Une fois n’est pas coutume, je vais parler d’un film en avance (simplement parce que je l’ai vu en Angleterre et qu’il n’est prévu en France que pour le 10 août.
Ne vous arrêtez pas au titre français (qui encore une fois est une daube…).
On m’avait dit que c’était un Very Bad Trip au féminin. Le problème est que je n’ai pas vraiment aimé Very Bad Trip. Quelques trucs m’avaient fait rire, mais je trouve que ce film ne méritait pas le succès qu’il a rencontré.
En fait, mise à part la scène de l’essayage des robes, rien ne permet de l’assimiler à VBT. L’humour y est plus fin (parfois), la mise en scène moins huilée, donc plus charmante, les acteursrices sont fabuleuses et extrêmement drôles… Cette révision de la préparation d’un mariage est assez fraîche («et ça se voit…»). Le film en est même touchant avec cette histoire entre Chris O’Dowd (Roy dans The IT Crowd), flic sympa et amoureux et Kristen Wiig (actrice, mais aussi co-scénariste), demoiselle d’honneur paumée.
Une bonne comédie pour passer une soirée d’août, s’il fait le même temps pourri qu’en ce moment !…
Cette semaine, je suis allé voir le seul one man show en anglais sur la place de Paris. Du vrai stand-up pendant une grosse heure où le parisien type, l’américain moyen et un peu tout le monde finalement, en prennent plein la gueule.
Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu autant mal aux zygomatiques : je n’ai pas arrêté de rire. Même si le show a quelques faiblesses d’écriture, c’est tout de même d’un excellent niveau.
Petite précision, pas besoin d’être bilingue, Olivier Giraud parle avec un accent français qui permet à tous de comprendre.
Une fois n’est pas coutume, je vais parler d’une vieille série trop peu connue, mais qui fait partie de mes séries fétiches.
On le sait, les Américains ont un peu de mal avec l’auto-dérision. Et c’est un peu ça qui a tué Action. Cette série, créée par Joel Silver (producteur de 48 heures, les Arme fatale, les Die Hard, les Matrix, Kiss Kiss Bang Bang, V pour Vendetta…) retrace la vie d’un producteur à succès, arrogant et détestable à Hollywood qui, suite à l’échec de son dernier blockbuster, tente de remonter un film avec tous les coups tordus que cela puisse comporter.
Peter Dragon et ses “Bitches”
Peter Dragon (joué par le loquace Jay Mohr) dépasse toutes les limites du politiquement correct et excelle dans sa répartie vacharde et les attitudes vicieuses. On ne devrait pas l’aimer, mais c’est tellement un connard de bout en bout qu’on l’envie presque ! Il assume complètement sa «connardise» et en profite pour en mettre une couche par-ci par-là à la société américaine, aux politiques, etc. Une vraie diatribe, cachée sous une tonne de conneries, de dialogues délectants et de jurons !
Entouré d’une bande d’incapable, il tente de monter une suite à son film raté, avec tous les clichés des films d’action hollywoodiens : gros bras, blonde à forte poitrine, explosion à n’en plus finir, violence, etc. Mais avec tous les soucis qui vont autour : premier rôle sortant d’une désintoxication ratée, actrice en surpoids, réalisateur qui clamse, plus de budget…
La série est bourrée d’invités, qui pour la plupart joue leur propre rôle (Salma Hayek, Keanu Reeves, Sandra Bullock…), mais dans des situations un peu extrêmes (voir seconde vidéo).
Ça n’a tellement pas marché au États-unis, que la Fox n’avait pas diffusé l’intégralité des épisodes. En France la série est passé sur Canal Jimmy il y a dix ans, mais on peut heureusement la trouver en intégralité en DVD, non censurée (attention, à ne pas mettre entre toutes les mains, le langage est très vert !)
Voici quelques vidéos de mise en bouche (VO sans sous-titre). Tout d’abord, un procès intenté contre Peter Dragon et la violence dans ses films…
Puis une Guest Star qui vient régler ses comptes avec Dragon…
Zep, c’est le mec que j’aurais adoré être. Il a l’air sympa, il est plutôt beau gosse, il fait de la BD, il a du succès, il fait de la musique, il a largement moins du succès qu’avec la BD… Il a créé un personnage qui est devenu culte.
