Bien loin de moi l’idée de vous péter le moral et de rendre ce blog politique, chiant ou de faire de la propagande, mais il y a un truc qui me sidère absolument et me met en colère et j’ai du mal à ne pas en parler.
Industrialisation et poils
De plus en plus, on découvre que des substances utilisées dans nos produits de tous les jours se révèlent toxiques ou cancérigènes (amiante, paraben, graisses hydrogénées, sels d’aluminium…). Le point commun entre tous ces composants est qu’ils ne sont pas nécessaires et sont utilisés pour réduire les coûts de fabrication ou d’exploitation d’un produit et par conséquent augmenter les marges et bénéfices des industriels. Mais à quel prix ?

On m’a fait découvrir hier l’existence d’un petit nouveau, le laurylsulfate de sodium (indiqué sodium laureth sulfate ou SLS dans nos shampooings et gels douche) qui sert à faire mousser. Ce produit-là peut, chez certaines personnes, créer des réactions allergiques (entre autres) au niveau de la peau et détruire les follicules pileux. En d’autres termes, le shampooing que vous utilisez pour avoir le poil soyeux peut vous rendre chauve. Un comble, non ?
Après on s’étonne qu’il y ait de plus en plus de personnes allergiques… vu la dose de trucs dégueux qu’on côtoie au quotidien, c’est plutôt surprenant qu’il reste des gens sans allergies.
Le coût de la vie
Lorsque ces industriels pillaient les ressources mondiales, détruisaient les écosystèmes et bousillaient les vies des autochtones, on envoyait des ONG pour «réparer» tout ça, mais là, ce n’est plus le tiers-monde qu’ils anéantissent, mais bien leurs consommateurs (et employés…). Quelle est la logique dans tout ça ?

Ça me rappelle une vidéo que j’ai vu au sujet de notre chaîne de fabrication/consommation/élimination (très bien faite, avec des petits dessins et tout le tintouin) et qui démontre simplement que notre modèle d’industrialisation marche sur la tête et que rien n’est gratuit (ni à bas prix). En effet, si on met en perspective, en achetant une petite radio pas chère, ça implique qu’elle ait été fabriquée dans un pays où la main d’œuvre ne coûte rien et que, sans doute, les soins des employés ne sont qu’un détail dans cette partie du monde et que finalement [attention raisonnement poussé à l'extrême], cette petite radio ne nous aura pas coûté bien cher puisque la différence de prix avec une radio fabriquée localement est sans doute la mort de l’employé (et de sa famille tant qu’à faire…) qui l’a fabriquée.
Danse avec les loups
Pour ma part, je suis loin d’être parfait. Je trie mes déchets, mais j’en produit beaucoup trop. J’utilise des ampoules basse consommation, mais je laisse l’ordinateur allumé toute la journée. J’achète bio, mais j’utilise du Destop pour déboucher les chiottes. Que des petites choses qui font de moi un piètre citoyen à forte empreinte carbone. Un homo sapiens sapiens comme tout le monde et rien d’autre. Désormais, j’essaie le plus possible de regarder la composition des choses (c’est beaucoup d’énergie à déployer, mais de me dire que je ne contribue pas à renflouer de déjà trop riches patrons, ça m’encourage un peu). En gros, la chose que je me dis devant les ingrédients d’un produit est «si ça n’a rien à foutre dans la composition, je n’achète pas». C’est vrai que ça restreint le choix, que ça coûte plus, mais si ça me permet d’éviter d’aller chez le docteur, n’y gagne-je pas à long terme ?
Aujourd’hui, l’écologie, le bio et l’éthique sont malheureusement devenus des atouts marketing avant tout. Je me doute bien que la prise de conscience générale n’aura sans doute jamais lieu, faut pas rêver, mais j’espère juste que la prochaine évolution de l’Homme (moi inclus) sera l’homo sapiens sapiens cosmos sapiens, sinon ce sera la disparition de l’humanité (à coup de shampooings dépilatoires et de biscuits hydrogénés).

