I love Brussels

Je vais vous parler d’une ville que j’aime particulièrement : Bruxelles. Je la fréquente depuis ma douce adolescence. J’y vais peu, mais ça me permet de ne pas me lasser. Or j’y suis allé deux fois depuis ce début d’année (en janvier, ça caillait ; début juin, c’était bien) alors que ça faisait plus de sept ans que je n’étais pas y allé.

Quartier des Marolles

J’ai tout d’abord été agréablement surpris de voir que la ville n’a pas perdu de son âme de village géant et cosmopolite.

Hôtel Bloom, Bruxelles On a dormi à deux endroits diamétralement opposés, mais tous deux magnifiques, chacun à leur manière. En janvier c’était à l’hôtel Bloom. Hôtel moderne avec la particularité que chacune des chambres est décorée d’une fresque d’artiste internationaux, plus ou moins connus. La chambre était spacieuse et très bien conçue.

Maison Bliss, BruxellesDébut juin, nous étions accueillis dans un fabuleux Bed & Breakfast, légèrement excentré (mais à Bruxelles, rien n’est jamais loin) : la Maison Bliss. Maison de caractère, aux influences art nouveau. Magnifique aussi, avec des hôtes americano-belges charmants. Bien mieux qu’un hôtel.

Nous n’avons pas pu tester les VillO — cousins des Vélib’ parisiens — à cause d’un soleil trop ravageur.

En revanche, nous avons goûté pour vous quelques gaufres, bières et autres joyeusetés pour notre palais.

Nous avions trouvé en janvier un excellent resto éthiopien et un italien traditionnel. Mais cette fois-ci, nous avons trouvé 3 petits bijoux : un excellent burger gourmet, un restaurant qui décline le champignon sous toutes ses formes et un excellent resto bio universel.
On a naturellement fait le plein à la biscuiterie Dandoy, où le Roi se fournit en spéculoos et avons craqué sur les spéculoos à la vanille, le pain grecque et la liqueur de spéculoos façon Bailey’s.

On a même failli se faire un ciné, puisque la carte UGC illimité fonctionne là-bas aussi !

Au détour d'un métro, une déco de François Schuiten Autre chose qui me fascine à Bruxelles, c’est l’architecture. On a l’impression que tous les architectes du coin se sont lancé des défis pour ne pas faire deux fois le même bâtiment ! Ça donne une sorte de patchwork urbain, qui change tous les 10 mètres. Sans compter les incursions de héros de bandes-dessinées parsemées dans la ville. C’est étonnant et vivifiant. On a même fait un tour à l’Atomium et vu une expo sur la théorie du Big Bang (oui, je sais) à l’intérieur.

En revanche, il y a certains détails qui font ressortir un côté assez archaïque qui nuit un peu à l’image de la capitale européenne. La cigarette par exemple ; on est tellement habitué en France ou en Angleterre de ne plus sentir la cigarette dans les bars et restaurants que le fait qu’en Belgique le restaurateur peut choisir, on se sent revenu 10 ans en arrière (alors que ça ne fait même pas 10 ans !). Et les cartes bancaires ! Le fait qu’on ne peut pas payer partout avec nos cartes (ne serait-ce que parce que les distributeurs n’acceptent pas toutes les cartes internationales…), on a un sentiment de retour en arrière et c’est vraiment dommage…

En tout cas, ça reste une de mes destinations préférées au monde et je ne sais pas pour vous, mais je me verrais bien vivre ici…

Pour voir l’album photo entier : Lire la suite

Horror Picture Tea

Étonnant concept que ce salon de thé rock. Si vous allez au Bistro du 1er à partir de 14 heures, vous aurez le choix entre de pâtisseries de hautes voltiges accompagnées de boissons chaudes ou froides, sur fond sonore couillu (du moins pas trop mainstream) ou se faire un tatouer au sous-sol. Étonnant je disais.

Les pâtisseries

Elles sont à se damner. Religieuses au citron, éclairs de fous ou autres variations inattendues, elles valent le détour. Elles changent assez souvent pour ne pas prendre tout le temps la même chose (même si j’ai du mal à ne pas prendre la religieuse au citron à chaque fois qu’il y en a !).

Le rock

Apparemment, Guillaume Sanchez, le pâtissier et concepteur, est aussi chanteur dans un groupe de heavy metal à ses heures perdues, mais il a radoucit l’ambiance musicale pour ne pas faire fuir la clientèle (dommage qu’il n’y ait pas plus de testostérone de temps à autre…). Les petites têtes de mort, les expos aux murs et le salon de tatouage en disent long sur les influences du pâtissier… Il y a parfois des concerts, mais j’ai n’ai pas encore pu y jeter une oreille.