J’adore Titeuf, mais Zep ne se résume pas au blondinet à houpette (pas Tintin…). J’aime cette facette de Zep qui est la version plus «adulte». Lorsque je dis «adulte», ça ne veut pas dire qu’il pert son humour à deux balles, mais plutôt que les blagues sont plus dirigées pour un public adulte. J’ai aimé les Filles électriques, qui m’a replonger dans mes années lycées ; j’ai dévoré l’Enfer des Concerts qui me rappelle les virées concerts et tout le tintouin ; J’ai été captivé par Découpé en tranches qui donne un angle beaucoup plus personnel aux dessins de Philippe Chappuis (alias Zep).
Qu’en est-il lorsqu’il s’attaque au sexe ?
Il en ressort un livre super drôle, sans limite, mais qui ne part pas dans le trash. L’humour est le même, le style est le même. On dirait du Titeuf, vingt ans plus tard. On se demande quand même parfois quelle est la proportion autobiographique dans cette œuvre… !
Plongez-vous dedans et riez avec des tonnes de nichons, d’érections, de poils et d’autres trucs salaces.
…ce qui pousse certaines personnes à chercher ces mots dans les moteurs de recherche. Le pire, c’est que parfois je n’arrive pas à comprendre pourquoi ça les redirige vers mon blog.
J’en avais déjà parlé, mais voici un petit florilège (avec fautes originales) de ces derniers temps :
2008/2009 | 2 saisons, 12 épisodes (en production) ★★★★★
Bon, après voir bassiné tout le monde (à raison) avec The IT Crowd, voici une nouvelle série qui déchire sur E4, chaîne de la TNT anglaise (spéciale dédicace à Mr. Malinois et Pois chiche). Elle aussi ne comporte que six épisodes par saison.
Une bande de quatre copains dans un lycée public en Angleterre. Pas les mecs à la cool, ni les losers, ceux qui sont entre-deux (d’où le titre). Will, le nouveau, fraîchement arrivé d’une école privée (qui a tendance à ne pas savoir comment se comporter pour être «cool»), Simon, le plus normal, mais qui est mordu de son amie d’enfance et ça l’amène à faire un peu n’importe quoi, Jay, le plus trash qui ne parle que de cul et de trucs dégueulasses, et Neil, l’idiot du groupe (qui ne comprend rien et fait gaffes sur gaffes).
Tout y passe, les relations amoureuses, les gros connards, l’alcool pour les mineurs, les fantasmes sur les mères des copains, les petites (et grosses) humiliations d’ados… Une sorte d’American Pie ou SuperGrave en beaucoup plus subtil, plus drôle et plus réaliste (enfin, ça dépend pour le dernier…). Et finalement, on se dit qu’on est content d’avoir fait notre scolarité en France !…
Cette série a tout de même été créée par les mecs qui ont lancé Ricky Gervais (The Office, Extras…) et Sacha Baron Cohen (Borat, Ali G…). Ils ont gagné une récompense l’an dernier et un pilote pour une version américaine est déjà en préparation.
J’en ai déjà parlé, une des meilleures séries du moment (pas au point de concurencer The IT Crowd, mais ils ne boxent pas du tout dans la même catégorie) : Dexter reviendra pour une troisième saison aux États-Unis sur Showtime le 28 septembre. Ils nous offre un petit trailer pour nous mettre en haleine (âmes sensibles s’abstenir)…
Sweeney Todd, The Demon Barber of Fleet Street
2008 ★★★★☆
Je l’ai déjà dit : j’aime Tim Burton. Et il me l’a bien rendu en faisant des films qui, pour la plupart, ont répondu à mes attentes, et ce depuis Beetlejuice. Même le décrié Mars Attacks ou le impopulaire Ed Wood (j’ai juste un problème avec Corpse Bride, mais c’est une autre histoire).
L’affiche de cette adaptation de comédie musicale de Broadway (elle-même adapter d’un livre) fait saliver à l’avance : Johnny Depp en barbier amoureux déchu qui revient après s’être échappé au bout de 15 ans de bagne, pour se venger du juge Turpin qui l’avait fait enfermer pour lui piqué sa femme. Connard de juge (Alan Rickman, au passage qui a qu’en même la classe internationale).
