Non, je ne suis pas encore mort

Désolé pour ceux que ça réjouissait (tous les autres blogs de la Terre qui jalousent la désaffection de mes lecteurs !), mais je suis bel et bien vivant.

Sans doute qu’entre le boulot, les petits pépins de santé (je les ai planté, ça n’a rien donné), un déménagement (toujours pas à Londres pour ceux qui se le demandaient), je n’ai pas vraiment eu le temps de publier de billets. Même mes brouillons sont largement défraîchis.

Pour tout vous dire, je refuse de laisser tomber ce blog, même si l’entrain des premiers billets a disparu. Je ne sais pas pourquoi. Je n’étais pas un blogueur pionnier, je serais sans doute un survivant. Il faut dire que Twitter/Instagram et consorts ont bien foutue la merde sur la toile : les blogs sont sous respirateur artificiel, les forums à l’agonie, les fils RSS se délitent et seuls les réseaux sociaux ont le vent en poupe. Sauf que ces mêmes réseaux se nourrissent de blogs, sites et autres. Il arrivera bien un moment où il n’y aura plus de contenu neuf à mettre en lien, non ?


La création se fera sans doute ailleurs. Le web n’aura été qu’une passade qui aura rapproché les cultures et facilité les échanges pour mieux les isoler, qui aura permis une création nouvelle ou en tout cas de faire connaître ces choses à un plus grand nombre, mais pour encore moins de retour… La bulle internet va nous péter à la gueule et ce sera bien fait !

Je vous l’accorde, c’est une vision un peu pessimiste de la situation. Mais je suis dans une grande ambivalence : partagé entre mon envie de geekerie et de connectitude (ouais j’invente des mots, je suis comme ça aujourd’hui) et mon autre moi qui aimerait la sérénité et le retour à des choses plus «nature».

Il y a une quinzaine d’années, j’avais rencontré un ancien directeur artistique qui avait tout envoyé balader passé 40 ans et était revenu à une activité manuelle tellement il était rincé de cette vie. Je crois que j’en suis pas loin et la quarantaine approche (bientôt plus que 4 ans…). Vais-je moi aussi tout envoyer péter ? Suis-je le seul dans ce cas-là ou allons-nous assister à une génération post-internet ? Sorte de babacoolisme moderne ? Marre d’être connecté, marre du virtuel ; vouloir du vrai, du concret ?

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Bilan automatique 2011

Tout d’abord, tous mes vœux pour cette nouvelle année qui sera, je l’espère, beaucoup mieux que le film 2012

Les lutins de chez WordPress.com font un résumé de l’année de manière automatique pour les blogs hébergés. Ce n’est pas trop moche et c’est plutôt amusant ; ça vous permettra de voir l’expression la plus recherchée pour tomber sur tchizbeurgueur. Étrange…

En voilà un extrait :

The concert hall at the Sydney Opera House holds 2,700 people. This blog was viewed about 11,000 times in 2011. If it were a concert at Sydney Opera House, it would take about 4 sold-out performances for that many people to see it.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

L’heure du bilan #3

C’est désormais une habitude, je rate l’anniversaire du blog chaque année (2008, 2009…). Mais cette fois-ci, les données ne sont pas vraiment importantes. Le fait que j’ai moins écrit, que vous ayez tout autant réagi, que le nombre de visites reste stable, ne change rien à mon impression générale de ralentissement de la blogosphère. Je pense qu’on a dépassé en 2010 le point culminant des blogs et de leur intérêt. Ai-je tort ?

À l’heure de la professionnalisation des blogs, où sont passés les personnels, les bizarres, les artys, les dégueux, les libres… ? Les blogueurs écrivent moins et semblent être moins lu (à quelques exceptions près), de la même manière que les désinscriptions à Facebook augmentent. Les journalistes ne jurent plus que par Twitter et l’ère de la blog-attitude semble s’essouffler (à mon goût, je le répète).

Est-ce un bien, est-ce un mal ? Je ne sais pas bien. Ça ne va pas à l’encontre de mon raz-le-bol de virtualité, cela dit.

