J’ai du mal avec les gens bourrés

Les bubulles à consommer avec modération Qu’on évite tout de suite tout malentendu : je n’ai rien contre les gens bourrés et le mariage dont je vais parler était très bien.

Donc j’étais à un mariage samedi. D’habitude, les combats de table commencent à dégénérer à partir de la moitié du dîner, voire seulement entre le fromage et le dessert («C’est à bâbord, qu’on chante le plus fort !…»). Chargés par un vin d’honneur + un apéritif, certains sont arrivés à table dans un état bien avancé. Mais toujours rien à redire. C’est normal, c’est la fête.

Il y avait ce mec (avec qui j’avais discuté pendant le vin d’honneur et que j’avais trouvé sympa) qui, en plus de parler largement trop fort, ne s’arrêtait plus. Je me suis même pris à plaindre sa femme qui avait l’air d’avoir du mal à faire face à «l’ampleur» de son mari. Qu’il ne prenne pas la mesure du dérangement qu’il occasionnait, même quand les mariés lui demande de mettre la pédale douce, soit ; il était bien imbibé (le fait qu’il soit breton n’a aucun lien…). Ce n’est même pas ça qui m’a le plus gêné (même si je m’en serais bien passé).

Mais au fromage, sa femme (qui avait dû le rattraper sur les dose de liquide) s’est insurgée lors d’une conversation où je lui demandais son avis (à savoir si sur une brochure vantant les mérites de la ferme restaurée où nous festoyions, il n’aurait pas été plus judicieux de mettre les photos plus grandes qu’un timbre-poste) en me traitant de capitaliste prétentieux pour faire court. Que mon ego soit touché, je m’en fous, j’ai l’habitude ; en même temps, elle n’a pas fondamentalement tort. Mais qu’on commence à politiser une conversation anodine et qui n’existe que par pur politesse… WTF!? J’aime à penser qu’on peut faire un travail de graphiste qui ne soit pas forcément la manne des capitalistes ; aider les petits commerçants à avoir la même com qu’un grand groupe pourrait avoir ; leur donner une identité qui leur permettent d’affirmer leur singularité. On pourrait en débattre pour savoir où se trouve la limite, etc. Ce serait intéressant. Mais se faire juger par une personne bourrée parce qu’elle ne contrôle plus ses penchants révolutionnaires. Je passe.

Ça m’a un peu gâché la soirée, mais je m’y ferai peut-être un jour aux propos déplacés des gens, avec encore plus de compassion s’ils ont bu. Ou pas.

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3 réflexions sur “J’ai du mal avec les gens bourrés

  1. Rien que de lire ton post, je me suis identifié… et je me suis énervé tout seul !
    J’ai top souvent eu ce genre d’expérience.
    L’alcool n’est en aucun cas une excuse à la bêtise !

    et en plus, je déteste les Bretons !

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