Kung-Fu Panda

2008
★★★★

Kung-Fu Panda - Jack Black prête sa voix en VO
Après avoir été un peu déçu des dernières productions 3D de Dreamworks (Shrek 3, foncièrement raté ; Souris City, plus du ressort d’Aardman que de Dreamworks…), la peur du navet s’était immiscé en moi. L’excellente distibution (Jack Black, Dustin Hoffman, Angelina Jolie, Lucy Liu…) n’avait rien pour me rassurer (plus l’histoire est nulle, plus on met d’acteurs connus, non ? Astérix ?…).

Que le scénario soit connu ou qu’on le devine dès les premières minutes, rien de fait que ce film est moins bon. Dans la Grèce antique, on allait bien voir des pièces dont on connaissait par cœur l’histoire : on y allait pour l’interprétation et le divertissement. Bâ là, c’est pareil ! On rit tout le temps (contrairement à un Horton qui était un peu mou du gland…) et les images sont spectaculaires. Même les combats (il y en a peu) sont beaux et drôles. Le traitement est léché et détaillé, la réalisation est parfaite.

Kung-Fu Panda - Po travaille les fessiers avec maître Shifu Le seul bémol viendrait peut-être du character design, comme on dit, où je ne le trouve pas assez audacieux. Ça reste trop «réaliste». J’ai même limite préféré l’histoire d’ouverture qui à un graphisme ultra chiadé, qui m’aurait cent fois plus plu que le design final.

M’enfin, allez le voir avec ou sans petiot, c’est que du bon.

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Iron Man

2008
★★★★

Iron Man Dans les adaptations de comics américains, on a tout eu : les chefs-d’œuvre (Batman Begins ou les deux premiers par Tim Burton), les pas-mal (Spider-man, le premier et un peu le second et on oublie le troisième), les bofs (Hulk) et les super-ratés, à être dégoûté d’aimer les super-héros (4 Fantastiques, Daredevil, Ghost Rider, etc.). Du coup, lorsqu’on apprend la sortie d’une nouvelle adaptation, on trépigne d’impatience, mais aussi d’effroi ; on a peur du nanard, celui qui nous fait dire «heureusement que j’ai une carte illimité, sinon je me serais mordu les couilles d’avoir payé pour une daube comme ça».

Le premier numéro d’Iron Man paru en 1968. J’apprends donc il y a quelques mois qu’ils s’attaquent à une adaptation d’Iron Man. Resurgissent alors mes souvenirs d’enfance à squatter dans la chambre de mon frère, pendant qu’il construisait des maquettes, à lire ses comics contant les aventures de Tony Starck (alias Iron Man), rêvant d’avoir une super armure comme lui, bourrée de gadgets pour combattre les méchants qui veulent me piquer mon quatre-heures (faut se remettre dans les conditions de l’époque, j’avais 10 ans !). Je suis alors pris d’une angoisse indicible : et si ils en font une merde comme avec Daredevil ?

Tony Starck - Iron Man Au fil du temps, on apprend qui réalise (Jon Favreau, celui qui a fait Zathura…), qui joue (Robert Downey Jr. pour Tony Starck qui a trop la classe, Gwyneth Paltrow, Jeff Bridges,…), comment seront le design character et la direction artistique, etc. On reprend alors confiance. On voit la bande annonce et ça a l’air de fonctionner. On y croit.

On y va. On se prend au jeu, on rigole, on palpite et on ressort avec le sourire. J’étais à nouveau dans la chambre de mon frère ; j’avais à nouveau 10 ans.

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Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street

Sweeney Todd, The Demon Barber of Fleet Street
2008
★★★★

Je l’ai déjà dit : j’aime Tim Burton. Et il me l’a bien rendu en faisant des films qui, pour la plupart, ont répondu à mes attentes, et ce depuis Beetlejuice. Même le décrié Mars Attacks ou le impopulaire Ed Wood (j’ai juste un problème avec Corpse Bride, mais c’est une autre histoire).

Sweeny Todd L’affiche de cette adaptation de comédie musicale de Broadway (elle-même adapter d’un livre) fait saliver à l’avance : Johnny Depp en barbier amoureux déchu qui revient après s’être échappé au bout de 15 ans de bagne, pour se venger du juge Turpin qui l’avait fait enfermer pour lui piqué sa femme. Connard de juge (Alan Rickman, au passage qui a qu’en même la classe internationale).

Sweeny Todd et le juge Turpin, coupable de son malheur

Et là, ça commence à saigner ! Ça gicle, ça éclabousse, c’est gore… et ça fait rire ! De voir de telles horreurs sur fond musical crée un décalage tel, qu’on en rit (entrecoupé de «beurk !», mais on rit vraiment) et le duo Depp/Bonham-Carter fonctionne parfaitement (alors que je ne suis pas plus fan que ça de la dame). La scène où ils regardent ensemble dans la rue quelles seront leurs prochaines victimes est fabuleuse !

Sweeny Todd, le mec qui donne envie de laisser pousser sa barbe et Mrs. Lovett, qui donne envie de devenir végétarien. Il faut bien le dire, le film fonctionne de bout en bout. Seuls certains passages musicaux semblent un peu long,… répétitif serait plus juste («Johanna, I fell you…»). Mais l’ensemble se tient ; on reste scotchés à nos fauteuils et on regarde (et parfois, on ne regarde pas !… «beurk !») ; on prend du plaisir ; on en redemande presque !

Super-Johnny a encore une fois réussi son coup : un film de plus à son actif dont il n’aura pas à avoir honte (Salaud ! Bien gaulé, bon acteur et bon choix de films. Je le déteste finalement !).

