Freak Squeele, tomes 1, 2 & 3

Freaks Squeele, tome 1 Étrange Université
par Florent Maudoux
2008
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Acheté un peu au hasard car j’aimais bien les graphismes en feuilletant, j’ai été agréablement surpris par cette BD. Effectivement, les dessins sont beaux et dynamiques, inspirés manga, et assez fluide. L’histoire est sympa et drôle, pas un grand scénario, mais un très bon divertissement. En tout cas, c’est largement mieux que le raté Hero Academy qui a à peu près le même sujet.

Le deuxième tome, Les Chevaliers qui ne font plus «ni» !, est un peu plus faible, mais est assez bon aussi. Dommage que le fil conducteur du premier épisode ne soit pas plus suivi.

Le troisième tome relève le niveau, mais il ne faut surtout pas oublié de relire les premiers tomes pour se remettre l’histoire en tête, parce que ça se complique un brin.

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Sœur Marie-Thérèse des Batignolles, tome 6

La Guère Sainte
par Maëster
2008
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Commençons cette nouvelle série de critiques de livres par une de mes idoles, en tant que pseudo-dessinateur, depuis des années : Maëster. S’il est des bd des plus usées dans ma bibliothèque, ce sont bien les siennes ; je les ai décortiquées dans tous les sens, redessiné des pages entières, fantasmé sur ses gounzesses aux poitrines généreuses, replacé ses calembours dans des conversations de la vie courante,…

Je ne pouvais donc pas rater la sortie du sixième tome de la bonne-sœur la plus impolitiquement correcte de la bd franco-belge. Premier constat, changement d’éditeur (de Fluide Glacial à Drugstore). Changement de format (pinaise ! ça ne rentre plus avec les autres…), mais, premier bémol, les planches semblent perdues au milieu de ces grandes pages. Deuxièmement, la qualité d’impression n’est pas terrible ni régulière. Le fait d’être passé à la couleur (pour la première fois) a dû poser quelques soucis techniques. À ce propos, qu’apporte la couleur ? Pas grand chose, c’est même plutôt troublant car tous les petits détails d’arrière-plan (marque de fabrique de Maëster) ressortent bien trop et nuisent à la lisibilité générale.

Laissons de côté la technique et passons à l’histoire elle-même (enfin aux histoires). Honnêtement, j’ai eu très peur à la lecture de la première histoire. Pourtant tout y est : les jeux de mots et calembours, les conneries cachées dans les cases, les baffes géantes et le franc-parler de Marie-Thé. Mais ça ne prend pas ; je n’ai pas l’impression d’y être ; je ne rigole pas comme un con. Mince… Maëster aurait-il perdu son mojo ? En fait, non ; le reste de l’album est bon (il va crescendo) et on s’y retrouve finalement.

Je pense surtout que le fait qu’il y ait eu 7 ans entre ce tome et le précédent (ainsi qu’entre ce dernier et l’antépénultième), Maëster a perdu de son rythme de travail. Il est connu pour bosser à la bourre, sous pression. Du coup, lorsque les premiers albums sortaient régulièrement au rythme des aux sorties de Fluide, ça bouillonnant, c’était vivant. Maintenant, il faut qu’il fasse chauffer la machine pour retrouver le niveau d’antan.

Un peu dommage, mais on est tout de même content de retrouver notre nonne préférée et on espère bien ne pas attendre sept ans de plus pour un nouvel opus.

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