Zep, c’est le mec que j’aurais adoré être. Il a l’air sympa, il est plutôt beau gosse, il fait de la BD, il a du succès, il fait de la musique, il a largement moins du succès qu’avec la BD… Il a créé un personnage qui est devenu culte.
J’adore Titeuf, mais Zep ne se résume pas au blondinet à houpette (pas Tintin…). J’aime cette facette de Zep qui est la version plus «adulte». Lorsque je dis «adulte», ça ne veut pas dire qu’il pert son humour à deux balles, mais plutôt que les blagues sont plus dirigées pour un public adulte. J’ai aimé les Filles électriques, qui m’a replonger dans mes années lycées ; j’ai dévoré l’Enfer des Concerts qui me rappelle les virées concerts et tout le tintouin ; J’ai été captivé par Découpé en tranches qui donne un angle beaucoup plus personnel aux dessins de Philippe Chappuis (alias Zep).
Qu’en est-il lorsqu’il s’attaque au sexe ?
Il en ressort un livre super drôle, sans limite, mais qui ne part pas dans le trash. L’humour est le même, le style est le même. On dirait du Titeuf, vingt ans plus tard. On se demande quand même parfois quelle est la proportion autobiographique dans cette œuvre… !
Plongez-vous dedans et riez avec des tonnes de nichons, d’érections, de poils et d’autres trucs salaces.
Woody Allen est un étrange oiseau. Capable du meilleur comme du pire, il enchaîne les films, pas toujours au même niveau, ni même avec la même qualité. J’avais moyennement apprécié ce qu’il avait fait après Match Point.
C’est donc plutôt avec joie que j’ai découvert cette nouvelle création qui, à vrai dire, sent le vieux !
En effet, on est dans ce que Allen fait de mieux : la comédie de mœurs. Un génie dépité, acariâtre et sarcastique à tendances suicidaire se retrouve à héberger chez lui une jolie jeune fille écervelée, fraîchement débarquée de sa campagne.
Les dialogues fusent et partent dans tous les sens, les situations sont aussi grotesques que cocasses, Woody Allen s’en donne à cœur joie avec ce personnage qu’il aurait très bien pu jouer lui-même.
Mais comme souvent, le film tourne court et finit bien trop vite, avec une conclusion ratée. Dommage. On passe tout de même un très bon moment malgré le côté dispensable de ce film.
Ça y est, je l’ai essayé. Je sais déjà que ce sera mon deuxième vélo (on va tout de même attendre de gagner un peu plus d’argent…). Ça fait plus d’un an que je fantasme dessus, maintenant que je l’ai essayé, je sais que ce sera mon prochain achat tellement c’est l’évolution normale de la réflexion d’un cycliste citadin.
C’est vrai, faire du vélo à Paris amène obligatoirement à un raisonnement selon les utilisations :
Le Vélib’
Son propre vélo
Le vélo pliable
Pour le Vélib’, c’est bon, j’ai un abonnement annuel, j’en fais pour de petits trajets à Paris et en petite couronne. Principaux inconvénients aujourd’hui : l’état des vélos et les bornes pleines lorsqu’on veut poser son Vélib’. Au bout d’un moment, on commence à connaître les bornes libres, mais on n’est jamais à l’abri d’un imprévu et tourner 20 minutes pour poser son vélo fait perdre l’avantage du Vélib’ par rapport au métro.
Prendre son vélo c’est bien. Mais parfois on a besoin de prendre les transports en commun, et là, ça se gâte… Même si certaines plates-formes des RER sont prévues pour les vélos, certains usagers ne se privent pas pour vous engueuler ou vous demander de sortir. C’est surtout très dangereux pour votre visage lorsque votre roue frôle le pantalon blanc de quelqu’un d’un peu colérique… J’ai même déjà réservé un espace vélo dans un train pour descendre dans le Limousin, histoire de me balader librement une fois arrivé. C’était très sympa, mais monter ou descendre son vélo en passant par la porte d’un wagon n’est pas chose facile, ni agréable.
D’où le dernier raisonnement : tout serait plus facile avec un vélo pliable. Mais le vélo pliable c’est souvent moche, pas pratique, long à déplier, lourd, chiant à transporter, etc.
C’est pour ça que je fus emballé le jour où je découvris le Strida au hasard d’une balade sur iTunes U. Imaginé par un designer anglais, le Strida est le premier vélo ayant un pliage simple et funky. En gros, c’est un triangle et on replie les trois branches ; plus comme une poussette-canne qu’un Transformers. Avec moins de 10 kg, 10 secondes pour le plier/déplier et 23 cm d’épaisseur une fois replié, le Strida devient le vélo pliant le plus pratique au monde.
Mais ce n’est pas non plus un demi-vélo. Mark Sanders, le créateur du Strida, l’a voulu performant et intelligent : freins à disque, courroie en kevlar non graissée (donc pas salissante), roues de 16″ minimum, cadre alu garanti à vie… Ça me fait penser un peu à ce que Ken Parker fait avec ses guitares dignes d’une fabrication aéronautique.
