Sherlock

2011 | 2 saison (3e commandée), 6 épisodes
★★★★★

Pas vraiment une série, plus des téléfilms par salve (3 épisodes de 90 mn par saison) !

Quand le producteur de Dr. Who (que je n’aime pas) décide de s’attaquer au mythique Sherlock Holmes, ça donne une transposition (réussie) au XXIe siècle. On y retrouve Sherlock accro aux SMS, Watson militaire vétéran revenant d’Afghanistan, Moriarty à la pointe de la technologie…

Cette réécriture donne un coup de jeune à cette œuvre que même Guy Ritchie n’a pas réussi à relever vraiment… Cela peut sembler déroutant au début, mais on s’y fait assez vite, surtout grâce à la fidélité des romans de Sir Arthur Conan Doyle.

Au niveau des acteurs, le pari de prendre des acteurs peu connus est osé, mais payant. Benedict Cumberbatch (Sherlock) est tout juste hallucinant. Sa voix, sa prestance ! En plus, en regardant sa filmographie, on s’aperçoit qu’on l’a déjà vu quelque part (ou qu’on va le voir bientôt…). Watson est joué par Martin Freeman, que vous avez sans doute déjà vu en doublure lumière pour film porno dans Love Actually. Moriarty, le grand méchant qu’on ne voit pas tout le temps, est flippant à souhait.

Benedict Cumberbatch (Sherlock) & Martin Freeman (Watson)

On y retrouve des trames et des histoires qu’on connait déjà plus ou moins (Le Chien des Baskerville), mais la touche XXIe siècle fonctionne parfaitement et les intrigues peuvent être complexes, mais digestes puisque diluée en 90 minutes. Les premiers et derniers épisodes de la deuxième saison sont jubilatoires et tellement bien écrits et joués.

Au niveau montage, on est dans du moderne, mais sans excès. Les effets spéciaux (incrustations de texte notamment) sont assez ingénieux. Les phases de réflexion de Holmes sont plus proches des infographies des Experts que d’une introspection !

La BBC a encore une fois assuré et financé une superbe série. À quand un producteur français avec des cojones et des pépettes pour moderniser Arsène Lupin ou autres succès français ?

  • À voir en France sur France 4 (en ce moment), puis sur France 2 un peu plus tard.
Publicités

Dead Like Me

2003-2004 | 2 saisons, 29 épisodes
★★★★

«Sériphile», je ne pouvais pas passer à côté de Dead Like Me. Une série qui s’est malheureusement arrêtée prématurément. Du même créateur que Pushing Daisies, seulement deux saisons se sont succédées depuis 2003 ; Showtime a décidé de ne pas rempiler pour une troisième saison. Du coup, on reste un peu sur sa faim avec des points obscurs ou non résolus (choses qui seront sans doute apporté avec le film qu’ils sont entrain de produire. Croisons les doigts pour que le succès du film les pousse à refaire d’autres saisons…).

L’histoire

Georgia (George) Lass, 18 ans, meurt en se prenant la lunette des chiottes de la station Mir dans la gueule (on voit tout de suite le ton décalé de la série). Mais au lieu de mourir et d’aller dans un hypothétique paradis (ce n’est pas dit, personne ne sait ce qu’il y a «après»), elle est recrutée pour être une faucheuse à plein temps (en gros aider les gens qui meurt violemment à passer dans l’au-delà sans souffrance).

Les personnages

Hormis, Georgia, on trouve une belle galerie de personnages qui évolue peu à peu au fur et à mesure des saisons. Chez les faucheurs : Rube, le chef des faucheurs, paternaliste (l’inoubliable Inigo Montoya dans The Princess Bride, un de mes films cultes, mais aussi Jason Gideon dans Esprits criminels), mort dans les années 20 ; Roxy, la flic dur-à-cuire, morte dans les années 80 ; Mason, l’anglais déjanté (j’adore !), mort à la fin des années 60 ; Daisy, la starlette qui a au moins sucé tout Hollywood dans les années 30… Il y a la famille de George : son père, sa mère et sa petite sœur qui vivent assez mal sa mort, chacun à son niveau. Et il y a son «vrai» travail : avec en tête Dolores et Crystal.

Les post-it® de la mort

Lorsque j’ai commencé à regarder, j’ai trouvé ça sympa, mais sans plus. Mais d’épisode en épisode, on se prend à vraiment apprécier cette galerie de personnages, hauts en couleur et on veut absolument continuer à regarder. Le fait d’avoir «fonctionnarisé» les faucheurs apporte vraiment une tournure nouvelle. L’humour (parfois très noir) est omniprésent dans ce monde entouré de morts accidentelles ou pas. Une très bonne série, pas très chère en DVD.

» Autres regardages

Il y a des films comme ça…

…, sans prétention, qui vous touchent sans forcément qu’on trouve la raison. Des films qui vous transportent simplement du début à la fin. Avec une galerie de personnages aussi attachants qu’inattendus. Waitress fait parti de ces films et je vous le conseille.
Waitress - Jenna enfin heureuse
Une histoire simple d’une serveuse qui tombe enceinte alors qu’elle déteste son mari et qui vit une aventure avec son gynéco. Je sais, comme ça, ça n’a pas l’air terrible, mais ça peut se ranger au niveau d’un Juno ou d’un Little Miss Sunshine assez facilement.
Waitress en DVD
» Sorti récemment en DVD.

