La corne aux doigts

Plus d’un an depuis mon envie. Ça y est, j’ai passé le pas et me suis acheté une belle basse Fender Precision 50s, modèle Mexico. Pas une américaine (trop chère), mais pas une coréenne non plus (trop pourrie). Elle a un beau son bien rond ou piqué si je le souhaite ; la polyvalence même. Et j’en remercie les bons conseils de mes amis et les mexicains qui l’ont assemblée avec leurs petits doigts.

J’ai juste à me dérouiller un peu les doigts jusqu’à ce que la corne réapparaisse et après je penserai à rejoindre un groupe ou à en remonter un, si le courage me prend. À bientôt au détour d’une scène…

Sherlock

2011 | 2 saison (3e commandée), 6 épisodes
★★★★★

Pas vraiment une série, plus des téléfilms par salve (3 épisodes de 90 mn par saison) !

Quand le producteur de Dr. Who (que je n’aime pas) décide de s’attaquer au mythique Sherlock Holmes, ça donne une transposition (réussie) au XXIe siècle. On y retrouve Sherlock accro aux SMS, Watson militaire vétéran revenant d’Afghanistan, Moriarty à la pointe de la technologie…

Cette réécriture donne un coup de jeune à cette œuvre que même Guy Ritchie n’a pas réussi à relever vraiment… Cela peut sembler déroutant au début, mais on s’y fait assez vite, surtout grâce à la fidélité des romans de Sir Arthur Conan Doyle.

Au niveau des acteurs, le pari de prendre des acteurs peu connus est osé, mais payant. Benedict Cumberbatch (Sherlock) est tout juste hallucinant. Sa voix, sa prestance ! En plus, en regardant sa filmographie, on s’aperçoit qu’on l’a déjà vu quelque part (ou qu’on va le voir bientôt…). Watson est joué par Martin Freeman, que vous avez sans doute déjà vu en doublure lumière pour film porno dans Love Actually. Moriarty, le grand méchant qu’on ne voit pas tout le temps, est flippant à souhait.

Benedict Cumberbatch (Sherlock) & Martin Freeman (Watson)

On y retrouve des trames et des histoires qu’on connait déjà plus ou moins (Le Chien des Baskerville), mais la touche XXIe siècle fonctionne parfaitement et les intrigues peuvent être complexes, mais digestes puisque diluée en 90 minutes. Les premiers et derniers épisodes de la deuxième saison sont jubilatoires et tellement bien écrits et joués.

Au niveau montage, on est dans du moderne, mais sans excès. Les effets spéciaux (incrustations de texte notamment) sont assez ingénieux. Les phases de réflexion de Holmes sont plus proches des infographies des Experts que d’une introspection !

La BBC a encore une fois assuré et financé une superbe série. À quand un producteur français avec des cojones et des pépettes pour moderniser Arsène Lupin ou autres succès français ?

  • À voir en France sur France 4 (en ce moment), puis sur France 2 un peu plus tard.

Sherlock Holmes : Jeu d’ombres

Sherlock Holmes: A Game of Shadows
2012
☆☆☆☆

Je ne vois pas pourquoi je m’obstine. Bon, on m’avait invité à aller voir ce second opus de Sherlock Holmes vu par Guy Ritchie.

C’est moins brouillon que le premier (on comprend plus facilement l’intrigue), la réalisation « clipesque » ne me sied toujours pas, Downey Jr. surjoue étonnamment moins, Law est toujours aussi insipide. Il n’y a vraiment que Stephen Fry qui est là pour relever le niveau.

Regardez plutôt l’excellente version 2011 de la BBC pour apprécier un bon Sherlock (j’en parle ici puisque la saison 2 débarque sur France 4).

Autres regardages

The Artist

2011
★★☆☆☆

J’arrive après la guerre, mais je dois bien avouer que je n’étais pas allé voir The Artist lors de sa première sortie ; pas faute d’envie, mais faute de temps (comme vous avez pu le constater si vous suivez ce blog, je ne vais plus autant au cinéma qu’à une époque).

J’étais curieux de voir si le battage était justifié ou si c’était juste l’originalité du concept qui l’avait déclenché.

À vrai dire, je pense que c’est le culot de faire un film « muet » en noir et blanc à l’époque où la 3D commence à décoller (péniblement) qui a surtout séduit (le comité des Oscars notamment). Je pense aussi que le fait de ne pas connaître Jean Dujardin les a aidé à être surpris (ce n’est à mon goût pas le film où il joue le mieux). Le scénario est classique (voire poussif ?), la réalisation est soit trop moderne, soit pas assez ancienne (les mouvements de caméra et cadrage sont parfois trop travaillés comparer au concept de film muet). Je trouve qu’il y a aussi quelques temps morts. Mais surtout, je n’éprouve aucun attachement au personnage de George Valentin (Dujardin)  il se met tout seul dans la merde et tout est de sa faute jusqu’au bout ! Bien fait pour lui ! Aucune compassion. Et c’est un peu le goût que me laisse le film, il ne m’a rien provoqué ; pas d’émotions, ni positive, ni négative.

La vrai star du film, c’est plutôt Jack, le chien (Uggie dans la vraie vie). Ressort comique de bien des scènes. Bérénice Bejo s’en sort bien aussi (même si je trouve qu’elle devrait d’épaissir un peu…).

Je salue le culot, je salue moins le film.

Autres regardages

La voiture de demain…

… n’est pas encore là.

Les grandes marques de voiture l’ont annoncé : elles passent à l’électrique pour la planète.

