Avengers

The Avengers
★★★★★

Joss Whedon revient. Et on lui a confié le plus complexe des films de super-héros à réaliser. 9 personnages principaux, plusieurs actions simultanées et un budget record dépensé dans de la peinture verte.

Les difficultés était de rendre digeste ce super-amalgamme de biscotos/milliardaire/mutants/super-combattants/dieu, conserver le caractère des personnages précédemment filmés (en développant les plus méconnus d’entre eux comme Black Widow, Hawkeye, Agent Coulson…), redorer le blason de Banner/Hulk (que deux films n’ont pas réussi à honorer).

Je dois bien avoué que c’est vraiment réussi. La mise en scène est parfaite, on comprend tout dans les diverses actions parallèles. Même la dernière grosse baston finale. Les personnages ont une vraie profondeur (sauf peut-être Thor qui se retrouve en retrait, mais c’est sa faute si on doit faire appel aux Vengeurs). Et Hulk est le vrai pivot de ce film ; vous ne soupçonniez même pas le potentiel comique du géant vert. On pourrait presque faire regarder ce film à quelqu’un qui n’aime pas les super-héros et qui n’a vu aucun film Marvel avant.

Mission réussie pour Whedon. Je suis assez sûr qu’on va faire appel à lui pour de prochains films de la série (ça rattrapera son ratage de Serenity qui a mal passé le cap du grand écran).

Sherlock Holmes : Jeu d’ombres

Sherlock Holmes: A Game of Shadows
2012
☆☆☆☆

Je ne vois pas pourquoi je m’obstine. Bon, on m’avait invité à aller voir ce second opus de Sherlock Holmes vu par Guy Ritchie.

C’est moins brouillon que le premier (on comprend plus facilement l’intrigue), la réalisation « clipesque » ne me sied toujours pas, Downey Jr. surjoue étonnamment moins, Law est toujours aussi insipide. Il n’y a vraiment que Stephen Fry qui est là pour relever le niveau.

Regardez plutôt l’excellente version 2011 de la BBC pour apprécier un bon Sherlock (j’en parle ici puisque la saison 2 débarque sur France 4).

Autres regardages

The Artist

2011
★★☆☆☆

J’arrive après la guerre, mais je dois bien avouer que je n’étais pas allé voir The Artist lors de sa première sortie ; pas faute d’envie, mais faute de temps (comme vous avez pu le constater si vous suivez ce blog, je ne vais plus autant au cinéma qu’à une époque).

J’étais curieux de voir si le battage était justifié ou si c’était juste l’originalité du concept qui l’avait déclenché.

À vrai dire, je pense que c’est le culot de faire un film « muet » en noir et blanc à l’époque où la 3D commence à décoller (péniblement) qui a surtout séduit (le comité des Oscars notamment). Je pense aussi que le fait de ne pas connaître Jean Dujardin les a aidé à être surpris (ce n’est à mon goût pas le film où il joue le mieux). Le scénario est classique (voire poussif ?), la réalisation est soit trop moderne, soit pas assez ancienne (les mouvements de caméra et cadrage sont parfois trop travaillés comparer au concept de film muet). Je trouve qu’il y a aussi quelques temps morts. Mais surtout, je n’éprouve aucun attachement au personnage de George Valentin (Dujardin)  il se met tout seul dans la merde et tout est de sa faute jusqu’au bout ! Bien fait pour lui ! Aucune compassion. Et c’est un peu le goût que me laisse le film, il ne m’a rien provoqué ; pas d’émotions, ni positive, ni négative.

La vrai star du film, c’est plutôt Jack, le chien (Uggie dans la vraie vie). Ressort comique de bien des scènes. Bérénice Bejo s’en sort bien aussi (même si je trouve qu’elle devrait d’épaissir un peu…).

Je salue le culot, je salue moins le film.

Autres regardages

La Dame de Fer

The Iron Lady
2012
★★☆☆☆

Invités à la projection d’un label des spectateurs UGC, c’est sans rien savoir du film que nous allions visionner que nous nous sommes installés dans la salle.

Au lancement du film, j’émis intérieurement un « ouf ! » de soulagement quand je vis que c’était un film anglais (Film 4). Non pas que je sois allergique à tout autre chose, mais c’est plus facile pour mon anglophone de femme de voir du français ou de l’anglais qu’un film ouzbek sous-titré.

Le film s’ouvre sur Meryl Streep grimée en petite vieille allant acheter son lait. La Dame de Fer et de calcium, sans doute.

Le film raconte l’ascension de cette fille d’épicier au rang des conservateurs jusqu’à devenir la première (et seule à ce jour) femme premier ministre de la Grande-Bretagne. Aux travers de flashbacks plus ou moins adroits, 3 époques se dessinent (avant, pendant et après).

J’ai trouvé le film parfois brouillon et les mélanges d’époques un peu trop mal amenés. Je l’ai trouvé trop superficiel et m’a rarement touché (en bien ou en mal). Il se laisse regarder et ne m’a provoqué ni aversion, ni passion pour le personnage ou son histoire.

Meryl Streep l’interprète cependant très bien, mais la mise en scène et le montage m’ont laissé insensible. Je ne suis pas vraiment rentré dedans.

Un peu déçu. Dommage.

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Crazy, Stupid, Love

2011
★★★☆☆

Présenté comme la comédie romantique de la rentrée, je me permets de ne pas être d’accord. Pas tant sur le côté qualitatif, mais sur le terme « romantique ». On est loin d’un meg-ryanisme ou d’une sarah-jessica-parkerette. On est finalement plus proche du théâtre de mœurs, avec son lot de coups de théâtre et de situations tordues.

On rit beaucoup, il y a même quelques scènes susceptibles de devenir cultes. Même si la fin est assez téléphonée et un peu trop « fleur bleue », ça passe, car la direction prise est finalement intéressante (surtout comparée à sa propre histoire).

Ne vous privez pas d’y aller, ne serait-ce que pour ces quelques scènes délicieuses (le mini-golf, le shopping).

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Un Jour

One Day
2011
★★★☆☆

Je dois avouer, je suis allé voir ce film à reculons. J’aime beaucoup Anne Hathaway (surtout depuis Love & Autres Drogues…), mais elle ne choisit pas que de bons films.

C’est l’histoire d’une relation (amicale ?) entre elle (Emma) et Jim Sturgess (Dexter), tous les 15 juillet pendant plus de 20 ans. Une sorte de Quand Harry rencontre Sally, mais sous forme de drame.

C’est finalement pas mauvais du tout, même si Anne Hathaway a reçu le prix du « pire accent anglais » pour cette prestation.

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La Planète des Singes : les Origines

Rise of the Planet of the Apes
2011
☆☆☆☆

À quoi bon essayer de raconter comment la Terre est devenu la Planète des Singes (l’original, celui de Pierre Boule). Surtout dans un film aussi plat. Franchement, aucun intérêt. Même pas pour Freida Pinto qui n’y ait même pas mis en valeur (il faudra qu’elle choisisse mieux ses films si elle veut faire une belle carrière). Et James Franco ne sera sans doute pas le prochain bellâtre d’Hollywood comme certains l’annonçaient : il joue pire que Ben Affleck, c’est dire.

Insipide et inutile. Même Tim Burton avait fait mieux.

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