» La fiche sur Allocine.fr

PS : du coup, je me demande même si je ne vais pas ouvrir une section de notations de DVD comme celle des films ciné, parce que là, il y a 5 tchizbeurgueurs d’office !

J’ai rencontré un fan…

…pas de moi, mais — pour le plus grand plaisir de Mr. Malinois — de Nerdz !

Le cast de Nerdz

Nerdz est une petite série qui passe sur NoLife (dispo sur les box ADSL), jeune petite chaîne à l’audience ultra ciblée (les nolifes !). Du coup, ça reste assez confidentiel. Alors, lorsqu’au détour d’une conversation sur Mario Kart, un stagiaire à mon boulot me glisse une allusion à Nerdz, ma surprise-surprise fut complète !

Et ce stagiaire me raconte qu’il est fan, qu’il passe son temps avec ses potes à ressortir les dialogues, qu’ils ont même en projet de faire un spin-off amateur où ils seraient les voisins des Nerdz,… Étonnant.

Du coup, je me la suis pété en lui disant que je connaissais Jérôme (le nom du personnage incarné comme un ongle par Mr. Malinois) ; il en pleurait presque, me demandant s’il pouvait le rencontrer.

De toute façon, je pense qu’il sera présent à la prochaine dédicace du cast pour la promotion du DVD. 😉

À ce propos, merci à mademoiselle Cococherry pour m’avoir fait découvrir Nerdz et pour m’avoir introduit — en tout bien, tout honneur — à Mr. Malinois.

The IT Crowd

2006/2008 | 3 saisons, 18 épisodes (en production)
★★★★★

The IT Crowd Il y a des trucs ressemble tellement à notre quotidien. La BD Dilbert nous rappelait la vie de bureau. The IT Crowd me le rappelle encore plus… en version sitcom (tourné réellement en public, donc avec les rires qui vont avec).

Moss, Jen et Roy - Les protagonistes de The IT Crowd

C’est l’histoire d’un département informatique dans une compagnie anglaise. Roy et Moss sont deux informaticiens, geek de surcroît, qui à eux deux recouvrent tous les clichés qu’on peut avoir : le geek crado (Roy) et le nerd hyper-technique binoclard (Moss). Du jour au lendemain, ils se voient affublés d’une directrice de l’informatique (Jen, femme de surcroît) qui s’y connaît super bien en ordinateur («Je sais écrire un e-mail, envoyer un e-mail, recevoir un e-mail, effacer un e-mail,…»).

De là vont naître des situations ubuesques, farfelues et absurdes, avec quiproquos en pagaille, leur patron excentrique et déjanté, leur société qui n’en a que faire du service informatique et pléthore de personnages bizarres et décalés.

On rit. Beaucoup. Tout le temps. C’est débile, mais ça fait rire. Je crois que c’est devenu mon sitcom préféré. Les droits ont été achetés par Canal+, mais je ne crois pas qu’ils aient tout diffusé.

Histoire que je ne sois pas le seul à le fredonner, le générique est assez entêtant et finalement très addictif…

Roy (chantant) : We don’t need no education…
Moss : Yes you do: you’ve just used a double negative.

Et n’oubliez pas qu’en cas d’urgence, vous pouvez appeler le 0118-999-881-999-119-725… 3

Autres regardages

L’effet «Nouvelle Star»

Jeff Buckley, premier des ventes sur iTunes, grâce à la Nouvelle Star Et voilà. La Nouvelle Star a encore frappé. Des milliers de gens redécouvrent des chefs-d’œuvres de la musique en regardant cette émission. Sauf que là, je suffoque, je blêmis, maintenant qu’on n’a pas rendu César ce qui lui appartenait.

La masse (appelons-la comme ça…) ne va pas forcément chercher de qui est cette chanson. D’autres (moins masseux) vont télécharger la version de Jeff Buckley. Certains autres (pas masseux du tout) savent que «Hallelujah» a été originalement écrite et interprétée par Leonard Cohen (dont la version est un peu trop «originale»), reprise par maintes et maintes personnes dont John Cale (dont s’est largement inspiré Buckley).
Idem pour «Lilac Wine» qui a été composée par James Shelton (je ne vais pas faire mon intello, je ne le connais pas lui), interprétée par Nina Simone et «plagiée» par Buckley, lui encore.

Je n’ai rien de spécial contre Jeff Buckley, mais je n’accroche pas plus que ça à cause d’un de mes proches qui en était fan et qui l’a à peu près mis au même niveau que Pascal Obispo dans son Hall Of Fame, et qui nous bassinait tout le temps avec ces deux-là !…

Sinon, pour parler vite fait de la Nouvelle Star, je pensais que le jury ne fonctionnerait pas, mais finalement, c’est pas mal du tout. Sauf le montage qui est vraiment trop axé sur eux et on n’a pas assez vu de prestations à mon goût.