Captain America: First Avenger

2011
★★★☆☆

Je suis assez étonné, mais ce Captain America n’est pas mal du tout !

On le sait maintenant, les adaptations Marvel ne sont bonnes que lorsqu’elles jouent la carte de l’humour. C’est le cas ici encore. Captain America était le dernier superhéros à adapter pour pouvoir enfin faire le film des Avengers. Pourtant celui-ci ne sent pas le film bâclé (si ce n’est quelques ratés au niveau du raccord du menton du début du film).

Se laisse volontiers regarder. La 3D est complètement inutile.

Une question demeure à la fin du film, va-t-il conclure !?…

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Cowboys & Envahisseurs

Cowboys & Aliens
2011
★★★☆☆

Voir James Bond et Indiana Jones se houspiller dans un far-west envahi par des créatures venant les piller dans cette adaptation d’un comic book, ça vaut son pesant en cacahuète.

Pas un grand film, mais un bon divertissement, jouant assez sur l’humour de situation. Du même réalisateur que Iron Man, donc pas fondamentalement mauvais.

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Scott Pilgrim

Scott Pilgrim Vs. The World
2010
★★★★★

Putain de bordel de merde ! Pourquoi donc un des meilleurs films de l’année se retrouve projeté dans seulement deux salles et demi !? Pourtant c’est de notoriété publique que les « geekeries » ne sont plus une niche maintenant. Le truc dingue, c’est qu’il ait mis autant de temps à sortir en France ; le DVD est déjà sorti quasiment partout ailleurs…

Effectivement, cette adaptation d’une bédé geek, sur ce Scott Pilgrim qui se retrouve à devoir combattre les sept fielleux exs de la fille qu’il convoite (si on peut vraiment appeler ça convoiter, on parle tout de même de Michael Cera !) est bourrée de références du genre, tant bien au niveau de la mise en scène, des incrustations, que des sons et bruitages, tout cela de manière assez subtile ; n’importe quel néophyte en la matière ne sera pas perturbé par ces incursions. Le montage est dingue et les effets sont excellents.

Mais la grande force de ce film est surtout son humour. On en retrouve sous toutes ses formes : comique de situation, de répétition, de mœurs, etc. Tout est exploité et très bien exploité. Un modèle du genre.

Michael Cera est grand (je ne dis pas ça parce qu’il a été serveur à mon mariage…), même si le couple qu’il forme avec Ramona est à peine crédible. En même temps, l’histoire même est à peine crédible, mais on s’en fout ! Tous les personnages sont forts, alliés comme ennemies.

À la sortie du film, j’avais envie de deux choses :

  1. Acheter la B.O.
  2. Découvrir la BD (que je ne connaissais pas)

Mentions spéciales pour l’intro « Universal » du début et le combat de basses.

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Happy Sex

Zep - Happy Sex par Zep
2009

♚♚♚♚♚

J’adore Zep.

Zep, c’est le mec que j’aurais adoré être. Il a l’air sympa, il est plutôt beau gosse, il fait de la BD, il a du succès, il fait de la musique, il a largement moins du succès qu’avec la BD… Il a créé un personnage qui est devenu culte.

J’adore Titeuf, mais Zep ne se résume pas au blondinet à houpette (pas Tintin…). J’aime cette facette de Zep qui est la version plus «adulte». Lorsque je dis «adulte», ça ne veut pas dire qu’il pert son humour à deux balles, mais plutôt que les blagues sont plus dirigées pour un public adulte. J’ai aimé les Filles électriques, qui m’a replonger dans mes années lycées ; j’ai dévoré l’Enfer des Concerts qui me rappelle les virées concerts et tout le tintouin ; J’ai été captivé par Découpé en tranches qui donne un angle beaucoup plus personnel aux dessins de Philippe Chappuis (alias Zep).

Qu’en est-il lorsqu’il s’attaque au sexe ?

Il en ressort un livre super drôle, sans limite, mais qui ne part pas dans le trash. L’humour est le même, le style est le même. On dirait du Titeuf, vingt ans plus tard. On se demande quand même parfois quelle est la proportion autobiographique dans cette œuvre… !

Plongez-vous dedans et riez avec des tonnes de nichons, d’érections, de poils et d’autres trucs salaces.

Happy Sex - Bonjour madame

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Freak Squeele, tomes 1, 2 & 3

Freaks Squeele, tome 1 Étrange Université
par Florent Maudoux
2008
♚♚♚♔♔

Acheté un peu au hasard car j’aimais bien les graphismes en feuilletant, j’ai été agréablement surpris par cette BD. Effectivement, les dessins sont beaux et dynamiques, inspirés manga, et assez fluide. L’histoire est sympa et drôle, pas un grand scénario, mais un très bon divertissement. En tout cas, c’est largement mieux que le raté Hero Academy qui a à peu près le même sujet.

Le deuxième tome, Les Chevaliers qui ne font plus «ni» !, est un peu plus faible, mais est assez bon aussi. Dommage que le fil conducteur du premier épisode ne soit pas plus suivi.