Et là, ça commence à saigner ! Ça gicle, ça éclabousse, c’est gore… et ça fait rire ! De voir de telles horreurs sur fond musical crée un décalage tel, qu’on en rit (entrecoupé de «beurk !», mais on rit vraiment) et le duo Depp/Bonham-Carter fonctionne parfaitement (alors que je ne suis pas plus fan que ça de la dame). La scène où ils regardent ensemble dans la rue quelles seront leurs prochaines victimes est fabuleuse !
Il faut bien le dire, le film fonctionne de bout en bout. Seuls certains passages musicaux semblent un peu long,… répétitif serait plus juste («Johanna, I fell you…»). Mais l’ensemble se tient ; on reste scotchés à nos fauteuils et on regarde (et parfois, on ne regarde pas !… «beurk !») ; on prend du plaisir ; on en redemande presque !
Super-Johnny a encore une fois réussi son coup : un film de plus à son actif dont il n’aura pas à avoir honte (Salaud ! Bien gaulé, bon acteur et bon choix de films. Je le déteste finalement !).
Ça faisait quelques temps que je n’étais pas allé au ciné et j’ai même raté pas mal de films que je voulais voir. Du coup, de dépit, je suis allé voir le dernier film des frères Farrelly (ceux qui nous avait pondu le déjanté Mary à tout prix).
Un quarantenaire n’ayant jamais su s’engager rencontre une femme formidable et l’épouse un peu trop rapidement. Elle s’avère être, pendant le voyages de noces, pas tout à fait comme il l’imaginait.
On rit. On dit “beurk”, “aaaah” ou “oh le con !” selon les scènes. Mais on rit toujours. Même lorsque le côté comique du film s’estompe pour faire place à la vraie histoire d’amour du film ; ça passe vite et on retombe dans la comédie.
On reste jusqu’à la fin du générique car on se dit, à raison, qu’ils n’ont pas pu faire autre chose que mettre une dernière scène.
C’est très con. Un peu gore. Mais on en rit. C’est pas un grand film, mais c’est un bon moment. Aucun besoin de le voir au ciné (à moins d’avoir une carte illimitée), surtout pas pour voir les poils pubiens de l’actrice principale en gros plan…
Saison 1, 12 épisodes ★★★★★
Saison 2, 12 épisodes ★☆☆☆☆
Saison 3, 12 épisodes – pas vue
J’aime le trash et le politiquement incorrect. J’admire l’auto-dérision et quand on parvient à avoir le recul nécessaire pour se moquer de soi-même. Mais j’apprécie encore plus les américains qui soulignent les travers et lacunes de leurs congénères. C’est pour cela que j’ai aimé Action. C’est pour cela que j’aime Californication.
L’idée de base était de faire un Sex & The City, version masculine et à Los Angeles, plutôt qu’à New-York. On retrouve un David Duchovny (Mulder de X-Files) en écrivain ayant perdu sa plume, mais pas sa langue, sa fille et sa femme se sont barrées (cette dernière projetant de se marier avec un mec tout à fait détestable), il reste imbibé d’alcool et fumé de quelques autres stupéfiants et baise à tout va. On pourrait complètement le détester ; on va l’adorer.
Duchovny est crédible et étonnant dans ce rôle, ça lui va comme un gant. Un vrai bonheur. Rien à voir avec l’agent un peu chiant du FBI chercheur d’extra-terrestres. On se prend à aimer ce raté qui, poussé par son agent, tient un blog pour Hell-A Magazine (notez le jeu de mots) sur les mœurs de ses congénères. Mais c’est loin d’être l’axe principal de la série !
C’est trash, assez chaud (on voit tout type de seins : naturels, refaits, râtés,…), très corrosif, ultra second degré. Cette série est déjà culte avant même la fin de sa diffusion.
À noter, la présence de Madeline Zima dans le rôle de l’ambigüe Mia. C’était la petite de la Nounou d’Enfer qui a bien grandi depuis… De partout.
À regarder dès que la série passe en France (pas prévue pour le moment, mais sur un Canal Jimmy, ça le ferait).
[édition du 28 février 2010] Je rétrograde cette série. Autant la première saison était excellente, autant ils auraient dû s’arrêter là. Depuis la série tourne en rond et tombe comme un soufflé raté. Dommage.