Ah si j’étais riche

Ma future maison En ce moment, je visite des maisons, des ateliers et des entrepôts pour chercher notre future maison. Ce n’est pas moi qui achète, je ne suis que futur locataire, mais je pense que mon propriétaire me considère comme un bon conseiller. C’est vrai que c’est tout de suite plus facile de se projeter lorsque ce n’est pas son argent qui est en jeu.

Du coup, je me prends à imaginer des projets fous, des aménagements de malade, à me prendre pour un archi d’intérieur, tout ça. Le seul problème, c’est que je ne suis pas décideur et que le choix final ne sera sans doute pas conforme à mes élucubrations. Si ça se trouve, on ne sera même pas locataires dans ces lieux. Mais ça fait rêver, ça donne envie d’avoir des sous (beaucoup) et d’investir dans une de ces ruines (ou pas) et de tout (faire) retaper, que ce soit le projet d’une vie, qu’on deviennent les propriétaires des lieux…

Fait chier d’être pauvre.

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Le lit qui fait grossir ?

Littlesa m’a envoyé un lien vers ce lit hamburger. Il a son propre site et on peut aussi devenir fan sur Facebook !…

En tout cas, ça m’a bien fait marrer !


Photo : Heather Leah Kennedy

ABC3D

par Marion Bataille
2008
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Pour Noël, je me suis offert un livre ! En fait, j’aime les pop-up books — les livres animés, avec des pliages pas possibles et des tirettes qui nous surprennent — bien que je n’en possède que peu. Je suis aussi fan de typographie. Alors, lorsque Teacher me parla de ce livre, je fus ravi.

Quelle bonne idée de lier les deux et de «pop-uppé» l’alphabet ! C’est ce à quoi Marion Bataille s’est attelée à faire, assez intelligemment je dois dire. C’est simple et efficace. J’aime surtout les duos OP/QR et V/W. Seul le Z me laisse sur ma faim (puisqu’il reprend le principe du N, dommage…), mais tout le reste est fortement plaisant.

Voici une petite vidéo pour voir l’œuvre :

Plus d’infos sur ABC3Dbook.com.

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Le luxe est l’ennemi du beau

Que Raymond Loewy se retourne dans sa tombe, le moche aussi fait vendre.

Bon, pour commencer, on va dire que cet article est complètement subjectif et que mes propos n’engagent que moi. Mais on serait en droit de penser que les produits de luxe soient beaux ; ils ont l’occasion d’avoir les meilleurs designers, stylistes, bureaux de création… Mais il existe une frontière invisible en devenant de plus en plus cher, ça vire au vulgaire, au bling-bling, à la quintessence de la mocheté. C’est la force des marques en puissance qui prend le dessus ; le logo de la marque peut s’apposer n’importe où, on achètera ce n’importe quoi à n’importe quel prix. Que personne ne me dise qu’il trouve le monogramme Louis Vuitton beau. Les lunettes solaires siglées Chanel sont tout de même parmi les plus moches que l’on puisse trouver ; non pas les plus rétro ou les plus avant-gardiste, mais vraiment les plus moches.

Que le luxe soit surtout synonyme de produits et de matériaux de qualité, là je suis d’accord. Mais c’est vraiment leur apparence qui faute.
Plus c’est cher, plus ça se développe !
Ça m’a sauté aux yeux alors que je cherchais un nouveau canapé. Pour trouver une forme que je voulais, je suis allé dans tout type de magasin : cheap, normal, classe et luxe. Cheap, on trouve des matériaux, des formes et des modes de fabrication horribles, mais il y a de bonnes idées. Normal, on trouve des matériaux et des designs corrects et la fabrication se tient, mais ce n’est pas l’extase. Classe, on trouve de bons matériaux, de beaux designs, la fabrication est bonne, mais le prix est juste assez cher pour qu’on hésite longuement avant de dire non. Et dans le luxe, on trouve des matériaux bizarres et des formes étranges, pour un prix qui frôle l’obscène.

Un bon exemple aussi, c’est cet espèce de sac de piscine pliable Longchamp qu’on croise tout le temps dans la rue. 100€ de design purement vomitif, de couleurs «Leader Price», une insulte au goût et au savoir-faire français. Il y a juste un petit bout de cuir (de qualité) avec le logo Longchamp embossé dessus. Si ça c’est du luxe, je propose alors à Lancel de sortir une gamme de sac plastique de supermarché, à Chanel de lancer une gamme de bobs et casquettes Ricard, à Hermès de faire des mouchoirs jetables…

Je me demande ce qui pousse les marques à ce plonger dans ce design «m’as-tu vu» ? Plus c’est cher et plus il faut que ça soit voyant, pour montrer qu’on l’a payé cher ? On retombe dans le côté bling-bling, justement… On est ce qu’on possède.

Et bien si c’est ça, je suis bien content d’avoir un canapé Ikea !

