Mes Meilleures Amies

Bridesmaids
2011

★★★★

Une fois n’est pas coutume, je vais parler d’un film en avance (simplement parce que je l’ai vu en Angleterre et qu’il n’est prévu en France que pour le 10 août.

Ne vous arrêtez pas au titre français (qui encore une fois est une daube…).

On m’avait dit que c’était un Very Bad Trip au féminin. Le problème est que je n’ai pas vraiment aimé Very Bad Trip. Quelques trucs m’avaient fait rire, mais je trouve que ce film ne méritait pas le succès qu’il a rencontré.

En fait, mise à part la scène de l’essayage des robes, rien ne permet de l’assimiler à VBT. L’humour y est plus fin (parfois), la mise en scène moins huilée, donc plus charmante, les acteursrices sont fabuleuses et extrêmement drôles… Cette révision de la préparation d’un mariage est assez fraîche («et ça se voit…»). Le film en est même touchant avec cette histoire entre Chris O’Dowd (Roy dans The IT Crowd), flic sympa et amoureux et Kristen Wiig (actrice, mais aussi co-scénariste), demoiselle d’honneur paumée.

Une bonne comédie pour passer une soirée d’août, s’il fait le même temps pourri qu’en ce moment !…

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Rango

2011
★★★★

RangoPetite critique tardive sur Rango. Loin d’être un simple film d’animation avec une suite de sketches (je ne vise pas du tout Dreamworks et BlueSky…), Rango est un vrai western. Non, mieux qu’un western, puisqu’en général, je n’aime pas les westerns.

Or il faut bien dire qu’ici, le scénario est plutôt bien ficelé. On a un peu de mal à rentrer dedans, mais finalement, dès que Rango arrive au village, on oublie de suite la première scène un peu faible.

Johnny Depp est égal à lui-même et les autres comédiens ne sont pas en reste.

Le plus étonnant, c’est la manière dont le film a été fait : ils ont vraiment tourné et filmé les scènes avec les acteurs et après ils l’ont transformé en images de synthèse (on en voit un bout ans la vidéo ci-dessous).

 

Le rendu visuel est étonnant : avec des personnages tous plus hideux les uns que les autres et une ambiance de poussière et de crasse assez réaliste.

Assez bon film donc, bourré de références pour les cinéfiles. Arrive Bientôt en DVD

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Castle

2008-2010 | 2 saisons (en production)

★★★★


Arrive sur France 2 ce lundi une nouvelle série policière. La deuxième saison vient de s’achever aux État-unis et je dois avouer, sans que ce soit la série du siècle (ni même de la décennie) Castle fait parti des séries que j’aime regarder.

Duo improbable

Castle repose avant tout sur le duo principal, Richard Castle (écrivain à succès de thriller grand-public, pavaneur et dragueur, divorcé deux fois) et Kate Beckett (détective incorruptible, un peu trop sexy pour être vraie). Castle est appelé comme consultant sur une enquête parce que le modus operandi est similaire à l’un de ses livres. En panne d’inspiration après avoir tué son personnage fétiche, Richard y voit une bonne occasion de trouver une idée pour un nouveau livre. L’alchimie des personnages est parfaite entre le séducteur poussif et la bombe impassible.

Comédie noire

Castle est tout sauf sérieux. Malgré des crimes assez noirs, c’est toujours d’une légèreté et d’un humour efficace. Je le qualifierais de « programme familial ». Je le situerais même entre Colombo et Arabesque avec une touche moderne !

Retour aux sources

On retrouve étrangement la formule de nos séries policières « d’antan ». La trame est toujours similaire d’un épisode à l’autre et il n’y a pas forcément de fil rouge entre les épisodes (si ce n’est l’attirance/répulsion de Castle et Beckett). Ça se regarde tranquillement, même si le suspense est présent, sans se poser mille questions et on se surprend à rire pas forcément là où on s’y attendait.

Formule à succès

Étonnamment, la série fonctionne aux États-unis (environ 10, 5 millions de téléspectateurs par épisodes), pourtant face à des poids lourds sur les autres chaînes. Sans doute justement grâce à son aspect sympathique, je pense que la série devient un rendez-vous en famille, si rare maintenant que les programmes sont hyper ciblés.

