, pire acteur et pire scénario. J’avais pressenti cela, mais j’aurais tellement vu Zohan en prendre pour son grade… À noter la belle performance de Paris Hilton (pire actrice, pire second rôle féminin et pire couple) qui confirme qu’elle ne sait rien faire. C’est rassurant !
En revanche, ils n’ont pas été sympa avec Indiana Jones, qui n’est pas tant la sombre merde qui tout le monde veut bien le penser.
Les extraterrestres ont débarqués ! Je les ai vus : ils sont tout bleus (de Klein ; pas Gérard, l’autre) et ne parle pas. Ils veulent apprendre nos us-et-coutumes et se fournissent en méthode Assimil, mais on choisit «Comment devenir une méga-star» plutôt que le Polonais en 80 leçons. Ils ne communiquent qu’en tapant sur des tuyaux, des tambours et des cordes de piano…
Je dois avouer que j’avais une mauvaise image du Blue Man Group : de part ma culture Mac, ils ont été dans les années 90 le symbole des processeurs Pentium pour PC. Et je ne m’y suis jamais intéressé. Et puis, je les ai vus intervenir dans un épisode du Drew Carey Show (une de mes séries préférées qui passait sur la chaîne Comédie!), avec leur démarche bizarre, à mi-chemin entre un robot et ayant un balais dans le luc. Lors d’une escapade à Las Vegas en 2005 je découvre que ces mecs-là existent toujours, que sont de vrais artistes et qu’ils ont un show apparemment apprécié et installé. Pour finir, un bon ami musicien m’offre pour mon anniversaire un de leur DVD. Je découvre et j’apprécie ce show : entre concert rock, pantomime, installation et performance.
How To Be A Megastar est une évolution (2.1) de ce même DVD. Beaucoup de chose en plus (le télé-achat trash, Floppie le clown…), mais surtout une adaptation complète en français (même les chansons en anglais étaient traduite sur les écrans géants). Complètement interactif (j’ai reçu un médiator, comme à un vrai concert de rock !) : jouant avec le public (en crachant peinture ou chamallow sur des t-shirts offerts,…), avec le groupe de rock présent sur l’arrière-scène (à coup d’extincteur, avec une cabine insonorisée pour guitariste soliste,…),…
On se gausse tout du long et on trouve étrange la profondeur et la tristesse des paroles des chansons par rapport à l’ambiance du show. On aime les clins d’œil à la culture française des ses extraterrestres américains bleus (Gainsbourg, Piaf,…). On trouve ça dommage qu’il n’y ait pas plus de monde et que le public français soit un peu mou du gland. C’est là qu’on se dit que des shows à l’américaine, c’est génial chez nous, mais ça doit être mieux aux États-Unis.
Alors que nous étions dans un bus pour nous rendre à Hôtel de Ville (et manger à Galerie 88), le chauffeur s’arrête à un feu (rien d’anormal jusque là), sort et nous laisse en plan dans le bus, le moteur allumé, traverse l’avenue, va s’acheter des clopes, retraverse l’avenue et revient juste au moment où le feu passe au vert.
Ça nous a surpris ; on a trouvé ça culotté, qu’en même. Faut qu’il ait confiance aussi, parce que n’importe qui aurait pu prendre le volant et nous foutre dans la Seine. Mais imaginez l’étrange impression que ça peut laisser… Du coup, je l’ai applaudi.