Le troisième tome relève le niveau, mais il ne faut surtout pas oublié de relire les premiers tomes pour se remettre l’histoire en tête, parce que ça se complique un brin.

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Watchmen – Les Gardiens

Watchmen
2009
★★☆☆☆

Watchmen - Smiley Pas vraiment fan du comics que j’ai toujours eu du mal à lire (sans doute faute aux nombreux flashbacks quasi indétectables, sauf à condition d’être grandement concentré), je suis allé voir cette adaptation par curiosité, voir si je pouvais :

  • mieux comprendre l’histoire
  • mieux apprécier
  • enfin savoir pourquoi la BD est devenue cultissime

Le fait que le film soit réalisé par Zack Snyder, celui qui a réussi à mettre 300 sur pellicule (le pari était loin d’être gagné), y a sûrement contribué. Pas de grands acteurs au générique (et tant mieux), une durée qui n’incite pas à y aller la vessie pleine (d’où des horaires de séance à la con), c’est vrai qu’il ne faisait pas parti de mes priorités sur ma movie wishlist.

Watchmen - C'est qui le mec en rouge ? Qu’en dire. Esthétiquement, c’est beau. Les effets spéciaux sont bien intégrés et quasi indécelables (sauf l’espèce de gros matou qui est aussi bien fait que la 3D pré-Jurrasic Park…). C’est assez violent (doigts cassés, fractures ouvertes, découpe à la demande et dislocations diverses). Ça montre tout (entre le cassage de gueule en règle et la scène de sexe inutile, tout y passe). On sent bien qu’il n’y a aucun compromis et que le réalisateur a eu la voie libre pour rester le plus fidèle possible au livre (que j’ai refeuilleté cet aprèm et qui est limite identique, plan par plan. Sauf le super-héros en rouge. C’est qui celui-là, on ne le voit pas dans le film ? Avis aux experts ?…)

Qu’en penser ? Je suis assez perplexe. Je vois indéniablement les qualités du film, mais, même sans vraiment voir de défaut, j’ai du mal à me dire que c’est un bon film. J’étais beaucoup moins partager sur 300 (en même temps, le film était vraiment moins complexe). Je ne suis pas sûr que je conseillerais quiconque d’y aller tellement je suis incertain de savoir à qui ça va plaire ou non. Vous comprendrez ma confusion et le fait que cette petite chronique reste sens dessus-dessous. Un peu comme si Dr Manhattan avait foutu le bronx sur mon blog. Quel connard ce Dr Manhattan.

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Sœur Marie-Thérèse des Batignolles, tome 6

La Guère Sainte
par Maëster
2008
♚♚♚♔♔

Commençons cette nouvelle série de critiques de livres par une de mes idoles, en tant que pseudo-dessinateur, depuis des années : Maëster. S’il est des bd des plus usées dans ma bibliothèque, ce sont bien les siennes ; je les ai décortiquées dans tous les sens, redessiné des pages entières, fantasmé sur ses gounzesses aux poitrines généreuses, replacé ses calembours dans des conversations de la vie courante,…

Je ne pouvais donc pas rater la sortie du sixième tome de la bonne-sœur la plus impolitiquement correcte de la bd franco-belge. Premier constat, changement d’éditeur (de Fluide Glacial à Drugstore). Changement de format (pinaise ! ça ne rentre plus avec les autres…), mais, premier bémol, les planches semblent perdues au milieu de ces grandes pages. Deuxièmement, la qualité d’impression n’est pas terrible ni régulière. Le fait d’être passé à la couleur (pour la première fois) a dû poser quelques soucis techniques. À ce propos, qu’apporte la couleur ? Pas grand chose, c’est même plutôt troublant car tous les petits détails d’arrière-plan (marque de fabrique de Maëster) ressortent bien trop et nuisent à la lisibilité générale.

Laissons de côté la technique et passons à l’histoire elle-même (enfin aux histoires). Honnêtement, j’ai eu très peur à la lecture de la première histoire. Pourtant tout y est : les jeux de mots et calembours, les conneries cachées dans les cases, les baffes géantes et le franc-parler de Marie-Thé. Mais ça ne prend pas ; je n’ai pas l’impression d’y être ; je ne rigole pas comme un con. Mince… Maëster aurait-il perdu son mojo ? En fait, non ; le reste de l’album est bon (il va crescendo) et on s’y retrouve finalement.

Je pense surtout que le fait qu’il y ait eu 7 ans entre ce tome et le précédent (ainsi qu’entre ce dernier et l’antépénultième), Maëster a perdu de son rythme de travail. Il est connu pour bosser à la bourre, sous pression. Du coup, lorsque les premiers albums sortaient régulièrement au rythme des aux sorties de Fluide, ça bouillonnant, c’était vivant. Maintenant, il faut qu’il fasse chauffer la machine pour retrouver le niveau d’antan.

Un peu dommage, mais on est tout de même content de retrouver notre nonne préférée et on espère bien ne pas attendre sept ans de plus pour un nouvel opus.

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Tout Sœur Marie-Thérèse des Batignolles