À pas moins de 600 € le joujou, j’attendrai encore un peu avant de craquer…
par Hugh Laurie
1996 (2009 pour la version française)
Oui, c’est bien le même Hugh Laurie qui incarne le Dr House à l’écran. Oui, cet homme est multitâche et complètement doué. C’est un excellent comédien (il a vraiment percé mondialement avec House MD, mais il est ultra connu au Royaume-Uni depuis des lustres, notamment pour ses sketches télévisés avec Stephen Fry ou à ses rôles dans la Vipère noire), excellent musicien multi-instrumentiste et chanteur (voir ce qu’il fait avec Band From TV), réalisateur, producteur, il excelle aussi en tant que scénariste et romancier. Il faut savoir qu’il a caché son identité à l’éditeur jusqu’à la sortie de ce roman en 1996, pour ne pas que sa célébrité n’influence quoique ce soit. Il ne sort en France que maintenant, surtout grâce à la notoriété acquise avec House MD.
Parlons donc de ce polar. Le style est, comme on pourrait s’y attendre, direct, tranchant et sarcastique à souhait. On n’a aucun mal à comparer le personnage principal avec Laurie.
L’histoire est surprenante et pleine de rebondissement. On s’y perd parfois si on hache vraiment souvent sa lecture, mais on s’y retrouve au bout d’un moment.
La traduction est assez réussie, mais je conseille à ceux qui le peuvent de se plonger dans la version originale (pas très chère sur Amazon).
Pas grand chose à raconter d’autre sans dévoiler l’intrigue. Donc lisez ce livre si vous aimez House. Lisez-le même si vous n’aimez pas. Na.
… ou comment mettre une claque à tout le monde, et de loin (grâce à des bras extensibles, sans doute) en racontant l’histoire la plus improbable, avec des personnages pas vraiment charismatiques (un vieux et un scout) et des idées saugrenues (chiens qui parlent, maison qui vole,…).
Pixar est, comme à son habitude, un conteur. On se laisse gentiment embarquer par cette histoire de veuf et d’orphelin. Ça commence comme une comédie et ça finit en film d’aventure. Indiana Jones peut aller se rhabiller, Carl Fredericksen prend la relève (ils ont presque le même âge, non ?…).
Comme à mon habitude, j’ai versé ma petite larme. Il faut dire qu’il est difficile de ne pas être touché par la séquence sans parole entre Carl et sa femme.
Quand au débat en voir le film en relief (2€ supplémentaires) ou non. Personnellement, je n’aime pas moins l’une des technologies que l’autre. J’ai vu les deux et je dois dire que les deux ont un intérêt, mais c’est vrai que j’ai plus pensé à la technique des choses en ayant les lunettes sur les yeux que pendant la projection en 2D. À chacun de voir, mais effectivement, la «3D» (le relief en fait) n’est pas indispensable. J’irai tout de même voir Toy Story 1 & 2, qui ressortiront en relief, avant la sortie du 3e opus.
[billet original du 4 août 2008] On se pose la question à chaque fois qu’un film de Pixar sort : où se place-t-il dans le classement des meilleurs films de Pixar. Je vais donner mon classement (qui n’est cependant pas figé), bourré d’ex-æquo. Je remettrai à jour ce billet à chaque nouveau film.
1. Toy Story 1995
1. Toy Story 2 1999
2. Wall•E 2008
3. Les Indestructibles 2004
3. Cars – Quatre roues 2006
3. Là-haut 2009
3. Ratatouille 2007
4. 1001 Pattes 1998
4. Monstres & Cie 2001
4. Le Monde de Némo 2003
NB : Attention, ça ne veut pas dire que je n’ai pas aimé les derniers de la liste : ils reçoivent tous 5 tchizbeurgueurs !
C’est ça de se remettre à bosser, on n’a plus le temps de rien !
Prodigieusement, je viens de pommer mes discours électriques et grace à un applicatif portable, ça me permettra de parfaire mes incohérences verbales dans les transportations en communauté et de regagner les temps ajournés.
D’ici-là, des films en retard, des livres à la bourre et ma future monture…
Du coup, le sens des priorités part à vau-l’eau, on oublie qu’on vit avec la plus formidable des personnes et on met pour le coup toutes les chances de notre côté pour que notre relation parte en eau de boudin !
Je souhaite faire des excuses publiques à toutes les femmes délaissées par des accros aux PlayStations, par des obsédés du composant électronique, par des fanatiques de l’écran ou par des malades de l’ultra-communicabilité. À vous toutes, je demande votre pardon. On est malades, mais on se soigne (en tout cas, moi oui). Et parfois le traitement n’agit pas tout de suite…
Je n’arrive pas à croire que ce sixième Harry Potter ait été pondu par le même réalisateur que le cinquième, tant l’Ordre du Phénix était noir et bourré de suspense et d’action et que ce Prince de Sang-mêlé sent la guimauve et les montées d’hormones.
Cela dit, je n’ai pas été trop déçu. L’ayant vu assez tardivement (tout le monde me l’avait flingué à l’avance) et n’ayant pas lus les livres (oui, je sais…), rien ne m’a vraiment déçu. J’ai même assez ri des péripéties de chacun. J’ai juste toujours autant envie de mettre une claque à Hermione. Autrement je trouve que ça reste dans la lignée des autres films ; les personnages et le style évoluent en même temps qu’Harry prendre de l’âge, et là, on se doute bien à quel stade de l’adolescence il est… ce petit branleur !
Qui dit moins d’action, dit moins d’effets spéciaux. Ce film en semble presque dénué (sauf la scène d’introduction où le générateur de particules tourne à plein régime). Ça m’a limite fait penser au dernier Batman qui se targuait de se passer dans un monde plus réaliste. C’est dommage, c’est le côté visuel de la magie qui nous plaisait bien. On verra comment ça se terminera avec les Reliques de la Mort qui a été découpé en deux films.