Pour en revenir à tchizbeurgueur.com, dois-je tenter d’insuffler un nouvel élan en tentant de réajuster le ton ou la direction ou dois-je plutôt le laisser vivre et se remplir peu à peu, même si ce ralentissement doit l’amener jusqu’à une petite mort ?

3 ans, le cap difficile…

Le carnet d’adresses gourmand déménage

Le carnet d’adresses gourmand déménage

Suite à mon voyage à New York, j’ai accumulé quelques bonnes adresses à ajouter à mon carnet, qui malheureusement se faisait de moins en moins pratique à utiliser. J’ai donc décidé de lui donner un coup de peinture et en le désolidarisant du blog. Il hérite alors d’un système de vote où les passants peuvent indiquer ce qu’ils ont pensé des-dits restaurants et même proposer des adresses à découvrir.

Vous pourrez le retrouver à cette adresse :
carnetdadressesgourmand.wordpress.com

Bonne dégustation. Du bois.

Même pas mort !

Et non, je ne suis pas mort, juste parti pour un grand voyage !…

Plein de choses en brouillon dans mon escarcelle : des critiques ciné et séries, un retour sur les quelques mois d’utilisation de mon Strida et un carnet de voyage (gastronomique). Tout ça bientôt, dès que je repose un pied sur terre.

À très vite !

Le plus vieux métier du monde

Lorsque j’ai commencé ce blog, je voulais le faire pour le plaisir ; sans contrainte et sans pub. Et puis, je me rends compte que c’est un investissement de chaque instant que de tenir un blog. On culpabilise lorsque nos billets s’espacent trop ; on est déçu lorsque nos formulations sont faibles ; on est content lorsqu’il y a du trafic, etc.

Mais peu de récompense en retour. C’est normal, si on a un blog c’est avant tout pour soi. Les lecteurs, c’en est presque anecdotique.

Certain on trouvé la combine en tenant leurs blogs chez Over-blog (par exemple) qui rémunère (un peu) aux clics sur les pubs. D’autres utilisent des bannières publicitaires dont ils ont plus ou moins le contrôle du contenu.

Je me suis finalement décidé pour un « partenariat » Amazon. Puisque je parle pas mal de films, de livres ou de musique, j’ai trouvé que c’était en bonne corrélation avec le contenu de tchizbeurgueur. C’est surtout assez discret. Pour chaque chronique, il y aura un lien vers Amazon. Je toucherai un mini pourcentage pour chaque achat que vous ferez en suivant le lien. À partir du moment ou vous passez par le lien des billets, vous pouvez naviguer dans Amazon et achetez ce qui vous chante et participerez indirectement à ma culture personnelle !

Je mets aussi en place une « boutique » ou je remplirai au fur et à mesure mes films cultes, les séries à ne pas rater, les livres à lire et plein d’autres petites choses, que j’en ai parlé ou non sur le blog. N’hésitez pas non plus à passer par là.

On va voir si je parviens à faire 1 euro de bénéfice d’ici 2011 !

Merci de votre attention.

D’ailleurs, profitez des soldes pour voir les bonnes affaires du moment !

De la saturation du virtuel

Ça y est, je crois que je suis presque arrivé à saturation. Pourtant, je ne suis pas un grand utilisateur, mais j’ai de plus en plus de mal avec Facebook, Twitter et consors, qui me font ingérer des tonnes d’informations plus ou moins vitales et me dévient des choses importantes de la vraie vie vraie !

Je crois que ça me transforme en animal sédentaire moins social. Je vois de moins en moins mes amis et lorsque je les vois, j’ai l’impression de ne pas vraiment avoir de choses à partager parce que j’ai déjà tout lu de leur actualités, à droite ou à gauche. Et eux pensent que je suis au courant de tout parce que c’était écrit ça ou là, alors qu’il est finalement très aisé de louper une info.

C’est dommage. Dommage que de tels outils en arrivent à polluer les communications et provoquer l’effet inverse, au final.

Pour commencer ma désintoxication, j’ai vidé mon Facebook, je tweete peu, j’ai nettoyé mon Google Reader, etc. Et surtout, j’examine mon carnet d’adresses et tente d’écrire ou d’appeler mes vrais amis. J’ai un téléphone et une boîte mail, je pense que c’est suffisant, non ?