Nathan Fillion

Je finirai par un petit mot sur Nathan Fillion, celui qui incarne Rick Castle, qu’on a déjà vu dans le rôle de Caleb dans Buffy, le commandant Malcolm Reynolds dans Firefly/Serenity ou encore Captain Hammer dans Dr. Horrible (comment ça, je ne parle que de projets de Joss Whedon ?), le gynéco dans l’excellent Waitress, un autre gynéco dans Desperate Housewives (décidément…). Ce mec est simplement génial. Il joue bien, il est drôle, beau gosse, et incarne toujours ses rôles avec justesse, même s’il a commencé par des soaps !

À vous de découvrir Castle et d’apprécier (ou non) la tonalité de cette série. Même si en face il y a l’Amour est dans le pré

PS : pour la petite blague, les romans de « Rick Castle » sont vraiment disponibles sur Amazon !

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Un Mariage de Rêve

Un Mariage de Rêve

Easy Virtue
2009
★★★★

Un Mariage de Rêve Voilà un film que je n’avais pas envie de voir. Rien de ce que j’en savais ne me poussais à choisir ce film plutôt qu’un autre. Je pense que c’est Kristin Scott Thomas et Colin Firth au générique qui m’ont fait y aller. Et comme j’aurais regretté de ne pas avoir vu ce trésor d’humour anglais !

Je pensais Jessica Biel tout juste bonne a être belle à l’écran ; je me fourvoyais. Elle joue bien et a même des airs d’Emma Thompson jeune. Et que dire des autres comédiens : hormis Ben Barnes, en chouchou de la famille, qui a un jeu assez insipide, tous les autres personnages sont hauts en couleur. Kristin est fabuleuse en matriarche insupportable et coincée, Colin en père vétéran désabusé, les sœurs écervelée ou insouciante (dont l’une n’est autre que Jen de The IT Crowd) et surtout le majordome (déjà aperçu en expatrié aux États-unis dans Love Actually ou encore en fils déjanté dans la série Ma Tribu) qui n’en rate jamais une pour nous servir une remarque sarcastique comme seuls les Anglais savent en faire.

Du coup, de cette comédie (qui n’a rien de romantique, c’est plutôt une comédie de mœurs semi-dramatique) en ressort situations burlesques et dialogues cinglants. Éclats de rire garantis.

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Un Mariage de Rêve en DVD

Frost/Nixon, l’Heure de vérité

Frost/Nixon
2008
★★★★

Frost/Nixon D’habitude, je ne suis pas très fan des films retraçant des bouts d’Histoire ou biographique. Les réalisateurs ont tendance à vouloir trop en mettre et rendent le film indigeste et plat. S’attaquer à cette fameuse interview de Nixon déchu était donc risqué. Surtout lorsque la réalisation est signée Ron Howard, qui est capable du meilleur comme du pire.

Imaginez donc mon état de surprise lorsque je me suis rendu compte au cours du film que j’étais complètement pris par cette histoire. Howard l’a traitée comme un vrai/faux documentaire. Toutes les scènes de fiction/reconstitution sont entrecoupées de bouts d’interviews des personnages. En découle un montage dynamique, sans aucun temps mort. C’est bien simple, en sortant, on pensait que le film avait duré une heure et demi alors qu’il en fait un peu plus de deux. Le mélange d’images d’archives et le traité vieilli du film rend les choses encore plus crédibles et on a réellement l’impression de voir un documentaire d’époque. Les situations cocasses y sont aussi légion et on se prend à rire à plusieurs moments.

Frost/Nixon - le cast

Le dénouement de cette interview (et donc du film) a beau être ultra connu, Howard parvient tout de même à mettre une grosse dose de suspense ; on ne sait pas très bien comment Frost (l’animateur de talkshows britannique) va se dépatouiller d’un Nixon qui a réponse à tout et qui joue lui aussi sa vie et sa carrière. Le duel est vif et les répliques fusent ; la joute verbale des deux hommes est semblable à un match de boxe en quatre rounds, à coup de déstabilisations, on ne sait pas bien qui va finir en KO.

Que dire de Frank Langella (Nixon) et Michael Sheen (Frost). Howard n’a pas voulu utiliser de maquillage ou de prothèse pour que les protagonistes soient ressemblants, mais nul besoin, on identifie très bien l’ancien président des États-unis (surtout grace à sa diction), j’en avais presque oublié à quoi le vrai ressemblait ; quand à Frost (ne le connaissant pas), mon anglaise me confirme qu’il a la même façon de parler et de bouger. Le mimétisme est là, assez pour que cela sonne juste. Les seconds rôles ne sont pas en reste : Kevin Bacon en «groupie», Sam Rockwell en journaliste voulant faire tomber Nixon à tout prix…

Pour résumer, très bon film qui me fait réviser mon jugement sur les films historiques. N’hésitez pas à aller le voir.

