(Un geek) habillé pour l’hiver [mis à jour]

L’hiver est là et pauvres geeks que nous sommes avons du mal à nous passer de nos objets tactiles. S’il fait froid, les engelures nous guettent à chaque réponse d’un appel, à chaque tweet ou autres.

J’ai donc testé pour vous deux modèles de gants : l’E-tip de The North Face et le tchouktchouk-pas-de-marque de Muji.

J’ai couru en vain tout l’hiver dernier après les E-tip (ils n’y en avaient même plus dans la boutique londonienne), ils sont enfin de retour en stock. J’ai choisi le modèle « sport », même si la déco laisse un peu à désirer (le sigle On/Off sur le bout de l’index et les points antidérapants font un peu ringard, mais passons…). Existe en 3 tailles pour homme et femme (en blanc !).

Au niveau du toucher, c’est étonnant comme ça réagit exactement comme avec la pulpe du doigt. Il faut juste penser à incliner légèrement le doigt, comme avec des ongles en fait ! Le fait que les pouces et les index soient réactifs permet même les gestes à deux doigts comme le zoom ou la rotation (toujours en pensant aux ongles). En revanche, je pensais qu’ils seraient plus chauds.

Quand aux Muji, ils sont simplement comme des gants en laine. L’avantage, c’est que tout le bout du pouce et de l’index sont recouverts, donc pas besoin de penser « ongles ». Ils réagissent tout aussi bien. Ils existent en plusieurs coloris, mais deviennent de plus en plus rares en magasin (ils les ont même enlevés du site internet). Cependant, ils sont tricotés, donc attention au velcro (d’un sac Freitag par exemple…).

En définitive, les uns comme les autres sont un bon investissement pour tout possesseur de téléphone tactile, tablette ou même trackpad de portable (30€ port inclus pour les North Face, 20€ pour les Muji).

[Mise à jour du 10 février 2012] Après quelques semaines d’utilisation en cette période de grand froid, voici quelques informations supplémentaires. Les gants Muji sont plus chaud que les North Face  en revanche, ils s’abiment plus vite… dommage.

Chaussettes au goût de fraise

Ceux qui me connaissent savent que j’ai eu une petite lubie des T-shirts pendant un temps. Sans doute commencée il y a quelques années par la faute de La Fraise, boutique en ligne qui fonctionne avec un système de votes des illustrations (qui a malheureusement changé de ligne graphique depuis la revente à Spreadshirt il y a quelques années… je n’y achète plus rien).

Figurez-vous que le créateur de La Fraise (après un break bien mérité) s’est relancé dans le commerce textile. Son nouveau concept (bon, ça fait depuis juin 2009 déjà…) est une boutique de chaussettes (la bien nommée Archiduchesse) monochrome de fabrication française (d’où un prix plus élevé, mais pas tant que ça) et de 42 couleurs différentes.
Mais depuis la semaine dernière, l’envie d’en faire un site participatif est revenue. En effet, il est désormais possible de voter pour une nouvelle gamme de chaussettes à motif. Vous sentez l’inspiration poindre, allez faire mumuse avec l’outil de conception de motif en ligne. Vous voulez voter, cliquez sur la pelote en haut à droite du site ou suivez ce lien.

J’ai hâte que les premiers modèles sortent, mes pieds ont froid !

Le futur approche

(Décidemment, je fais dans les sujets pour gonzesses en ce moment !)

Le Cinquième Élément a beau ne pas être un grand film, il est bourré de détails futuristes sympa. Parmi ceux-ci, il y a une scène en particulier qui m’avait beaucoup amusée en me demandant quand est-ce qu’on y arriverait. C’est la scène de maquillage automatique de Leeloo avec un boîtier compact Chanel.

The Fifth Element - Leeloo and her Chanel make-up

Je suis au désespoir de vous annoncer que ce maquillage futuristique pour fainéante est (presque) arrivé. Ça fait peur…

Si je ne vais pas à Londres…

… Londres vient à moi !

Une fois n’est pas coutume, je vais parler chiffon.

Je le répète assez souvent, même si je n’ai pas encore eu l’occasion d’écrire un billet entier dessus, mais j’aime l’Angleterre, encore plus Londres. Si je devais un jour partir de France, j’emménagerais sans doute à Londres (faudra que je gagne pas mal de thune pour ça, mais enfin…).

Parmi les trucs sympa qu’on y trouve, il y a des marché comme on n’en trouve pas/peu/plus en France (Spitalfields par exemple, Cococerise en parle), à côté desquels se trouvent des quartiers sympa, plein de superbes magasins. All Saints SpitalfieldsParmi eux se trouve un magasin de vêtements Rock chic, beaux, un peu chers, mais de très bonne qualité, fournisseurs officiels de ma douce (qui était obligée de passer par leur site web et de commander une tonne, puisque la livraison pour la France est gratuite à partir de 200£ de commande).

Il n’est désormais plus besoin de traverser la manche pour profiter de ces effets, un simple tour dans le premier arrondissement suffira. La marque, fidèle à ses préceptes, ne fait pas de publicité. C’est donc en se baladant que nous sommes tombé dessus par hasard («Tiens c’est bizarre, la vitrine de ce magasin fait très « All Saints »…»).

Les prix sont un peu majorés par rapport au magasin anglais, mais c’est de l’achat coup de cœur plus qu’autre chose. Que de beaux matériaux, des coupes originales…

À vous de succomber à ce créateur de fringue chic.

