Frost/Nixon, l’Heure de vérité

Frost/Nixon
2008
★★★★

Frost/Nixon D’habitude, je ne suis pas très fan des films retraçant des bouts d’Histoire ou biographique. Les réalisateurs ont tendance à vouloir trop en mettre et rendent le film indigeste et plat. S’attaquer à cette fameuse interview de Nixon déchu était donc risqué. Surtout lorsque la réalisation est signée Ron Howard, qui est capable du meilleur comme du pire.

Imaginez donc mon état de surprise lorsque je me suis rendu compte au cours du film que j’étais complètement pris par cette histoire. Howard l’a traitée comme un vrai/faux documentaire. Toutes les scènes de fiction/reconstitution sont entrecoupées de bouts d’interviews des personnages. En découle un montage dynamique, sans aucun temps mort. C’est bien simple, en sortant, on pensait que le film avait duré une heure et demi alors qu’il en fait un peu plus de deux. Le mélange d’images d’archives et le traité vieilli du film rend les choses encore plus crédibles et on a réellement l’impression de voir un documentaire d’époque. Les situations cocasses y sont aussi légion et on se prend à rire à plusieurs moments.

Frost/Nixon - le cast

Le dénouement de cette interview (et donc du film) a beau être ultra connu, Howard parvient tout de même à mettre une grosse dose de suspense ; on ne sait pas très bien comment Frost (l’animateur de talkshows britannique) va se dépatouiller d’un Nixon qui a réponse à tout et qui joue lui aussi sa vie et sa carrière. Le duel est vif et les répliques fusent ; la joute verbale des deux hommes est semblable à un match de boxe en quatre rounds, à coup de déstabilisations, on ne sait pas bien qui va finir en KO.

Que dire de Frank Langella (Nixon) et Michael Sheen (Frost). Howard n’a pas voulu utiliser de maquillage ou de prothèse pour que les protagonistes soient ressemblants, mais nul besoin, on identifie très bien l’ancien président des États-unis (surtout grace à sa diction), j’en avais presque oublié à quoi le vrai ressemblait ; quand à Frost (ne le connaissant pas), mon anglaise me confirme qu’il a la même façon de parler et de bouger. Le mimétisme est là, assez pour que cela sonne juste. Les seconds rôles ne sont pas en reste : Kevin Bacon en «groupie», Sam Rockwell en journaliste voulant faire tomber Nixon à tout prix…

Pour résumer, très bon film qui me fait réviser mon jugement sur les films historiques. N’hésitez pas à aller le voir.

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