Fiona Apple

Fiona Apple Puisque le moral est au plus bas, puisque tout n’est que tristesse et que le gris froid de nos journées ne nous aide pas vraiment à contracter les zygomatiques nécessaires à former un sourire sur nos lèvres sans faire craquer nos gerçures, je continue dans ma série «Il y a des choses qui sont comme des rayons de soleil dans mon cœur et qui réchauffent mes hivers mieux que des pantoufles fourrés en laine de lézards musqués des Galápagos», plus communément appelés «Trucs que j’aime» !

J’aime Fiona Apple et ce, depuis le début. Je ne l’aime pas d’amuûur, ni parce que je lui ferais bien des trucs qu’on s’abstient de dire en présence des enfants (ou seulement par code, mais je m’égare…), mais j’aime sa créativité et son langage : J’aime sa musique.

Fiona Apple - Tidal - 1996 J’ai acheté son premier album après avoir lu une colonne qui lui était consacrée dans le Le Monde de mon père (on est en hiver 1996). L’article me séduit et me donne envie de découvrir cette jeune artiste (18 ans à l’époque) qui marqua le rédacteur de l’article par sa maturité musicale. J’achète donc le-dit album à sa sortie, quelques semaines après, je me souviens, à la Sonothèque de Brest, en vacances chez ma mère (Il faut préciser qu’en ce temps-là, je ne m’abreuvais de Dream Theater (déjà !), Suicidal Tendencies et de Megadeth, donc plutôt du côté obscur de la Force). Tidal, c’est le nom de ce premier album, reste un de mes disques préférés encore aujourd’hui.
Elle y a écrit et composé des titres magnifiques que son grain de voix et son jeu de piano jazzy subliment à chaque mesures. elle est douée la bougresse et on ne peut aucunement savoir qu’elle n’a que 18 ans en l’écoutant.

Le plus dur a été le jour où j’ai appris qu’elle était en concert à Paris… 2 jours trop tard. Sniff.

Fiona Apple - When The Pawn… - 1999 En 1999 sort son deuxième album, produit par Jon Brion (le compositeur de la musique du film Eternal Sunshine Of A Spotless Mind) : When The Pawn
Le vrai titre étant sans doute le plus long de la musique moderne : When the pawn hits the conflicts he thinks like a king what he knows throws the blows when he goes to the fight and he’ll win the whole thing ‘fore he enters the ring there’s no body to batter when your mind is your might so when you go solo, you hold your own hand and remember that depth is the greatest of heights and if you know where you stand, then you know where to land and if you fall it won’t matter, cuz you’ll know that you’re right.
Beaucoup moins personnel que le premier, cet album n’en est pas moins bien. La production de Brion donne une sonorité jazz-pop néo-rétro. Elle prend beaucoup plus de risque et cet album est moins accessible que le premier (mais ça reste dans le même genre, elle ne s’est pas mise au trash métal, non plus !…).

Je ne crois pas qu’elle soit venue en Europe faire des concerts pour cet album, à mon grand désarroi.

Fiona Apple - Extraordinary Machine - 2005Puis arriva la traversée du désert. J’y vais un peu fort, mais c’est un peu ça qu’en même. En 2002, un troisième album, lui aussi produit par Brion (donnée importante), est prêt. Mais la maison de disque considère qu’il n’y a pas de tube potentiel dessus et bloque la sortie. Et c’est un combat qui va durer 3 ans (pétitions de fans et manifestations devant le siège de Sony, fuite de l’album original sur internet) pour au final changer de producteur (mais pas de morceaux) et le sortir à peine différent de la version de Brion (je hais les maisons de disque). Donc Extraordinary Machine sort. Beaucoup plus fun et léger que ses deux prédécesseurs, il est presque plus expérimental au niveau des arrangements (sans doute ce qui rebutait Sony), mais complètement accessible.

Fiona aux Folies Bergères Et puis, coup de chance, j’apprends qu’elle vient en Europe faire deux concerts exceptionnels : un à Londres et un à Paris, aux Folies Bergères. Je prends ma place et assiste à un fabuleux concert. Elle confirme plein de choses que je pensais d’elle : elle a un indiscutable talent et est surtout folle comme un lapin ! Elle bouge dans tous les sens lorsqu’elle n’est pas derrière son piano, un peu comme un pantin désarticulé (Woody !?). Mais elle chante et joue du piano comme personne et c’est ça que j’aime.
je ne ferai pas de résumé du concert, certains s’en charge bien mieux (comme Seb par exemple). j’ai hâte qu’elle revienne faire un tour par chez nous.

Elle a aussi participé à d’autres projets et à des bandes originales de films, notamment une magnifique reprise de « Across The Universe » des Beatles (sur la BO de Pleasantville) et dernièrement la chanson de Sally dans la version 3D remasterisée de l’Étrange Noël de monsieur Jack.

» Le site officiel de Fiona Apple
» Fiona sur Wikipedia France
» Fiona sur MySpace (avec lecteur audio)
» Le groupe Facebook « My favorite kind of Apple is Fiona »

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