Merci Tim !

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Dexter

2006/2009

Saison 1, 12 épisodes ★★★★★
Saison 2, 12 épisodes ★★★★★
Saison 3, 12 épisodes ★★★★

Dexter - ça va saigner
Ça y est. J’ai enfin fini la saison 2 de Dexter. Une des meilleures série de ces dernières années. Par le sujet, le traité et son acteur.

Dexter et ses trophées : des plaquettes avec une goutte de ses victimes Dexter travaille avec la police de Miami. Il est expert en tache de sang et sait reconstituer une scène de crime selon les projections. Mais avant tout, Dexter n’est pas comme nous. Dénué de sentiments, il a des pulsions meurtrières qu’il a appris à canaliser grâce à son père adoptif. Dexter est un serial-killer. Mais qui ne tue que ceux qui le méritent. Tueurs, pédophiles, violeurs, etc., sont les cibles de Dexter. il pâlie à sa monstruosité en rendant justice, là où la Justice fait défaut.

La saison 1 nous avait bluffée, la 2 nous a retournée. Étonnante, prenante, jusqu’au dernier épisode on ne sait pas ce qui va advenir. Du grand art en matière d’écriture et de réalisation. Cette saison 2 est dix fois mieux, dix fois plus intense, dix fois plus palpitante.

Dexter - Michael C. Hall C’est Michael C. Hall qui tient le rôle de Dexter. Je le connais depuis le rôle de David Fisher, le frère gay, dans 6 Feet Under. Ce mec est épatant. Il sait tout jouer et ce rôle est fait pour lui.

Cette série innove. Ce n’est plus un héros ou un anti-héros, c’est un héros malade, un héros-monstre, un héros à détester.

Tiré d’un roman policier, pas trop mal écrit, de Jeff Lindsay (Ce Cher Dexter), la série se détache peu à peu du livre : les fins du premier opus/de la première saison divergent. Du coup, la saison 2 devient librement inspirée et se détache du deuxième livre.

La saison 3 a été signée, tout comme le troisième livre vient de sortir aux États-Unis. J’espère que ce sera aussi bon. Réponse l’hiver prochain.

[édition du 24 mars 2009] La saison 3 étant moins palpitante que les précédentes, mais reste d’un bon niveau.

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Juno

2007
★★★★

Juno et son téléphone tchizbeurgueur J’aime les films frais, les répliques saillantes, les dialogues riches, les mots crus, les personnages attachants, les acteurs doués, les situations décalées. Mais c’est rare que l’on retrouve tout ça dans le même film. On a trouvé ça dans Little Miss Sunshine (film préféré 2006). On le trouve aussi ici dans Juno. Mais là s’arrête la ressemblance.

Juno est de ces perles du cinéma indépendant américain que les grands studios doivent se mordre les couilles de ne pas l’avoir produit. En même temps, tant mieux, parce que si ça avait été le cas, ils l’auraient ruiné, ils l’auraient enguimauvé, ils l’auraient normalisé, ils l’auraient pourravisé. Ça ne se serait pas appelé Juno, mais Cindy. Et Cindy n’aurait pas été aussi fun que Juno, parce qu’elle ne dirait pas de gros mots et parce qu’il y aurait un gros happy-end mielleux à se gerber sur ses propres chaussures. Deux fois.

Juno à l’échographie - une des scènes culte

J’aime ce film. J’aime Juno. Et ça me donne envie de prendre ma guitare acoustique et d’écrire des chansons à trois accords en marmonnant comme Leonard Cohen.

PS : En plus, elle a un téléphone en forme de tchizbeurgueur !

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Pushing Daisies

2007-2008 | 2 saison, 22 épisodes
★★★★

J’aime Tim Burton. J’aime son univers et son «dessin». J’aime la manière décalée avec laquelle il filme ses histoires. Mais je parlerai de lui une prochaine fois. Sieur Burton fait des émules et son côté fantasmagorique se retrouve peu à peu dans d’autres productions. C’est la transition toute trouvée pour parler de la série Pushing Daisies.

Pushing Daisies

L’histoire est simple. Ned a le pouvoir de ressusciter les morts en les touchant une fois. Puis de les faire mourir pour de bon en les touchant une seconde fois. Et s’il ne les retouche pas une seconde fois, quelqu’un a proximité meurt à la place du ressuscité. Il fait équipe avec Emerson Cod, un détective privé, pour enquêter sur les meurtres et accidents en demandant aux victimes qui ou comment ils sont morts. Et ce en les ranimant une seule minute.

L’équipe de Pushing Daisies Là où ça se corse, c’est le jour ou il ranime son amour d’enfance, Chuck (Charlotte en vrai), qu’il n’avait pas revu depuis ses 10 ans… mais il a un terrible secret : à l’époque, il a fait mourir le père de Charlotte en ranimant sa propre mère.
Chuck prend part à la petite entreprise de Ned et Emerson et cette équipe de détectives est parée pour des aventures décalés, fun et ultra-colorées (ça sature dur dans les couleurs comme dans Amélie Poulain ou Charlie et la Chocolaterie).

Bryan Fuller, le créateur et producteur de cette série, n’en est pas à son coup d’essai : Dead Like Me, c’était lui aussi. Il a aussi participé à l’écriture de certains épisodes de Heroes.

On se prend à regarder avec plaisir ces histoires à l’opposé du morbide et se laisser bercer par ces situations plus irréelles et incongrues les unes que les autres. Espérons que cette série arrive elle aussi en sur une chaîne française…

» Site officiel de Pushing Daisies sur ABC

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