  • All Saints Paris
    49, rue Étienne Marcel
    Paris, 1er arrondissement
  • All Saints Londres
    Jacks Place
    6 Corbet Place
    Spitalfields
    London E1 6NN
    UK
  • Magasin en ligne :
    www.allsaintsshop.co.uk

Le luxe est l’ennemi du beau

Que Raymond Loewy se retourne dans sa tombe, le moche aussi fait vendre.

Bon, pour commencer, on va dire que cet article est complètement subjectif et que mes propos n’engagent que moi. Mais on serait en droit de penser que les produits de luxe soient beaux ; ils ont l’occasion d’avoir les meilleurs designers, stylistes, bureaux de création… Mais il existe une frontière invisible en devenant de plus en plus cher, ça vire au vulgaire, au bling-bling, à la quintessence de la mocheté. C’est la force des marques en puissance qui prend le dessus ; le logo de la marque peut s’apposer n’importe où, on achètera ce n’importe quoi à n’importe quel prix. Que personne ne me dise qu’il trouve le monogramme Louis Vuitton beau. Les lunettes solaires siglées Chanel sont tout de même parmi les plus moches que l’on puisse trouver ; non pas les plus rétro ou les plus avant-gardiste, mais vraiment les plus moches.

Que le luxe soit surtout synonyme de produits et de matériaux de qualité, là je suis d’accord. Mais c’est vraiment leur apparence qui faute.
Plus c’est cher, plus ça se développe !
Ça m’a sauté aux yeux alors que je cherchais un nouveau canapé. Pour trouver une forme que je voulais, je suis allé dans tout type de magasin : cheap, normal, classe et luxe. Cheap, on trouve des matériaux, des formes et des modes de fabrication horribles, mais il y a de bonnes idées. Normal, on trouve des matériaux et des designs corrects et la fabrication se tient, mais ce n’est pas l’extase. Classe, on trouve de bons matériaux, de beaux designs, la fabrication est bonne, mais le prix est juste assez cher pour qu’on hésite longuement avant de dire non. Et dans le luxe, on trouve des matériaux bizarres et des formes étranges, pour un prix qui frôle l’obscène.

Un bon exemple aussi, c’est cet espèce de sac de piscine pliable Longchamp qu’on croise tout le temps dans la rue. 100€ de design purement vomitif, de couleurs «Leader Price», une insulte au goût et au savoir-faire français. Il y a juste un petit bout de cuir (de qualité) avec le logo Longchamp embossé dessus. Si ça c’est du luxe, je propose alors à Lancel de sortir une gamme de sac plastique de supermarché, à Chanel de lancer une gamme de bobs et casquettes Ricard, à Hermès de faire des mouchoirs jetables…

Je me demande ce qui pousse les marques à ce plonger dans ce design «m’as-tu vu» ? Plus c’est cher et plus il faut que ça soit voyant, pour montrer qu’on l’a payé cher ? On retombe dans le côté bling-bling, justement… On est ce qu’on possède.

Et bien si c’est ça, je suis bien content d’avoir un canapé Ikea !

Échange mp3 contre K7 audio

Campagne anti-compils maison dans les années 70. Quelle bande de nostalgeeks ! Les trentenaires et plus qui finalement reviennent aux valeurs de notre enfance. Non seulement les 33 tours reviennent à la mode et de nombreux artistes sortent leur nouveaux albums sur support vinyl (pas que de la techno ; pop, rock et métal s’y remettent aussi), mais la bonne vieille cassette ferro-chrome revient elle aussi sur le devant de la scène.

Certains recherchent les bandes abandonnées pour les numériser et les mettre en ligne (on tombe dans de l’art ethno-voyeuriste). D’autres recherchent et collectionnent les designs des dites cassettes.

Encore d’autres les adaptent aux technologies modernes. Du coup, on se retrouve avec des players Flash qui permettent de faire des compils (mix tapes), comme dans «l’ancien temps». J’avais entendu parler de MuxTape, mais j’ai trouvé bien mieux : Mixwit qui a un lecteur exportable ou intégrable.

Ce qui est assez marrant, c’est qu’on fait la guerre aux échanges de mp3, comme l’on a fait pour la cassette dans les années 70 (qui était la raison pourquoi la loi sur la copie privée avait été crée… Mais je n’ouvrirai pas le débat aujourd’hui).

J’ai bien failli perdre mon odeur…

Shiseido Basala - De quoi tenir encore 10 ans ? Pour faire bref, j’ai le même parfum depuis 10 ans. Pas la même marque, mais la même bouteille ! Or, cette bouteille (que j’utilisais avec parcimonie, une bonne copine…) arrive à sa fin. Shiseido ne fabrique plus ce parfum depuis de bonnes années. Du coup, j’en étais presque résolu à chercher un autre parfum qui m’aurait sis.

Mais ma dulcinée n’était pas vraiment d’accord de peur de ne plus reconnaître mon odeur (ha, les femmes !…). En même temps, vu mon aversion pour les parfumeries (les effluves des Sephora, Marionnaud et consorts parviendront à me faire gerber un jour, j’en suis sûr), je me suis lancé à la recherche sur Internet de ce fameux parfum.

Ebay est ton ami : j’ai trouvé une boutique américaine qui en vendait. Il leur en restait neuf bouteilles. J’en ai pris quatre, comme ça je verrai venir. Ce n’est que repousser le jour où je devrais trouver un nouveau parfum, mais il n’y a pas de petite économie quand il s’agit de vomir dans une parfumerie.