Oui, mais…

Je ne veux pas jouer mon français à critiquer toute nouveauté, mais je ne crois pas que ce concept puisse tenir longtemps comme cela et ce pour de multiples raisons :

  • Le lieu est mal identifié. On avait beau m’avoir donné l’adresse la première fois, le fait que ce soit écrit « Bistro du 1er » avant tout m’a fait douter ; du coup je n’y suis pas rentré.
  • Le manque d’ambiance. À part avoir vraiment envie d’un gâteau ou d’un tatouage, il n’y a pas vraiment de raison de venir jusqu’ici. La salle est froide et les serveurs différents serveurs que j’ai eu sont moyennement sympathiques (si une fois, une serveuse). Il n’y a rien qui vous indique qu’il faut venir commander au comptoir. Même pas d’ardoise au mur avec les pâtisseries du jour. La pâtisserie arrive bien seule sur une assiette désespérément blanche. Pas très rock n’roll…
  • Le salon de tatouage au sous-sol est le lieu le moins accueillant sur terre. Lorsqu’on descend les escaliers, on se sent épié et malvenu. Dommage, je voulais me faire tatouer un portrait de Britney Spears en sainte-vierge. En plus, on est obligé de passer par là pour simplement aller au toilettes (qui nécessitent eux aussi d’être plus accueillants…). En résumé, ça ne donne pas très envie de revenir.

Rien n’est avenant en fait. On se demande même si Guillaume Sanchez a envie que ça marche, puisqu’il y a des jours où il n’y a pas de pâtisseries (simplement « parce qu’il n’avait pas envie »). En tant que freelance, je peux comprendre cette non-envie, mais ça fait parti du métier de pâtissier d’assurer tous les jours. Ou alors il faut s’instaurer des jours de relâche.

Mon avis

Il faudrait reprendre légèrement le concept pour en faire une poule aux œufs d’or. Malheureusement, les pâtisseries ne font pas tout :

  • Trouver un subterfuge pour cacher les allusions au bistro pour l’après-midi.
  • Une vraie carte des thés et des choses plus originales que des Kusmi (aller chercher chez Teapigs ?). Quitte à faire de vrais plateaux de dégustation de thés (avec différents sucres, petits pots de miel et d’eau bouillante pour rallonger le thé, etc.).
  • Une ardoise des pâtisseries du jour (mise à jour en temps réel…).
  • De vrais serveurs sympathiques (rock n’roll et tatoués de partout pourquoi pas !) et faire sentir les badeaux accueillis. Et s’il n’y a toujours pas de service en salle, une mini ardoise qui l’indique, on n’est pas dans un pub anglais, les gens ne sont pas habitués à ce mode de fonctionnement.
  • Une belle vaisselle originale ou quelque présentation que ce soit pour ne pas avoir l’impression de recevoir une pâtisserie de cantine (sans aller jusqu’aux décos d’assiette à la Top Chef toutefois !).
  • Faire un vrai programme des soirées et concerts pour qu’on soit un minimum averti.
  • Faire de la vente à emporter (dans l’absolu) pour les pâtisseries. Après tout, je bosse dans le quartier et j’ai peut-être envie de rapporter à ma femme un gâteau un peu plus original qu’un provenant de chez Paul (non, je déconne ! Je ne lui offre jamais rien).

Je commence à être habitué aux nouveaux concepts de boutiques et restos (allant régulièrement à Londres), mais il manque ici une certaine touche. Ne désespérons pas, le tir peut vite être ajusté. J’attends de voir si ça s’améliore avant de le mettre dans le carnet d’adresses.

Horror Picture Tea
95, rue Saint-Honoré
75001 Paris
www.horrorpicturetea.com

New York, New Yooork!

Pendant mon absence prolongée, je suis allé à New York. C’était ma première fois ; ça n’a pas trop fait mal. J’avais déjà testé les États-unis il y a 5 ans en faisant un petit tour à San Francisco, Los Angeles et Las Vegas (en participant même à un vrai mariage à l’américaine, comme dans les films), mais je n’avais jamais fait la côte est.

J’ai découvert une ville qui correspond assez bien à l’image qu’on s’en fait. On dit qu’elle ne dort jamais : c’est vrai (au moins on n’est pas réveillé à 7h du mat par des travaux puisqu’il y en a eu toute la nuit !). En fait, tous les films et séries américains nous ont spoilé le plaisir : New York n’est pas aussi surprenante qu’on pourrait s’y attendre ! Je ne dis pas que je n’ai pas aimé, je dis juste que je n’ai pas été surpris.

Nous avions décider de tester un hôtel « design » comme on les appelle (le concept existe aussi à Paris) : des chambres compactes, mais ultra bien conçues pour gagner le maximum de place (lavabo incrusté dans le mur, douche et toilettes compactées dans un coin de la chambre sans qu’elles ne soient riquiqui, rangements sous le lit, radio-réveil avec dock pour iPod…). Nous avions jeté notre dévolu sur le Pod Hotel, en plein milieu de Midtown, à seulement quelques blocs de Central Park.

On a fait du shopping comme il se doit ; on a mangé comme il se doit aussi. Cela dit, c’est assez difficile de ne pas manger à NY : la tentation est à chaque recoin ! La ville du démon je vous dis ! On ne peut pas faire deux mètres (environ 6,5 pieds) sans tomber sur un resto, une épicerie, une sandwicherie ou un vendeur ambulant ! Si encore c’était dégueulasse, ce serait plus facile de résister, mais non ! Même pas !