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Ça y est, j’ai rattrapé mon retard en chroniques de films, malgré tout ce qu’il y a autour (encartonnage en vu du déménagement prochain, recherche d’emploi, etc.). Reste encore les revues de livres à écrire. ce serait bien que je le fasse avant que vous ne partiez en vacances pour savoir quoi prendre avec vous à la plage/montagne/campagne/désert/espace intersidéral.
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2009

Au même titre que les titres de films salement transcrits (Le ‘superlatif’ Destin de Bidule, Good Morning Machin, etc.), les mentions «des producteurs/scénaristes/réalisateurs* de tel succès» m’agace. Pourquoi pas : «avec le même balayeur de plateau que pour tel navet qui a dépassé le million d’entrées» ?
C’est malheureusement le cas de ce Sunshine Cleaning. Issu des mêmes producteurs que Little Miss Sunshine, ce film n’a pas grand chose à voir. Enfin si. Mais non en fait. Enfin, c’est troublant ! Parce que oui, on fera le rapprochement, alors que s’ils avaient fermé leur gueule, on ne l’aurait sans doute pas faite cette comparaison de ces sunshines. Parce que côte à côte, effectivement ~ Cleaning est moins bon que Little Miss ~. Mais il n’est pas pour autant nul.
Dans l’écriture du scénario, il est même bien moins simpliste et linéaire que Little Miss. Mais le rendu final n’est malheureusement pas à la hauteur, surtout à cause d’une baisse de régime en plein milieu du film (voulue et compréhensible, puisque ça suit l’histoire). Du coup, on regarde, mais sans vraiment prendre part à tout ça (même si on a parfois envie de mettre quelques claques…) contrairement à Little Miss qui n’était qu’un crescendo de situations incongrues.
Tout ça pour dire que cette tranche de vie de sœurs qui se reconvertissent dans le nettoyage de scènes de crimes pour financer les études du fils de l’une d’elle et charmant, touchant et ne laisse pas de marbre. On rit pas mal, on sourit aussi, on ne s’ennuie pas. Mais sans plus.

À noter l’excellente performance des «sœurs» : Amy Adams, la princesse d’Il était une fois et Emily Blunt, l’autre assistante du Diable s’habille en Prada. Les autres personnages sont pas mal non plus.
* Rayez la mention inutile
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Terminator Salvation
2009

Qu’attendre de la licence Terminator ? Certains diront «pas grand chose» et je les comprends si on se base sur le troisième opus, qui semblait être une sombre merde (je suis très content de ne pas l’avoir vu). Mais que ce passe-t-il alors lorsque la licence arrête de se consacrer au «présent» pour raconter l’après Jugement dernier (j’exclue volontairement la série The Sarah Connor Chronicles) ? Il se passe qu’on a un film assez bon pour prétendre relancer l’intérêt envers les T-800 et consorts.
Il faut bien dire que McG (le réalisateur des Drôles de Dames sur grand écran) a su aller chercher une intrigue plutôt tordue, même si elle est basée sur un détail erroné (pour ne pas spoiler à mort, Skynet n’a jamais su qui était le père de John Connor, or dans ce film, on part du constat que ça se sait) et la présence d’un nouveau personnage, Marcus Wright, a aussi son importance quant à la solidité du scénario de ce quatrième film.
Dans la série des gros bémols, Christain Bale ne brille pas par son talent, il joue exactement comme dans Batman, sauf qu’il n’a ni cape, ni super gadgets… Franchement, son jeu reste poussif et chiant (dire qu’il a signé pour deux autres films…) et je suis désolé, mais les acteurs aux dents détartrées et aux ongles manucurés, ça décrédibilise complètement le contexte post-apocalyptique du film. Peut mieux faire de ce point de vue. Dernier point négatif, il y a quelques incohérences, qu’on mettra sur l’envie de divertir, plutôt que d’être «réaliste».