Échange mp3 contre K7 audio

Campagne anti-compils maison dans les années 70. Quelle bande de nostalgeeks ! Les trentenaires et plus qui finalement reviennent aux valeurs de notre enfance. Non seulement les 33 tours reviennent à la mode et de nombreux artistes sortent leur nouveaux albums sur support vinyl (pas que de la techno ; pop, rock et métal s’y remettent aussi), mais la bonne vieille cassette ferro-chrome revient elle aussi sur le devant de la scène.

Certains recherchent les bandes abandonnées pour les numériser et les mettre en ligne (on tombe dans de l’art ethno-voyeuriste). D’autres recherchent et collectionnent les designs des dites cassettes.

Encore d’autres les adaptent aux technologies modernes. Du coup, on se retrouve avec des players Flash qui permettent de faire des compils (mix tapes), comme dans «l’ancien temps». J’avais entendu parler de MuxTape, mais j’ai trouvé bien mieux : Mixwit qui a un lecteur exportable ou intégrable.

Ce qui est assez marrant, c’est qu’on fait la guerre aux échanges de mp3, comme l’on a fait pour la cassette dans les années 70 (qui était la raison pourquoi la loi sur la copie privée avait été crée… Mais je n’ouvrirai pas le débat aujourd’hui).

Je ne dessine plus

L’Imaginerie, fabrique de design C’est un constat. Autrefois/avant/jadis/il y a des lustres*, je dessinais tout le temps. En cours, je me faisais coller parce que je passais mon temps à dessiner dans les marges, plutôt que de suivre les cours. J’ai décidé d’en faire mon métier : illustrateur. J’avais 15 ans, j’étais jeune, j’étais fougueux et j’avais des idées plein la tête.

J’ai largement révisé mes ambitions à la baisse lorsque je me suis aperçu que le milieu était bouché et que je ne deviendrais jamais riche et célèbre par ce moyen. Par défaut, j’ai choisi de devenir infographiste et de me cantonner à un salaire correct. Je me suis mis au rock pour la richesse et la célébrité, mais j’en parlerai une autre fois !

Du coup, plus j’ai avancé dans ma carrière et moins j’ai dessiné dans mes divers boulots. Aujourd’hui, je suis un assimilé formateur sur la suite créative d’Adobe et je ne dessine plus du tout. Ça dois bien faire 5/6 ans (si ce n’est plus…) que je n’ai plus rien produit d’autre que mes cartes de vœux (et encore, il faut voir celle de cette année, on ne peut pas appeler ça un dessin).

Et dire qu’il y avait un temps où j’avais commencé un grand projet : une vraie bande-dessinée en trois tomes, avec une vraie histoire (mon point faible), de vrais personnages et un vrai concept. Et mon boulot m’a bouffé tout le temps que j’y consacrais. Je n’ai pas dépassé le stade des recherches et le scénario s’est arrêté avant la fin du premier volume.

C’est con, hein ? Et dire qu’il ne me faudrait qu’un peu plus de temps pour que je m’y remette. Il me manquerait aussi un scénariste, pour me pondre un truc béton où si ça se plante, c’est juste parce qu’on s’apercevra qu’en fait je ne sais pas vraiment dessiner et que je me leurre depuis 15 ans !

Le seul vestige visible online de ma grande époque est la petite fée de chez Pois chiche. C’est vraiment pas avec ça que je vais devenir riche ! 😉

* Rayer la mention inutile.

Cali Rezo

Parfois, en se baladant sur le net, on découvre de vrais talents.

Par exemple, il y a quelques années, mon goût pour l’œuvre de Klimt me poussait à chercher sur Google images les Trois Âges de la Femme, suite à une discussion à propos de ce tableau.

Les 3 Grâces | Cali Rezo

C’est alors qu’au détour d’une page, je tombe sur un « tableau » qui me touche presqu’autant que peut me toucher Klimt.

Un style actuel, avec des techniques modernes (peinture numérique) et des inspirations qui me parlent. Je parcours alors le site de cette illustratrice française et je tombe sous le charme de la simplicité de son œuvre.

Sorcières | Cali Rezo Je ne sais rien d’elle si ce n’est que c’est une touche-à-tout imaginative qui aime aller plus loin. Son style évolue au gré de son humeur. Tantôt Klimtesque, tantôt hyper sobre. Tantôt difforme, tantôt flou. Puis divague vers les trucs à la main (en tissu, fils de fer,…), la papeterie, la photo, etc. Cali fait tout et c’est toujours bien. Attention, je ne vais pas dire que c’est toujours beau, parce qu’il y a certains de ses choix artistiques auxquels j’adhère moins et surtout des prix un peu élevés pour les grands tirages. Mais c’est toujours fait avec soin et talent.

C’est en regardant ce qu’elle fait et comment elle s’en sort que je regrette de ne pas être plus déterminé que ça à développer mes talents. Je me suis petit à petit fait bouffer par la machine métro-boulot-dodo et toute mes idées ne restent qu’à l’état de fantasmes. Je les vis par procuration par Cali, par Marjorie,…

» Son site : www.calirezo.com
» Son blog : www.calirezo.com/blog
» Sa boutique de Noël : calirezo3.free.fr/ShopNoel/noel1.html
N°110 | Cali Rezo