On va donc nous faire croire que la technologie qu’on nous promet depuis plus de trente ans arrive enfin alors qu’elle n’a pas vraiment évoluée depuis. Les inconvénients sont toujours les mêmes : la taille et le poids des batteries, le rapport temps de charge/autonomie est toujours une hérésie et j’ai du mal à me voir tirer une rallonge depuis le quatrième étage de mon immeuble pour pouvoir brancher ma voiture la nuit. Avec un peu de chance, un voisin détournera le courant pour sa machine à laver… pas viable pour le grand public en l’état. L’installation de prise de recharge aux places de parking est quasi inconcevable. Et puis lorsque le pétrole aura complètement disparu de la surface du globe (dans pas si longtemps d’après certains experts…), je pense que le prix de l’électricité augmentera à vue d’œil.

Seulement, la voiture électrique ne me semble pas tellement plus écolo. Parce que faire venir les composants des batteries d’un bout du monde par cargo, jusqu’aux chaînes de fabrication à l’autre bout, je n’ai pas l’impression que le bilan carbone soit si bon… Et pour recycler les batteries… ? je peux les rapporter à mon Monoprix ?

Même topo pour les voitures hybrides. Les fabricants se rachètent une conduite (ah, ah…) en proposants des modèles à deux moteurs parallèles… même Lexus (!) proposent des grosses bagnoles hybrides qui consomment moins d’essence, mais qui en consomme toujours plus qu’une voiture normale. Cherchez l’erreur. Une Prius (hybride) conduite de manière un peu dynamique consomme plus de carburant qu’une BMW (essence) à régime égal (testé par Top Gear). Ça laisse rêveur.

L’idéal serait une voiture électrique qui produit elle-même son énergie (ça existe, mais ça coûte plusieurs bras). Avec un système de pile à combustible ou un truc du genre. En gros le moteur à hydrogène produit du courant pour alimenter la voiture  ça permettrait de retrouver l’autonomie de nos « pétroleuses ». Avantage : on rejette de l’eau. On pourrait alors concevoir un moteur qu’on alimente d’eau, qui se retrouve séparée en hydrogène d’un côté et oxygène de l’autre ; le moteur utiliserait cet hydrogène pour créer de l’électricité et se propulser et notre voiture rejetterait de l’eau… la boucle est bouclée et on aurait une voiture (presque) propre. Seul un léger problème subsiste : la sécurisation d’un tel moteur, parce que l’hydrogène n’est pas réputé pour sa non-dangerosité… Au moins, les films américains deviendraient beaucoup plus réalistes en cas d’explosion de voiture…

Finalement, la seule solution d’une voiture propre, quelle soit électrique, hybride ou autre, est la dépropriation. Partager une voiture à plusieurs, comme on partage un Vélib‘ (ou comme Autolib’, mais impossible de partir en weekend hors d’Île-de-France). De la location à l’heure ou à la journée. Pay as you go, comme avec les cartes téléphoniques. Ce serait économique à plusieurs niveaux : moins de voitures en circulation (surtout en ville où elle est loin d’être nécessaire), moins de frais pour les conducteurs occasionnels (on ne paie pas d’assurance lorsque la voiture dort au garage, pas besoin s’occuper de l’entretien), la garantie d’avoir une voiture récente, donc moins polluante et qui continue de faire tourner l’industrie automobile (sans doute moins, mais c’est mieux que plus du tout). En gros, une voiture de location.

Êtes-vous prêt à abandonner votre voiture pour sauver l’humanité ?

La Dame de Fer

The Iron Lady
2012
★★☆☆☆

Invités à la projection d’un label des spectateurs UGC, c’est sans rien savoir du film que nous allions visionner que nous nous sommes installés dans la salle.

Au lancement du film, j’émis intérieurement un « ouf ! » de soulagement quand je vis que c’était un film anglais (Film 4). Non pas que je sois allergique à tout autre chose, mais c’est plus facile pour mon anglophone de femme de voir du français ou de l’anglais qu’un film ouzbek sous-titré.

Le film s’ouvre sur Meryl Streep grimée en petite vieille allant acheter son lait. La Dame de Fer et de calcium, sans doute.

Le film raconte l’ascension de cette fille d’épicier au rang des conservateurs jusqu’à devenir la première (et seule à ce jour) femme premier ministre de la Grande-Bretagne. Aux travers de flashbacks plus ou moins adroits, 3 époques se dessinent (avant, pendant et après).

J’ai trouvé le film parfois brouillon et les mélanges d’époques un peu trop mal amenés. Je l’ai trouvé trop superficiel et m’a rarement touché (en bien ou en mal). Il se laisse regarder et ne m’a provoqué ni aversion, ni passion pour le personnage ou son histoire.

Meryl Streep l’interprète cependant très bien, mais la mise en scène et le montage m’ont laissé insensible. Je ne suis pas vraiment rentré dedans.

Un peu déçu. Dommage.

Autres regardages

Bilan automatique 2011

Tout d’abord, tous mes vœux pour cette nouvelle année qui sera, je l’espère, beaucoup mieux que le film 2012

Les lutins de chez WordPress.com font un résumé de l’année de manière automatique pour les blogs hébergés. Ce n’est pas trop moche et c’est plutôt amusant ; ça vous permettra de voir l’expression la plus recherchée pour tomber sur tchizbeurgueur. Étrange…

En voilà un extrait :

The concert hall at the Sydney Opera House holds 2,700 people. This blog was viewed about 11,000 times in 2011. If it were a concert at Sydney Opera House, it would take about 4 sold-out performances for that many people to see it.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.