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Marley & Moi

Marley & Me
2009
★★★★

J’avais dans l’idée de me détendre en allant voir ce film. Il faut dire qu’il est présenté comme une comédie sentimentale (Owen Wilson et Jennifer Aniston), sur fond d’adoption d’un chien dévastateur (le fameux Marley).

1. J’avais tort
2. Je n’imaginais même pas ce qui allait m’arriver…

Ce que je ne savais pas, c’est que l’histoire est adaptée d’un livre écrit par John Grogan, un journaliste américain qui raconte sa vie au quotidien avec son chien (histoire vraie, donc). Et l’histoire tourne plus autour de ce couple-là que de celui avec sa femme. C’est ce parcours, cette amitié sans faille qui nous ait conté, de l’adoption jusqu’à la mort. Marley va être le témoin de l’évolution d’une vie (enfants, changement de situation, tension de couple…). Attention, ça reste une comédie et on passe le plus clair de son temps à rire des conneries du-dit chien.

Marley & Moi - Marley

Mais le film évolue peu à peu et on sent tout de même l’attachement entre le maître et son chien (même si je ne suis généralement pas fan d’Owen Wilson, qui a à peu près autant de talent d’acteur que moi). Et il arrive un moment du film où on chiale. Pas juste moi, pauvre petite chose fragile, mais bien toute la salle. On n’entendait rien d’autre que reniflements, passages de mouchoirs (ou manche pour certains…) et sanglots longs. Je ne suis pas certain que ceux qui n’ont jamais eu d’animaux soient aussi touché, mais putain, j’ai chialé comme une madeleine.

Ça m’a presque donné envie de lire le livre qui doit être cent fois plus riche et plus drôle (le journaliste ayant apparemment une bonne plume), mais il paraît que la traduction française est à se crever les yeux, donc je vais éviter.

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Dead Like Me

2003-2004 | 2 saisons, 29 épisodes
★★★★

«Sériphile», je ne pouvais pas passer à côté de Dead Like Me. Une série qui s’est malheureusement arrêtée prématurément. Du même créateur que Pushing Daisies, seulement deux saisons se sont succédées depuis 2003 ; Showtime a décidé de ne pas rempiler pour une troisième saison. Du coup, on reste un peu sur sa faim avec des points obscurs ou non résolus (choses qui seront sans doute apporté avec le film qu’ils sont entrain de produire. Croisons les doigts pour que le succès du film les pousse à refaire d’autres saisons…).

L’histoire

Georgia (George) Lass, 18 ans, meurt en se prenant la lunette des chiottes de la station Mir dans la gueule (on voit tout de suite le ton décalé de la série). Mais au lieu de mourir et d’aller dans un hypothétique paradis (ce n’est pas dit, personne ne sait ce qu’il y a «après»), elle est recrutée pour être une faucheuse à plein temps (en gros aider les gens qui meurt violemment à passer dans l’au-delà sans souffrance).

Les personnages

Hormis, Georgia, on trouve une belle galerie de personnages qui évolue peu à peu au fur et à mesure des saisons. Chez les faucheurs : Rube, le chef des faucheurs, paternaliste (l’inoubliable Inigo Montoya dans The Princess Bride, un de mes films cultes, mais aussi Jason Gideon dans Esprits criminels), mort dans les années 20 ; Roxy, la flic dur-à-cuire, morte dans les années 80 ; Mason, l’anglais déjanté (j’adore !), mort à la fin des années 60 ; Daisy, la starlette qui a au moins sucé tout Hollywood dans les années 30… Il y a la famille de George : son père, sa mère et sa petite sœur qui vivent assez mal sa mort, chacun à son niveau. Et il y a son «vrai» travail : avec en tête Dolores et Crystal.

Les post-it® de la mort

Lorsque j’ai commencé à regarder, j’ai trouvé ça sympa, mais sans plus. Mais d’épisode en épisode, on se prend à vraiment apprécier cette galerie de personnages, hauts en couleur et on veut absolument continuer à regarder. Le fait d’avoir «fonctionnarisé» les faucheurs apporte vraiment une tournure nouvelle. L’humour (parfois très noir) est omniprésent dans ce monde entouré de morts accidentelles ou pas. Une très bonne série, pas très chère en DVD.

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