Dans le lot : un excellent glacier végétalien, un spécialiste du riz au lait à tous les parfums et avec beaucoup d’humour, une boutique de bagel qui s’appellent « revient » et surtout trois excellents restaurants, dont le meilleur thaï que je connaisse, un faiseur de burger bio, éthique et de saison et un vieux bistro à la cuisine américaine teintée d’originalité.

On a même fait un grand tour de Manhattan et un bout de Brooklyn à vélo (une vingtaine de kilomètres. Peut-être plus). Les vélos de location étaient un peu pourris, mais l’état des routes aussi, donc ça compensait ! Il faisait tout de même un soleil de plomb ce jour-là et les 40° C n’ont pas aidé à l’ascension du pont de Williamsburg ! Heureusement qu’on arrivait à trouver des points de ravitaillement assez souvent pour se réhydrater.

On s’est naturellement fait une comédie musicale sur Broadway et notre choix s’est porté sur Promises, Promises, datant des années 50, écrite par Burt Bacharach (ceux qui ont vu Austin Powers le connaissent…) et interprétée par Sean Hayes (le Jack de Will & Grace) et Kristin Chenoweth (la petite Olive de Pushing Daisies). Quelques airs sont devenus des tubes interplanétaires depuis : I Say A Little Prayer, I’ll Never Fall In Love Again et apparement pour les amateurs de Glee il y a A House Is Not A Home qui devrait vous dire quelque chose.

Sinon, il fallait bien que je teste un barber shop, avec de vrais vieux barbiers italiens qui utilisent un coupe-chou, une machine à mousse à raser chaude, de vieux Playboy qui traînent. Mon barbier avait l’air bourru, mais il était la délicatesse incarnée.

On a aussi fait une virée étrange à Coney Island. La plage mythique des années 50 où allaient les new-yorkais avant que ça devienne une plaque tournante de la drogue dans les années 80. Ça s’est un peu arrangé depuis, mais il ne faut pas y traîner la nuit. Cet endroit semble figé dans le temps : de vieilles échoppes sur le bord de mer, de vieux parcs d’attraction… étrange je vous dis.

Pour en revenir à New-York, ce n’est pas une ville qui me donne envie de vivre là-bas (contrairement à Londres, par exemple). Bon si on me force et qu’on me paie, je pourrais céder, à condition que ce soit à Brooklyn (Dumbo voire Williamsburg) ou carrément dans le Village, sinon rien ! Mais j’y retournerai en vacances, sans doute pour de longs weekends, ça nous permettra de faire les lieux touristiques qu’on a réussi à éviter (la Statue de la Liberté, l’Empire State Building, etc…).
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Le carnet d’adresses gourmand déménage

Le carnet d’adresses gourmand déménage

Suite à mon voyage à New York, j’ai accumulé quelques bonnes adresses à ajouter à mon carnet, qui malheureusement se faisait de moins en moins pratique à utiliser. J’ai donc décidé de lui donner un coup de peinture et en le désolidarisant du blog. Il hérite alors d’un système de vote où les passants peuvent indiquer ce qu’ils ont pensé des-dits restaurants et même proposer des adresses à découvrir.

Vous pourrez le retrouver à cette adresse :
carnetdadressesgourmand.wordpress.com

Bonne dégustation. Du bois.

Kitokito !

Bon, j’avais saoulé tout le monde l’an dernier avec Kokoya, un excellent petit restaurant japonais à Paris. Mais suite au départ d’une des collaboratrices, le fait d’avoir deux cuisines était très dur à gérer. Elles ont donc revendu (ça s’appelle toujours Kokoya, mais c’est un peu moins bon… en toute subjectivité !) et ont rouvert un restaurant plus grand, mais du côté de Montparnasse cette fois-ci.

J’avoue, ce n’est pas mon quartier de prédilection, loin de là. Je n’y allais guère que pour prendre le train. Même si j’ai une accointante qui vit pas très loin. Ça me donnera donc une raison supplémentaire de découvrir de coin.

Le menu est sensiblement le même. Je vous conseille de prendre le bento le midi et les Trois Chirashis le soir ou, si vous êtes téméraires, le petit bol de Thon tartare (au piment !).

Kitokito veut dire « frais » en patois du nord du Japon (si j’ai bien compris). Rassurant pour du poisson cru !

Kitokito

Restaurant japonais sur place ou à emporter

45, rue Mathurin-Régnier, 75015 Paris

tél. : 01 47 34 12 09
www.kitokito.fr

ouvert le lundi midi
et du mardi au samedi midi et soir.

Et hop ! Dans mon carnet d’adresse gourmand !

Du Marmite en barre !

Je vous en ai déjà parlé, ils reviennent avec une nouveauté, la première barre de céréales salée : la Marmite Bar ! Perso j’aime, même si je l’aurais préféré plus croustillante.

Le goût de Noël

Je n’ai pas été très actif ces derniers temps, mais je vais me rattraper. En attendant, voici une friandise de Noël anglaise. C’est trop bon cette orange au chocolat à l’orange !