John Connor (Christian Bale), sa femme (Bryce Dallas Howard) et Bair Williams (Moon Bloodgood)
En revanche, j’ai beaucoup aimé l’apparition du T-800 ; c’est dingue ce que la CG peut générer aujourd’hui. Aussi l’époustouflante beauté de Moon Bloodgood (déjà remarquée dans le palpitant Day Break et l’insipide Journeyman), qui justement fait un peu tache (propre) dans cet univers censé être sans dentifrice, ni lime à ongles…
On sursaute, on se prend au suspense, même si le scénario n’a vraiment rien de cérébral, ça fait du bien de revoir un de nos souvenirs d’adolescence reprendre du poil de la bête, même s’il n’est pas parfait.
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Angels & Demons
2009

Je fais parti de ces gens qui n’ont jamais lu un livre de Dan Brown. Je fais parti de ces gens qui n’ont vu The DaVinci Code qu’en DVD et seulement parce que je savais que j’irai voir ce Anges et Démons.
Comme je l’ai déjà dit, Ron Howard est capable du pire comme du meilleur. Je partais avec un a priori négatif sur ces films (je parle de DaVinci et de Anges et Démons). Sans doute parce que ceux qui ont lu les livres qui m’en ont parlé sont en désaccords avec les choix drastiques nécessaires au passage sur grand écran. Je dois avouer qu’autant j’ai trouvé le DaVinci Code cousu de fil blanc phosphorescent, autant A&D est un peu plus surprenant (sans doute parce que la fin n’est pas la même que le livre, au dire de ceux…). Ce dernier n’est vraiment pas le film du siècle, mais reste un bon divertissement qui se laisse regarder (de meilleur facture que son prédécesseur en tout cas), malgré quelques raccourcis, maladresses et longueurs.
Malheureusement, je crois que ce qui m’a le plus plu dans ce film, c’est de revoir Rome… c’est dire !
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2009

On va croire que J. J. Abrams est plus désigné à faire des films que des séries. Le Papa d’Alias, Lost et Fringe prouve avec ce film qu’il est un vrai réalisateur, pas seulement le créateur de séries qu’il délaisse au bout de quelques saisons…
Qu’en est-il du mythe de Star Trek. Et bien je dois avouer que ce film relève quelques défis de taille :
- Rendre un design futuriste kitsch complètement crédible
- Nous faire oublier les acteurs de la série (surtout Spock)
- Avoir un histoire qui tient la route et qui n’aille pas en contradiction avec la mythologie de la série
Abrams parvient à tout ça en proposant surtout une histoire qui reste pertinente et accrocheuse, même pour quelqu’un qui ne connaît, voire n’aime pas la série originale (pour info, je ne suis pas fan).
Pour les amateurs de la série, les nombreux clins d’œil et références (plus ou moins subtils) vous donneront l’impression d’être en terrain connu. Les acteurs incarnent très bien leurs rôles (Sulu, McCoy, Spock…), seul Kirk est un peu faiblard, mais je n’ai jamais vraiment accroché sur ce personnage. Le fait de raconter les prémisses de la série permet de faire quelques entorses au code et d’ajouter des éléments à l’histoire de chacun des protagonistes (surtout Spock et Kirk).

J’ai surtout apprécié le travail sur l’image (avec des effets de lentilles et de lumière, comme dans la série originale, sauf que pour cette dernière, c’était juste mal filmée !).
En résumé, très bon film de SF et un des meilleurs films de la série des Star Trek (qui est bien fournie en belles daubes…).
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Easy Virtue
2009

Voilà un film que je n’avais pas envie de voir. Rien de ce que j’en savais ne me poussais à choisir ce film plutôt qu’un autre. Je pense que c’est Kristin Scott Thomas et Colin Firth au générique qui m’ont fait y aller. Et comme j’aurais regretté de ne pas avoir vu ce trésor d’humour anglais !
Je pensais Jessica Biel tout juste bonne a être belle à l’écran ; je me fourvoyais. Elle joue bien et a même des airs d’Emma Thompson jeune. Et que dire des autres comédiens : hormis Ben Barnes, en chouchou de la famille, qui a un jeu assez insipide, tous les autres personnages sont hauts en couleur. Kristin est fabuleuse en matriarche insupportable et coincée, Colin en père vétéran désabusé, les sœurs écervelée ou insouciante (dont l’une n’est autre que Jen de The IT Crowd) et surtout le majordome (déjà aperçu en expatrié aux États-unis dans Love Actually ou encore en fils déjanté dans la série Ma Tribu) qui n’en rate jamais une pour nous servir une remarque sarcastique comme seuls les Anglais savent en faire.
Du coup, de cette comédie (qui n’a rien de romantique, c’est plutôt une comédie de mœurs semi-dramatique) en ressort situations burlesques et dialogues cinglants. Éclats de rire garantis.
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Tagué : angleterre, avis, ciné, humour

| Ça y est, je suis fixé sur mon super entretien. Comment tourner ça… en septembre, nous déménagerons sans doute au pays du cricket et des roast dinners, la patrie de Shakespeare et de Maurice Moss. |
There you have it, I know the results of my job interview. Let’s put it this way: in September, we’ll certainly be moving to the land of cricket and roast dinners,
the country where Shakespeare lived and Maurice Moss still does. |
| La seule chose, c’est que pour la première fois je vais être baigné dans un environnement qui ne parle qu’anglais. Je pense que ça va me prendre quelques temps pour être confortable et comprendre la plupart de ce qu’on me dit. Je ferais bien de m’entrainer : je vais me mettre Life On Mars et Ashes to Ashes en boucle ! |
For the first time, I’m going to be surrounded by English speaking people all the time. I know I can cope, but it’s going to take me a while to fully
understand everything. Better get practicing, i’ll start by watching Life On Mars and Ashes to Ashes over and over! |
Édition du 17 juin 2009 (bonne fête…) » Les astres ne semblent pas être alignés correctement ou alors Mr. Malinois a fait des incantations vaudous, mais voilà, je suis au regret de vous annoncer que le départ pour Londres est annulé jusqu’à nouvel ordre. C’est une longue histoire, mais pour faire court, ce n’est finalement pas un aussi bon moment qu’on le pensait.
J’ai plus qu’à trouver un nouveau job histoire de renflouer un peu les caisses avant un hypothétique départ, un jour…
Désolé pour la fausse joie. Ça ne m’empêchera pas de regarder Ashes to Ashes cela dit.
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Tagué : angleterre, boulot, humeur, langage, moi, séries
En bon collectionneur maladif, je me devais de vous signaler que le 21 juin prochain aura lieu la seconde journée internationale du T-shirt (naturellement, lancée par Spreadshirt et LaFraise). Vous pouvez même créer votre événement, dans votre ville (un bon coup de pub pour les bars et restaurants qui veulent se faire connaître…).
Donc quoi qu’il arrive, le 21 juin, célébrez l’été en Tee.
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Tagué : geek, illustration, mode, moi
J’ai trois films et deux livres que je n’ai pas encore eu le temps de chroniquer ici. Mais ceux qui voulaient aller au ciné, voici un petit résumé, avant que les films ne disparaissent de l’affiche :
- Un Mariage de Rêve : le titre ne donne pas envie, mais ce film est une perle d’humour anglais. 4 tchiz.
- Star Trek : finalement, assez bon. Suffisamment teinté de l’univers pour plaire aux fans (qui ne courent pas les rues en France) et suffisemment neutre pour plaire à ceux qui sont complètement hermétiques à la série. 3 tchiz.
- Anges et Démons : n’ayant pas lu le livre, je ne donne qu’un avis de spectateur. Pas mal, mais dispensable. 2 tchiz.
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Tagué : ciné